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Interview Hermano


Maxime, le 02/12/2008
On peut diviser les interviews en trois grands types, selon les profils des interviewés : celles où l’on suit un groupe émergent sur la foi d’un album qui nous a titillé l’oreille, le gros événement sur lequel on se jette plus par soucis d’appâter le plus grand nombre de lecteurs que par goût personnel (exemple type dans ces colonnes : Marilyn Manson), et enfin ceux qu’on a toujours rêvé de rencontrer, à tel point que quand l’opportunité se présente, on en viendrait presque à baiser les pieds du contact promo qui nous a donné la chance de nous entretenir quelques minutes avec eux. Hermano fait certainement partie de cette dernière catégorie. Parce que John Garcia, évidemment. Parce que la découverte de l’œuvre du groupe qu’il co-fonda à ses 16 printemps (Kyuss) nous a plongé tête la première dans tout un univers qui était jusqu’alors inconnu pour nous. Parce que, aussi, Unida, et du trop souvent oublié car trop éphémère Slo Burn, qui entretinrent la stature de cette légende vivante de l’undergound américain. photos : Moonlight666


Est-ce plutôt le pseudo-journaliste ou la groupie de base qui se rend alors au Trabendo en cette fin d’après-midi de novembre ? Difficile à dire. Nos estimables collègues de la toile sont en tout cas dans un état d’esprit identique. Personne n’arrive encore à croire qu’il va rencontrer John Allrrrrrrrrright-ta Garcia dans quelques minutes. Chacun a préparé ses munitions : des piles de cd et de vinyles attendent la sainte signature de sa majesté du désert. Sauf l’envoyé spécial d’albumrock qui, prévenu au dernier moment de l’interview, s’y rend les mains vides. Mais après tout, avoir arraché le vinyle original de Slo Burn pour près de 150 euros ou celui du premier album d’Unida pour une bouchée de pain quelques années auparavant sur un site américain qui ignorait la valeur de la pépite qu’il refourguait constituent une à eux seuls un trésor de guerre suffisant, à tel point qu’un autographe semblerait superfétatoire. Et puis ça enlaidit les pochettes. D’ailleurs, un de nos camarades lance comme une boutade ce qui résume pourtant assez bien l’humeur générale : "Moi, l’interview au fond je m’en fous, je viens me faire signer mes skeuds avant tout !"

C’est se montrer toutefois injuste face à ce terrible commando de riffeurs qu’est Hermano. Bien plus qu’un pis-aller luxueux, puisqu’il compte tout de même en son sein Dandy Orquesta Del Desierto Brown et Dave Supafuzz Angström. Pas de la petite bibine, on en conviendra. Et puis on ne viendra pas vraiment remettre en question la haute qualité de Only A Suggestion, Dare I Say et de Into The Exam Room, trois disques de binaire torride, farcis de lourds exercices de desert rock fumant et de plages plus éthérées sur lesquelles la voix de Garcia fait à nouveau merveille. D’accord, on s’éloigne de plus en plus du Kyuss sound pur jus (de cactus), mais ça reste encore plus que pertinent. Largement pour interviewer John Garcia dans sa posture de frontman de Hermano plutôt qu’icône du stoner rock (ce qu’il reste par ailleurs, qu’il le veuille ou non).

En tout cas, cette ambiance chaleureuse retombe rapidement. On apprend vite que les entrevues individuelles s’annulent les unes après les autres. Dans un ultime élan, on propose une interview collective. Vendu, après une rapide session photo pour Rock Hard, voilà quatre rédacteurs, un camera-man et Pierre, le guitariste d’Alcohsonic, groupe managé par Iro de Destination Rock, prêts à se rendre dans le tour bus. A l’entrée, le manager, sorte de Dave Angström de 10 ans et 20 kilos de plus, toise d’un œil mauvais l’équipage, tel un cerbère suspicieux. Il faudra toute la force diplomatique de notre contact pour pénétrer dans les lieux. Le bus se divise en deux parties : à gauche quelques marches menant aux couchettes, à droite, une cafetière, un petit lavabo, micro-ondes, frigo garni de Red Bulls et de Corona, écran plat, table et banquettes forment le salon roulant dans lequel on s’entasse. Nous rejoignent rapidement Dandy Brown (basse), Chris Leathers (batterie) et Mike Callahan (seconde guitare). Dave Angström fait une courte apparition pour nous proposer des chewing-gums puis repart aussi sec. Un ange passe pendant que l’on attend Garcia. Après 10 minutes interminables, il délaisse pour un temps sa ravissante épouse embarquée sur les routes avec lui pour se joindre au reste des troupes. Semblant au départ peu ravi de voir les lieux envahis d’inconnus, il se détend néanmoins peu à peu et se laisse aller au jeu des autographes en attendant qu’Angström ferme la marche. Le chanteur découvre avec un air circonspect le vinyle pirate qu’on lui temps (l’EP de Slo Burn sur une face, un live de Kyuss sur l’autre, soit n’importe quoi vendu dans un package immonde, "encore une merde qu’on se fait sur le dos de mon pote Frank Kozic" lâche-t-il entre les dents) ainsi qu’un repressage sauvage de l’EP Sons Of Kyuss (avec quelques titres live captés de concerts donnés trois ans plus tard, soit encore une fois n’importe quoi) qu’il consent malgré tout à signer avec un petit souffle de dépit. Dave Angström ne complètera finalement pas l’équipage, préférant opérer un passage éclair où il apparaît en slip sous les rires de la cantonade. La batterie de questions rapidement rassemblées pour donner un semblant de cohérence peut alors résonner dans nos magnétos, quelques heures avant le meilleur concert qu’ait jamais donné Hermano dans notre capitale.


"PAS OBLIGES DE SE VOIR, PAS OBLIGES DE SE HAÏR"


Maxime (Albumrock) : Première question que beaucoup de personnes doivent vous poser en ce moment : que pensez-vous de votre nouveau président ?
Dandy Brown (basse) :
C'est cool qu'il ait été élu. Je pense qu'il était temps que les choses changent quand on voit ce qui arrive dans notre pays. Il est plus jeune que les autres, il semble avoir de bonnes idées donc... j'ai hâte d'y être. Je pense qu'il représente une nouvelle énergie, une nouvelle attitude... je pense que les deux candidats étaient suffisamment qualifiés pour faire le boulot mais leurs attitudes sont différentes. Il semble davantage prêt à aider les gens, et je pense qu'ils en ont besoin en ce moment. Il y a eu pas mal de merdes durant les dernières années...

Maxime : Du coup, pensez-vous que vous auriez pu écrire des chansons comme "Cowboy Suck" et "Angry American" aujourd'hui, avec ce nouveau contexte politique ?
Mike Callahan (guitare) :
Laisse-nous un an! (rire général). Une fois une année écoulée nous verrons.

Maxime : Cela fait dix ans qu'Hermano existe. Pensiez-vous à l'époque que vous seriez encore là aujourd'hui ?
Dandy Brown :
Non mec, je dis sans arrêt que je n'avais jamais imaginé que nous irions aussi loin. D'un autre côté c'est le genre de groupe que je ne vois pas vraiment arrêter au sens strict car tout est déjà tellement relax et tellement dépourvu de notion d'effort que nous ne parlons jamais de lâcher l'affaire. Mais je n'imaginais pas que nous irions plus loin que les premières démos que nous avons enregistrées... nous n'avions pas du tout l'intention de pousser le truc plus loin, tout s'est juste enchaîné tout seul. Et ça dure comme ça depuis.

Maxime : Et comment expliques-tu cette longévité ? Est-elle dû à l'équilibre que vous avez trouvé entre le groupe, votre vie de famille et vos boulots ?
Chris Leathers (batterie) :
Pour moi, c'est exactement ça.
Dandy Brown : Je pense que c'est ça pour chacun d'entre nous. Hermano ne suit pas le modèle des groupes habituels, c'est une entité propre. La somme de temps que nous devons y investir, la manière dont nous pouvons l'équilibrer avec nos familles... je pense vraiment que ça l'a fait vivre plus longtemps. De plus nous n'avons jamais l'obligation de nous voir, donc nous n'avons pas à nous haïr (rires). Pas de répétitions trois fois par semaine... nous sommes de très bons amis et je pense que nous le serions même si nous étions obligés de nous voir trois fois par semaine, mais du coup quand nous nous retrouvons l'amitié ressurgit. Et c'est une telle explosion, je pense que l'énergie vient de cette nature spéciale, du fait que nous ne nous réunissions que quelques semaines par an... je ne sais pas. Je pense que nous nous éclatons vraiment ensemble mais si nous étions ensemble plus souvent... je ne sais pas ce que ça donnerait.

"MON ALBUM PREFERE"


Iro22 (Destination Rock) : C'est super de revoir Hermano sur nos terres, un an après votre dernière date parisienne. Quoi de neuf depuis votre concert au Nouveau Casino ?
(silence) John Garcia (chant) :
Rien (rire général). Bon, Dandy, quoi de nouveau chez toi depuis que nous avons joué au Nouveau Casino ?
Dandy Brown : Mes gamins ont grandi. Ma vie, nos vies à tous ont évolué au fur et à mesure que nous la traversons, que ce soit en marchant, en rampant ou autre. Tout change, la vie change à chaque minute. Toi tu vas te marier...
Mike Callahan : Oui, en janvier, voilà un truc nouveau... les enfants qui grandissent...
Dandy Brown : Je suis toujours prof, John bosse toujours avec des animaux, Chris et Mike mènent toujours leur barque.
Chris Leathers : Personne n'est en désintox... enfin, pas encore.

Iro 22 : Quelle est votre opinion concernant ...Into the Exam Room un an après sa sortie ?
Mike Callahan :
Je pense toujours que c'est le meilleur que nous avons sorti, et de loin. Je l'écoute encore avec grand plaisir et ça veut dire beaucoup. Je pense que beaucoup des albums que j'ai enregistrés, et je pense que c'est valable pour les autres aussi... je ne prends pas de plaisir à m'asseoir et les écouter, alors que celui-là, après un an, si.
Dandy Brown : Il sonne toujours frais à mes oreille aussi. Je ne le sors pas très souvent par contre, c'est surtout quelques semaines avant de partir en tournée. Là je l'écoute beaucoup histoire de me souvenir des chansons (rires). J'écoute énormément de choses tu sais, j'ai une énorme collection de musique éclectique. Me passer un album d'Hermano sans arrêt, ce n'est pas vraiment mon truc.

Iro22 : Quel était le sens de ce titre d'album ?
Dandy Brown :
Mmmh... John, tu veux répondre à celle-là ?
John Garcia : Ce disque... non seulement je suis complètement d'accord avec ce qu'a dit Mike Callahan concernant le fait que c'est notre meilleur album, mais nous avons effectivement beaucoup de liberté dans ce groupe pour exprimer notre propre vision artistique. C'est un disque très chargé en émotion pour moi, j'ai mis plus de moi-même dans les choses que j'y ai chantées que sur ce que j'ai pu faire par le passé. Donc cette idée de la salle d'examen, c'était de s'examiner soi-même, de creuser profond, au-delà de la chair et d'atteindre le coeur. Il n'y a qu'un seul endroit où ça se produit : chez le docteur, quand il examine tes poumons, ton coeur et s'assure que tu vas bien. On te fait une prise de sang, tu vas en salle d'examen... pour moi ce disque était un très bon regard porté sur moi-même et ce que je traversais à ce moment-là. C'est ce qu'il signifie pour moi, comme j'ai dit il est chargé d'énormément d'émotions... c'est mon album préféré, parmi tous ceux que j'ai pu enregistrer avec n'importe quel groupe. Il dit beaucoup de choses, c'est un regard pur porté sur moi-même.

Dr. Gonzo (Les Eternels) : Vous aviez enregistré Dare I Say... disséminés sur le territoire américain. Avez-vous enregistré ...Into The Exam Room de cette manière ?
Dandy Brown :
Exactement, de la même manière. Nous vivons si loin les uns des autres, c'est techniquement impossible pour nous de répéter deux fois par semaine, une fois par semaine ou même une fois par mois. Donc une grande part de la musique que nous faisons et écrivons ensemble est créée en nous envoyant des DVDs des fichiers les uns aux autres. Nous ajoutons des pistes, nous les réenregistrons, nous ajoutons des idées, tel arrangement pour telle partie... et les chansons se créent ainsi. Nous composons constamment de la musique, tous, sans arrêt. J'en parlais à quelqu'un hier soir qui me demandait si nous avions du nouveau matériel sous la main, si nous allions faire un nouvel album... nous avons des tonnes de riffs dans nos placards attendent juste que les conditions soient réunies. C'est toujours une histoire de trouver la bonne occasion pour que le groupe se rassembler, d'avoir le temps, de planifier, de faire un album ensemble. Mais le flot de création ne se tarit jamais, et c'est comme ça que les chansons se font.

Iro22 : La chanson qui ouvre l'album, "Kentucky", se termine par le thème célèbre de banjo de Délivrance. Pourquoi ?
Dandy Brown :
Délivrance est un film fabuleux, et c'est aussi un roman fabuleux. Je ne sais pas si tu as lu le roman de Dickey, il est vraiment supérieur au film, même si John Boorman a aussi fait du bon boulot... et j'ai perdu la question.

Iro22 : La partie de banjo...
John Garcia :
C'est juste Dave qui faisait l'imbécile. Je ne pense pas qu'il savait que ça finirait sur le disque.

"GIRLS JUST WANNA HAVE FUN"


Maxime : Quand vous êtes venus en Europe l'an dernier, ...Into the Exam Room n'était pas encore disponible aux USA. Comment le public américain a-t-il réagi à cet album ?
Chris Leathers :
Quel public américain ? (rire général)
Dandy Brown : Je ne sais vraiment pas si nous avons un public américain. Nous ne jouons pas beaucoup là-bas. On en revient à cette histoire de saisir les opportunités : quand nous avons l'occasion de nous réunir, ce qui n'arrive pas souvent car nos priorités dans la vie sont nos familles et nos foyers, donc le groupe devient de fait le truc que nous faisons en plus... C'est important : nous adorons ce que nous faisons avec ce groupe mais quand on fait les comptes c'est la vie de famille qui importe le plus. Mes enfants, voilà ce qui compte. Je veux être là pour eux la plupart du temps. Ce n'est pas comme si on ne nous avait pas fait des offres pour être musiciens à temps plein, mais quand on y pense, passer huit mois sur la route loin de ses enfants... c'est beaucoup de temps qui saute. Ils grandissent très vite, je ne veux pas rater ça et je suis sûr que Dave, John ou Chris ne le veulent pas non plus. Nous attendons toujours que Mike en fasse un (rires) mais... j'ai encore perdu la question.

Dr.Gonzo : Ce n'est pas frustrant de devoir venir si loin, en Europe, alors que dans ton propre pays...
Dandy Brown : (le coupant)
Je ne pense pas, pas du tout. On en revient encore aux occasions qui se présentent : l'opportunité de partir en tournée, c'est beaucoup plus décalé et amusant pour nous d'aller dans un endroit que nous n'avons jamais vu. Avec ma famille nous avons fait du camping partout en Amérique, nous avons traversé les USA dans les deux sens et je me suis éclaté. J'ai dû faire ce genre de traversée en voiture de l'Amérique, je ne sais pas... dix fois. Mais je n'ai pas traversé l'Europe en voiture, je n'ai jamais vu la plupart des endroits d'ici, donc c'est bien mieux pour moi.
John Garcia : Pour nous tous, je pense. C'est beaucoup plus intéressant de venir ici pour nous, c'est bien plus fun.
Chris Leathers : Nous avons tous roulé notre bosse ici et là : tout le monde a fait partie d'autre groupes et a tourné dans notre pays... pourquoi le refaire ? Venons plutôt ici.

Maxime : Y'a-t-il des surprises sur la tournée ? Des reprises ?
Chris Leathers :
Il y en aura ce soir mec (rires), on reprendra même du Panics peut-être.
(à ce moment-là David Angstrom, guitariste, débarque uniquement vêtu d'un slip rouge et d'un chapeau de cow-boy)
Chris Leathers : Ben voilà. David en slip, ce sera ça la suprise ! (rire général)
Dandy Brown : A ce sujet et comme je l'ai déjà dit, nous avons beaucoup de choses sous le coude, du matériel que nous avons composé. Mais sur cette tournée nous jouons des titres de nos trois premiers albums, toute la musique vient d'eux. Nous nous sommes concentrés là-dessus jusqu'à présent.

Dr Gonzo : Sur votre MySpace il y a quelques mois, il y avait ce message demandant quelle reprises les gens aimeraient que vous jouiez. Il y a eu une centaine de réponse, mais je ne sais pas si vous étiez au courant...
Dandy Brown :
Non... qu'est-ce qu'ils ont mis ?
John Garcia : Comme ça on va pouvoir les travailler ici, en vingt minutes.

Dr Gonzo : Du Kyuss, des Stooges, The Cult, Queens... beaucoup de réponses. Tout MySpace a donné son avis : "vous devriez jouer telle ou telle chanson"...
Dandy Brown :
Je ne passe pas beaucoup de temps à consulter MySpace ou même notre site web, donc je ne suis vraiment pas au courant.
John Garcia : On pourrait jouer du Lauper.
Dandy Brown : Oui, du Cindy Lauper ! Ca serait cool. (rire général)
John Garcia : Ca, ça serait une surprise.
Dandy Brown : Ca en serait une. Pour moi aussi. "Girls Just Wanna Have Fun"... (rire général)

"LES PRIORITES CHANGENT"


Iro22 : Question pour toi John : tu es connu pour avoir fait partie de plusieurs projets de rock stoner depuis 1995, mais en as-tu aujourd'hui en dehors d'Hermano ? Quid de ton album solo ?
John Garcia :
Non... je fais des trucs avec des amis, différents musiciens, des jams, mais rien de concret. Concernant mon album solo, ça reste un projet en cours. J'aurais voulu qu'il soit déjà sorti mais je n'ai pas eu le temps de travailler dessus donc ça va encore prendre un certain temps. Hermano est plus ou moins le seul truc pour lequel j'ai du temps en dehors de ma vie de famille : je n'ai pratiquement pas de temps libre à cause de mon boulot, et quand j'en ai j'ai envie de le passer en famille. Et tout le reste part dans Hermano, donc...
Dandy Brown : Quand on vieillit, les priorités changent (rire général).

Dr Gonzo : J'étais censé faire l'interview avec toi à la base, donc je vais continuer de te poser des questions : que penses-tu de la musique de Brant Bjork et Nick Oliveri ?
John Garcia :
Je garde un oeil sur ce que fait Brant...

Dr Gonzo : Il a sorti un nouvel album en mai je crois, je voulais avoir ton avis...
John Garcia :
C'était quoi déjà ce disque acoustique que Nick a sorti il y a un an et demi ou deux ans ? C'est un de mes albums préférés, il doit être dans mon top 10 de tous les temps. Ce type est énorme, et Brant Bjork aussi. Ces types sont des compositeurs talentueux, ça ne fait pas l'ombre d'un doute. J'ai joué avec eux tellement d'années... c'est assez difficile de ne pas aimer leur style car on s'habitue à ce genre de trucs. Pour moi c'est de la très bonne musique, bien sûr.

Iro22 : Parlons de la scène française, qui est en pleine effervescence... connaissez-vous quelques groupes stoner français ?
Dandy Brown :
Je ne suis pas très au courant de ce qui se passe dans la scène rock française pour être honnête.

Iro22 : Il y a les Rescue Rangers avec qui vous allez jouer ce soir, Loading Data...
Dandy Brown :
Ah oui ! Okay !

Iro22 : Oui, ils sont français.
Dandy Brown :
Ce sont des types très sympas et ils jouent de la bonne musique. Ce sont de bons groupes, pas de doute. Je ne pense pas que leur musique soit vraiment distribuée chez nous, je sais qu'ils ne passent pas vraiment à la radio... Je ne pense pas que beaucoup de monde aux Etats-Unis s'y connaisse en rock français, vraiment pas.

Iro22 : Il faut venir en France...
Dandy Brown :
Oui... j'aimerais pouvoir venir plus souvent et découvrir des groupes de rock français, je suis sûr que certains sont très bons. Mais le bouche à oreille ne fonctionne pas vraiment, je pense que c'est avant tout une histoire de promotion.



Interview réalisée en collaboration avec :
Iro 22 de Destination Rock
Dr Gonzo des Eternels
et Spirit Of Metal
Merci à eux pour ce beau moment rock'n'roll ainsi qu'à Philippe d'Innovative

L'interview en vidéo sur Les Eternels
Hermano sur Albumrock
http://www.myspace.com/hermanorocks
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