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Interview Addictive TV


Maxime, le 25/04/2012
Le mash-up est devenu une réalité de la musique actuelle. Voilà qui n'apprendra rien à ceux qui se fracassent les cervicales depuis une bonne décennie sur les bootlegs infernaux débités par Radio Soulwax ou qui affectionnent les cadavres exquis concoctés par DJ Zebra. Pourtant, beaucoup ignorent encore que des petits malins s'échinent depuis des années à joindre l'image au son. Tel est le sacerdoce de la scène VJ (pour Video Jockey), qui depuis la fin des eighties pioche dans le généreux corpus du cinéma, de la télévision et des nouvelles images pour proposer des shows audio-visuels bâtards et délurés, avec la même voracité jouissive que leurs cousins DJ et l'ambition synesthésique de leurs aînés, de Pink Floyd au Plastic Inevitable d'Andy Warhol. Née dans la moiteur des clubs électro, la pratique a progressivement étendu sa diaspora. Désormais le Veejaying connait de multiples déclinaisons, de la plus banale à la plus arty, les postures et les propositions s'amoncellent. Pour aiguiller le rockeur en mal de sensations fortes, orphelin du Big Beat et rétif à l'électro-rock mollasson ambiant, on s'est dépêché auprès de Graham Daniels (chauve et sympathique fondateur originel) et Mark Vidler (et ses impassibles saillies cockney), AKA Addictive TV, duo de remixeurs passés maîtres dans l'art de forger une rythmique à partir de bastons hollywoodiennes et d'emboîter les riffs comme des briques Lego. Actif depuis 20 ans, les londoniens sont passés maître dans l'art du remix audio-vidéo, fusillant les rétines et déboitant les chevilles partout sur la planète, et se voient régulièrement cité parmi les VJ les plus réputés de la scène mondiale. Rencontre avec ces hybrideurs du troisième type.


Quel était votre background avant de fonder Addictive TV ? Est-ce que vous venez plutôt de la musique ou de la vidéo ?
Graham Daniels :
On vient de différents milieux. Dans mon cas, plutôt le cinéma et la télévision. J'ai été assistant réal, j'ai fait du montage, j'ai bossé dans la publicité... Et puis j'ai commencé à mixer des images sur mon temps libre, sans la pression d'une équipe télé. C'est très libérateur quand tu es le seul maître à bord.
Mark Vidler : De mon côté, je viens plutôt de la musique. Je jouais dans un groupe à la fin des années 80/début des années 90 et j'ai très vite été dégouté par tout le cirque du music business, le management à supporter, le défilé des singles... Au même moment la culture du mash-up explosait, ça te donnait la possibilité de créer sans dépendre de l'industrie. Je me suis lancé là-dedans à fond.

Addictive TV est né au début des années 90. Qu'est-ce que c'était au départ ?
Graham :
A la base, c'était juste le nom de la boîte que j'avais lancé avec Nick Clarke pour produire nos programmes. Depuis le début, j'avais toujours envie d'exporter la pratique du mix audio-vidéo des clubs vers la télévision, ce qui n'avait jamais été fait auparavant. On a créé une série de programmes pour Channel 4 qui s'appelait Transambient autour de 1998/99, suivi à partir des années 2000 de la série des Mixmasters qui a été diffusée sur ITV1 pendant 5 ans. Quand on y repense, c'était quand même incroyable que de tels programmes aient été acceptés sur des chaînes si populaires en Angleterre ! Et même si ça fait plusieurs années que nous n'évoluons plus sur les networks, on n'a jamais voulu changer de nom, parce qu'il est chargé d'histoire et définit au final plutôt bien ce qu'on fait.

Au même moment, au milieu des années 90, des artistes comme Coldcut ou Hexstatic se sont attelés au mix audio-vidéo, au point de développer leurs propres outils (le software Vjamm, actuellement utilisé par Addictive TV). Vous ont-ils inspiré ?
Graham :
Non. A vrai dire, quand j'ai commencé, je ne les connaissais pas du tout. C'est à force de me faire entendre dire que ce qu'on faisait ressemblait à leurs mix que je me suis intéressé à eux. Mais à l'époque, on avait déjà quelques années de pratique derrière nous, on avait déjà bâti notre propre univers, donc on ne s'est jamais directement inspiré de toute la galaxie Ninja Tune.
Mark : Si j'ai été fan de Coldcut, c'était bien avant qu'ils se mettent à la vidéo, durant les années 80/début des années 90. Leur mélange de hip-hop, de jazz et de tas d'autres musiques était très en avance sur leur temps. Leur maxi "Beats & Pieces" (1987) a été un vrai choc à l'époque. Mais ils ont dégringolé par la suite. Quand l'album Let Us Play! (paru en 1997 avec le mix audio-vidéo "Timber" et son fameux solo de tronçonneuse) est sorti, ils étaient déjà finis pour moi...
Graham : Si je devais citer des influences, ça serait plutôt le collectif allemand Bauhouse qui a explosé au milieu des années 90 en recyclant des films et des pubs, et aussi Emergency Broadcast Network, qui avaient commencé plus tôt dans la décennie. J'ai d'ailleurs eu la chance de les rencontrer par hasard quelques années plus tard et de travailler avec eux.



Le line-up d'Addictive TV a beaucoup évolué avec le temps mais s'est stabilisé avec l'arrivée de Mark il y a quelques années. Comment s'est passé la rencontre ?
Mark :
EMI m'avait demandé de réaliser un mash-up pour la sortie d'un best of de Blondie en 2005 (Blondie vs The Doors : "Rapture Riders"). Ils ont tellement aimé le résultat qu'ils ont voulu le sortir en single, et donc réaliser un clip pour le supporter. C'est là que j'ai rencontré Graham. Il nous a fallu deux douloureuses années pour débloquer les droits de ce bootleg, mais ça m'a permis d'intégrer Addictive TV au final.

Comment décrivez-vous ce que vous faites ? Est-ce que le terme Veejaying vous convient ?
Graham :
On se définit comme des artistes audio-visuels ou comme des DJ audio-visuels, Dj AV s'il y a besoin d'abréviations... On n'aime pas trop le terme VJ. Pour nous ça couvre quelque chose de très spécifique, c'est quelqu'un qui mixe en direct des visuels, en accompagnant un DJ.
Mark : On fait beaucoup plus que ça puisqu'on produit nous-même l'image et la musique en même temps.
Graham : On est plus des DJ producers que des VJ, ou bien tu peux parler de VJ producers si tu tiens absolument à conserver le terme ! (rires) Et puis on n'aime pas être mis dans le même lot que tout ces VJ produisant des kilomètres de visuels qui se ressemblent tous au final, des images fractales, des bulles multicolores, ce genre de fonds d'écran standards sélectionnés et balancés au hasard. On ne se base pas que sur la rythmique ou le sample, on produit des oeuvres très narratives. Même quand on mixe une scène ou un film en particulier, on essaie de raconter quelque chose.


Comment fonctionne votre processus créatif ? Vu votre background, y'a-t-il quelqu'un qui s'occupe spécifiquement des images et l'autre de la musique ?
Mark :
C'est d'abord beaucoup, beaucoup de café et beaucoup de cigarettes, des heures passées à jeter des idées, suivre des intuitions, à regarder des clips, des films, des émissions qui nous inspirent...
Graham : On bosse exactement comme le ferait un groupe de musique, comme quand un guitariste arrive un refrain, l'autre avec un riff et qu'ils combinent ça ensemble. C'est comme ça qu'on a procédé pour le remix des films de super-héros. En les regardant, j'avais accroché sur les effets sonores des scènes d'action, ça m'a inspiré une bribe de motif musical. J'ai présenté ça à Mark. Lui a trouvé un squelette de rythmique en matant des séquences de baston des Batman. C'était parti ! On compose comme des songwriters, sauf qu'on pense en même temps à l'image. Ce qui pose parfois problème, parce qu'on peut trouver une super musique, mais pas l'image qui l'accompagne. Par exemple, pour le set de ce soir, on a voulu améliorer notre remix d'un clip de Kate Bush ("Wuthering Heights") mais il manquait quelque chose visuellement, et on l'a trouvé avec les séquences du boucher de Delicatessen, celles où il aiguise son couteau, ça fait un super son et un super contre-champ au regard halluciné de Kate Bush.
Mark : Ce n'est pas juste de l'audio et la vidéo bêtement collés ensemble, il faut qu'ils se fondent harmonieusement et racontent quelque chose. Si on trouve un sample audio super, mais pas le support vidéo terrible, on l'abandonnera, parce qu'on pense constamment à l'impact que ça aura sur le public, il faut que ça ait du sens.



Vos remix couvrent beaucoup de genres, du blockbuster à la série B, voire Z, en passant par les grands classiques. Comment choisissez-vous le film que vous allez remixer ?
Graham :
Il n'y a pas vraiment de schéma particulier. Ça peut être une idée jetée en l'air par l'un et reprise au bond par l'autre.
Mark : Et pas forcément un film que l'on apprécie particulièrement, parce que c'est pas évident de condenser un film qu'on adore en 4 minutes. Par exemple, j'adorerais faire quelque chose avec La Planète des singes, le film original, j'ai envie de mettre en relation la figure de Charlton Heston avec des images de flingues. Mais je n'ai pas encore trouvé la bonne manière de le faire, et je n'ai pas envie de le défigurer.
Graham : On aimerait aussi s'attaquer à Brazil, mais c'est un film si compliqué. C'est à chaque fois un défi, et on n'est pas toujours sûr de réussir. Mais l'inspiration vient parfois soudainement, et tout se débloque, comme pour Le Labyrinthe de Pan, qui était également un film difficile à remixer.

Donc votre point de départ est toujours visuel ?
Graham :
Pas toujours. On a fait un mix dans lequel on combine des bouts de riffs de Jimi Hendrix, Slash, Richie Blackmore... C'est une idée qui nous est venue il y a longtemps, à partir d'un concert de Queen. On a mis pas mal de temps à l'élaborer celui-là. Et puis de l'autre côté, il y a des genres musicaux sur lesquels il n'est pas facile de travailler, des genres pourris comme la country...
Mark : Arrête, il y a de bonnes choses dans la country ! Gram Parsons et les Flying Burritos quand même !

Vous êtes Anglais, vous avez l'embarras du choix sur le plan musical tout de même. Pas comme en France...
Graham :
Mais non ! Vous avez Johnny Hallyday, Sacha Distel ! Plus sérieusement, des artistes comme Serge Gainsbourg sont fantastiques. On a remixé un de ses morceaux avec grand plaisir.
Mark : Et puis on a des groupes pourris aussi, comme Coldplay. Ne me lance pas trop sur eux d'ailleurs...



Est-ce que c'est plus facile qu'avant de clearer les droits des samples que vous utilisez ?
Graham :
Question suivante ! (rires) On a exactement les mêmes problèmes que pour les DJ qui réalisent des mash-ups et des bootlegs.
Mark : Tout ça est une belle hypocrisie. Ça fait 10 ans maintenant que les mash-ups ont explosé, notamment avec des types comme les 2 Many DJ's. Le remix est une pratique qui s'est répandue partout. J'ai mis quelques uns de mes mash-ups sur mon site et les groupes eux-mêmes sont venus me féliciter. On m'envoie même des morceaux en version a-capella pour pouvoir mieux les remixer. Au final les artistes savent bien que ça les aide plus que ça ne les dessert.
Graham : Disons que les choses évoluent progressivement. De toute façon avec l'avènement de You Tube, des millions de personnes se réapproprient les films et les détournent à leur manière, c'est le sens de l'histoire, on ne peut rien faire contre. Actuellement le gouvernement anglais réfléchit à une législation rendant légale l'utilisation de samples tirés d'oeuvres copyrightées tant qu'on ne les diffuse pas sur un support physique sans autorisation et qu'on cherche à en faire un commerce. Certains pontes des studios hollywoodiens ont compris que le remix pouvait être un fantastique outil de promotion. On leur a envoyé notre remix de Star Trek et les gars de la Paramount ont apprécié, ils nous ont complimenté sur notre utilisation des effets sonores.

Dans le même ordre d'idée, vous avez remixé Iron Man à la demande des studios. C'est pas trop contraignant le travail de commande ?
Graham :
Aucun problème, tant que ça nous amuse, ça nous va. On ne subit aucune pression.


Vos remix peuvent être à la fois sidérants visuellement et très entrainants musicalement. Si bien qu'en live, on se demande parfois s'il faut danser ou se contenter de regarder. Quel type d'impact voulez-vous exercer sur le public ?
Graham :
On n'a jamais eu d'attente précise de ce côté. Ça dépend pas mal du lieu dans lequel on joue : dans un musée ou un espace artistique, les gens auront fatalement moins tendance à danser qu'en club. Qu'on danse ou qu'on se contente d'apprécier les images, tout nous va de toute façon. Mais jamais on se dit à l'avance : "là il faut les faire danser, là il faut qu'ils se focalisent sur l'écran..." On se laisse guider par nos créations.

Grande question actuelle : est-ce que vous êtes des geeks ? Est-ce que les nouveaux gadgets technologiques vous intéressent, la 3D par exemple ?
Graham :
J'en suis pas vraiment fan. Récemment j'ai lu les résultats d'un sondage où les Anglais considéraient majoritairement la 3D comme un gadget. Ça me fait penser aux années 80, à l'époque on voyait des films comme Blade Runner où des types se parlaient via des visiophones et on se disait "Ouah c'est comme ça qu'on communiquera dans le futur !" Finalement, maintenant que la technologie le permettrait, ça ne se fait pas parce que ça n'intéresse plus les gens. Je pense que c'est la même chose avec la 3D, je ne pense pas que tout le monde ait envie de voir la télé ou le cinéma en 3D. L'image est plus sombre, ça donne mal au crâne. Peut-être faut-il attendre l'étape suivante, où on pourra regarder la 3D sans lunettes. Pour tout dire, on s'intéresse plutôt à la HD à l'heure actuelle.



Quelle part prend l'improvisation dans votre travail en live ?
Graham :
La même que pour un DJ. On a un set très préparé qu'on module en fonction de la réaction des gens. S'ils aiment une séquence, on la prolonge, on change les séquences qu'on a prévues en fonction de l'ambiance. On fait évoluer le set en permanence.

Votre travail peut faire penser à ce qui a été développé il y a plusieurs années par certains artistes vidéo et autres grandes figures du cinéma expérimental et du found footage. Est-ce que vous vous revendiquez comme des disciples lointains de Nam June Paik ou Martin Arnold ?
Graham :
Pas vraiment. Là encore, il arrive souvent qu'on nous dise, "Hey, ce que vous faites ressemble beaucoup aux créations de tel ou tel artiste", mais la plupart du temps, on n'en a jamais entendu parler. On travaille dans notre petite bulle, on ne fréquente pas beaucoup les expositions d'art contemporain ou les installations multimédia. On sait bien que la pratique du multi-écran n'est pas nouvelle et qu'elle a été utilisé de nombreuses années avant, mais tout le monde est inspiré par quelque chose qui l'a précédé. Nos influences sont plus subliminales que vraiment réfléchies et revendiquées.
Mark : On ne veut pas trop sombrer dans la copie simpliste de ce que d'autres ont déjà fait, c'est le grand tort de l'époque. On essaie de rester focalisé sur notre propre vision.
Graham : On reçoit pas mal de mails d'universitaires de partout sur la planète, du Guatemala au Brésil, en passant par la Turquie, qui parlent de notre travail et le partagent avec des étudiants. On écrit des mémoires sur nos travaux, plein de gens réfléchissent dans tous les sens sur ce qu'on fait. On se demande ce qu'ils peuvent bien trouver à en dire ! (rires) C'est assez étrange et en même temps très gratifiant.

Ces dix dernières années, on a vu le Vjing sortir progressivement des clubs pour se frayer dans des espaces plus nobles, comme les musées d'art contemporains puisque vous vous êtes vous-même produits à Beaubourg. Que pensez-vous de cette évolution ?
Graham :
Je trouve ça super. La musique électro et tout ce qui l'entoure ne devrait pas être réservée aux clubs ou aux festivals spécialisés.
Mark : On a la chance, avec nos mix AV, d'être assez crossover, on se situe entre le cinéma, l'art contemporain, le numérique, la musique... donc on peut se produire dans des lieux différents, devant des gens différents et côtoyer des tas d'artistes auxquels on n'aurait pas eu accès si on était restés dans notre coin.



Comment voyez-vous évoluer le Vjing ? Vers une forme autonome ?
Graham :
Oui, car ce n'est pas tout à fait de la musique, ni tout à fait de la vidéo. C'est une discipline en elle-même, même si elle n'est pas encore complètement reconnue à l'heure actuelle. Si c'était le cas, il n'y aurait plus de gens qui viennent nous voir en nous disant "C'est la première fois que je vois ce genre de truc !" Ce qui nous arrive encore fréquemment.
Mark : Le mouvement n'est pas tout à fait mature. Il n'a pas encore atteint sa majorité, il est encore ado. Il peut sortir aller faire un tour, mais il doit rentrer chez sa mère pour le souper.

Pourtant il suffit de deux coups de clic sur You Tube pour se retrouver face à des tonnes de remix et de mash-ups visuels plus ou moins amateurs...
Graham :
Oui, les outils se démocratisent, mais tu as toujours besoin d'être initié et d'investir un minimum pour t'y mettre vraiment. On n'est pas encore arrivé au stade de la musique électro, où les softwares sont aujourd'hui si simples d'accès que tout le monde peut les utiliser sans avoir aucune éducation musicale, alors qu'à l'époque des gens comme Kraftwerk ou Jean-Michel Jarre étaient obligés de construire leurs propres outils.
Mark : Mais tout cela n'efface pas le talent. Les Beatles on enregistré leurs premiers disques sur un 4-pistes, maintenant tu peux facilement bosser sur 64. Est-ce que les chansons sont forcément meilleures ? La facilité d'accès n'est pas tout, il faut savoir produire quelque chose d'intéressant.

Sur quel projet travaillez-vous actuellement ?
Graham :
The Big Orchestra Sample, un gros projet, mais passionnant. A force d'avoir des problèmes pour obtenir les droits des samples et d'autre part, à force de s'entendre dire que c'est simple de prendre des bouts d'un film pour le remixer, on a voulu revoir complètement notre façon de travailler. Comme on voyage pas mal, on a décidé de s'inspirer des musiciens locaux et traditionnels que l'on rencontre. On les filme en train de jouer avec notre caméra pendant une dizaine de minutes. Chacun utilise son propre instrument, des percutions de toutes sortes, des guitares étranges, des tas d'objets tous plus bizarres les uns que les autres. Ça nous permet d'élaborer notre propre bibliothèque d'images et de sons, et on va s'appuyer sur ce matériel pour créer notre propre set AV.
Mark : On va créer un mash-up multiculturel, une sorte de musique globale électronique. Ça va encore donner du grain à moudre à pas mal d'universitaires ! (rires)



Et pour finir une ultime mignardise avec cette récente baston digitale homérique :



Addictive TV se produira au festival Jazz sous les pommiers à Coutances le 19 mai et ouvriront avec DJ Zebra le Mash-Up Film Festival au Forum des Halles (Paris) le 22 juin.

crédit photos : MarOne
remerciements Françoise Lamy

http://www.addictive.com

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