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Discorama 2000's : les incontournables hard rock/metal


Maxime, le 28/06/2010

2007-2009


Airbourne : Runnin' Wild
juin 2008

Après un premier EP devenu collector et un engouement mondial pour cette bande de chevelus sortis directement du bush, on aurait eu vite fait de cataloguer Airbourne comme une vulgaire copie des vétérans que sont encore AC/DC ou qu'étaient il n'y a pas si longtemps Rose Tattoo. Comme une bande de charognards, essayant de profiter aussi bien du revival 70's que du retour sur le devant de la scène de ses mentors pour se tailler une gentille petite place au soleil. Reste que même si les ressemblances s'avéraient suffisamment nombreuses pour être troublantes - un groupe de hard-rock débarqué d'Australie et emmené par deux frangins - la sortie de Runnin' Wild pouvait mettre tout le monde d'accord. Pour peu que l'on prenne le temps de lire entre les cordes.

Car le combo des O'Keeffe mérite bien plus d'égards et de reconnaissance. Bien sûr que son hard-rock primaire lorgne régulièrement du côté des Boyz, mais en même temps comment leur en vouloir ? Tous les groupes œuvrant dans ce secteur s'inspirent de près ou de loin de Angus et de sa SG. On pourra dire ce que l'on veut, le rock binaire gonflé d'électricité, c'est leur marque de fabrique. Ils faisaient ce taff alors que la plupart d'entre nous n'étaient pas encore nés. Mais à part ça, il n'y a pas grand chose d'autre à soulever. Si Runnin' Wild prend ses sources dans les mêmes terres arides et sèches, le côté blues-boogie est plutôt laissé sur le bord de la route pour mieux réussir à foncer tête baisser avec l'overdrive au taquet. "Stand Up For Rock' N' Roll", "Runnin' Wild", "Too Much, Too Young, Too Fast" et cie font plutôt dans le direct. Sans détours, sans fioritures. Du rock'n'roll sang pour sang pur jus. Morveux et teigneux comme jamais. Prendre des gants n'est pas le genre de la maison et Joel O'Keeffe à l'air encore plus cintré qu'un Bon Scott attaquant sa deuxième caisse de Jack Daniel's. Ca dégouline sur nos enceintes, ça nous cause des vraies priorités de la vie - sexe et alcool - et quelque part ça nous rassure. Tant qu'il y aura du rock il y a de l'espoir, et tant qu'il y aura des groupes comme Airbourne, on n'aura pas à s'en faire. Surtout que cette bande de jeunes dégénérés semble avoir trouvé la formule qui fait vibrer à chaque fois. No Guts, No Glory, leur deuxième méfait encore tout frais en est la preuve sonore.
Jérôme

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Metallica - Death Magnetic
septembre 2008

S'il y a un groupe que l'on pensait mort et enterré, c'est bien Metallica. Le dernier fait d'arme mémorable des Four Horsemen remontait en effet à 1991 avec le Black Album. Depuis... eh bien on n'oserait pas dire que James Hettfield et ses comparses avaient sombré dans les affres de l'oubli, mais ce serait un euphémisme d'affirmer que le couple bluesy Load-Reload et que le brûlot nü-metal St Anger avaient marqué l'histoire du rock lourd au fer rouge. En coulisse, les fans médusés assistaient même au spectacle édifiant d'un groupe en totale perdition, entre un James Hettfield fataliste et alcoolique tentant le sevrage de la dernière chance et un Lars Ullrich aux chevilles plus gonflées que jamais déclenchant l'ire de la plèbe au cours de la tristement célèbre affaire Napster. A posteriori, l'observation laissait deviner un combo non pas agonisant, mais souffrant, malade d'un deuil terrible qu'il n'a jamais souhaité assumer dans sa globalité et qui le poursuivait depuis le décès tragique du génial Cliff Burton. Après le départ d'un Jason Newsteed ulcéré, les Four Horsemen se devaient de survivre et d'exorciser leur traumatisme, et c'est St Anger qui a fait office de catharsis et de thérapie salutaire, étape indispensable avant l'embauche d'un nouveau bassiste. Dès lors, c'est un Metallica libéré (de son passé, de sa pression, de son producteur - maître à penser Bob Rock) qui a pu accoucher, en compagnie du massif Rob Trujillo et du placide Rick Rubin, du disque libératoire qu'est Death Magnetic.

Beaucoup n'ont vu dans ce disque qu'un autoplagiat en bonne et due forme, mais c'est une grossière erreur. En revenant aux sources de leur art, le thrash metal, les Four Horsemen n'ont pas seulement souhaité s'arc-bouter sur un passéisme frileux, mais ils ont également voulu accompagner la renaissance d'un metal moderne qui ne rechigne plus à monter et à descendre les gammes à toute allure au rythme d'une batterie atomique. En fait, la formule délivrée par Death Magnetic puise autant sa force dans les morceaux de bravoure passés (Master Of Puppets, Ride The Lightning, ... And Justice For All) que dans les expériences plus récentes (Loads avec ces riffs catchys qui inondent "The End Of The Line" ou "Broken, Beat and Scared"). Armé de morceaux dépassant allègrement les cinq minutes, Metallica remonte le tempo en développant un climat sonore inquiétant servi à merveille par les soli grave et dissonants de Kirk Hammet, sans oublier d'offrir également des mélodies efficaces, mélodies qui font souvent défaut aux meilleurs artilleurs du milieu ("The Day That Never Comes", "The Unforgiven III"). Ailleurs, c'est la rage et l'efficacité des riffs assassins d'Hettfield qui fait merveille ("Cyanide", "My Apocalypse") alors que le leader des quatre cavaliers semble enfin avoir retrouvé toute sa hargne et son charisme vocal. Death Magnetic est la preuve que c'est bien dans les vieux pots que l'on fait les meilleures soupes, et à ce jeu là, les Four Horsemen ont démontré qu'ils peuvent encore tenir la dragée haute à la jeune génération des astiqueurs de manche chevelus.
Nicolas

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Mastodon : Crack The Skye
mars 2009

Mastodon est peut-être groupe de metal qui reflète le mieux la décennie passée. Elevés au rang de virtuoses après la sortie du très bon Leviathan, les Géorgiens synthétisent à merveille la tendance musicale de ce début de millénaire : une complexification à outrance de la musique. Ils signent le retour d’un metal progressif qui se développe avec violence. Ce à quoi s’ajoute un son poisseux et furieusement undergroud. Mastodon est technique, mais ne sacrifie jamais l’émotion sur l’autel de la démonstration. Du moins sur CD, tant sur scène ils ont toujours eu du mal à restituer avec précision la richesse de leurs morceaux.

Avec Levitathan, Mastodon avait bruyamment réveillé le monde du metal. Blood Mountains était parti dans des délires progressifs, tantôt jouissifs, tantôt incompréhensibles. Pourtant quand sort Crack The Skye, c’est un tout autre chemin que les Américains empruntent. Conjugaison bouillante de rock, de métal progressif et d’énergie stoner, ce nouvel album permet à Mastodon d'ouvrir un nouveau chapitre. Techniques, ils le sont indéniablement restés, mais ils sont aussi beaucoup plus accessibles et proposent des compositions de toute beauté. Les titres les plus long, "The Czar" et "The Last Baron", dévoilent dans un grand vacarme tout le talent du groupe. les morceaux demandent d’être appréhendés avec soin, reflétant une œuvre copieuse, parfois indigeste. Néanmoins, Crack The Skye se rapproche de la quintessence du métal moderne : inventivité, brutalité et émotion se côtoient pour le plus grand plaisir des oreilles. Encore faut-il accepter de se faire balader de plans en plans, de break en break, et s’accorder sur le fait que dans le monde de Mastodon la facilité n’existe pas. A partir de là, le reste n’est que jouissance et headbanging.
Pierre

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The Parlor Mob : And You Were A Crow
mai 2009

Ah qu'il est loin le temps où ces cinq musiciens œuvraient dans un petit monde plus progressif en se faisant appeler What About Frank?. Deux ans plus tard, une fois quelques récompenses récoltées et notamment le Asbury Music Awards du meilleur groupe live, le changement de cap est plutôt radical. Et histoire de tirer un grand trait sur le passé, le changement de nom va de paire. En 2006, bye-bye Frank et place à The Parlor Mob.

Mais contrairement à certains de ses confrères, le groupe à pris son temps. Après un premier EP durant l'été 2006, le groupe attend l'année suivante pour signer chez Roadrunner et attaquer l'enregistrement de leur premier album And You Were A Crow. Sortie en version digitale au mois de mars 2008 et en support physique deux mois plus tard au Etats Unis, il faudra attendre encore un an pour voir débarqué le groupe par chez nous en mai 2009. Et faire mouche du premier coup.

Débarqué en plein revival, The Parlor Mob fait un peu figure d'outsider que pas grand monde n'avait vu venir mais qui risque bien de griller tout le monde au poteau. Sa méthode : faire renaître les fantômes du Zeppelin grâce aux cordes vocales Mark Melicia, la faire revenir avec un soupçon de Black Crowes et réussir à négocier aussi bien les embardées hard boogie que les virages folks. Résultat : And You Were A Crow ne souffre d'aucune lacune ni d'aucun temps morts. Alternant véritables morceaux de bravoure ("Hard Times", Carnival Of Crowes", "Everything You're Breathing For") et ballades d'un autre âge ("When I Was An Orphan", "Angry Young Girl"), appuyé par la production de Jacquire King, le groupe s'impose d'emblée comme une des valeurs incontournable de la décennie. Surtout qu'on on sait que les prestations scéniques du combo sont à la hauteur de ce qu'il donne en studio. A ce rythme, et avec un nouvel album dans les tuyaux, il se pourrait même qu'on reparle de The Parlor Mob lors de notre prochain tour d'horizon du genre dans, disons... Une dizaine d'années. En attendant, on n'oubliera pas de se repasser régulièrement ce premier effort. Juste par plaisir.
Jérôme

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Alice In Chains : Black Gives Way To Blue
septembre 2009


Personne ne l’attendait, et déjà ceux qui le voyaient venir ne pouvaient s’y attendre. Alice In Chains faisait partie du passé, nouvelle formation amenée à la postérité par une fin tragique, portée aux nues mais réduite au silence, condamnée à sombrer dans un coma profond. Le peuple a ri, voyant Jerry Cantrell apporter une nouvelle entité inconnue au combo de Seattle pour un retour en scène. William Duvall, outsider venu offrir sa voix au réveil de la créature, remplit son office avec brio, enlaçant ses mélodies autour de celles du guitariste jusqu’à l’annonce en 2009 de la sortie du futur album de Alice In Chains. Le peuple a crié au scandale, à la profanation, au viol mais Jerry avait tout prévu et s’est empressé de faire taire les impudents. Black Gives Way To Blue est une bombe, une bombe salvatrice née d’un passé intense mais révolu dont il fallait faire le deuil pour avancer. La continuité d’une œuvre que ses créateurs ont laissé murir pour être surs de ne pas se tromper.

Dés l’entrée des envolées mystiques de "All Secrets Known", le doute n’est plus permis, assailli par les harmonies saturées et la puissance qui se dégage de ce positivisme assuré et empli de vie, et quand se pointe après l’apothéose l’explosion du riff de "Check My Brain", l’évidence est de mise : le monstre est de retour. Par souci de bien faire les choses, Cantrell a pris possession de la créature, s’accapare les lignes de chant, laissant à Duvall le soin de peaufiner les chœurs et quelques fois de s’imposer comme sur "Last Of My Kind", seul titre signé par le nouveau venu. Les mélodies glauques se marient encore parfaitement aux rythmiques plombées de Mike Inez et Sean Kinney, apportant des titres longs et sauvages comme "Looking In View", premier morceau dévoilé au public, et la schizophrénique "Acid Bubble" aux arpèges étouffantes et hypnotiques et au refrain ravageur, conservant l‘atmosphère qui a fait les beaux jours du groupe. Bien sûr, l’âme de Layne Staley est toujours présente, silhouette vaporeuse se dessinant au détour d’une mélodie, mais elle n’est qu’un témoin que ses amis cherchent à apaiser, le thème de l’être perdu revenant constamment sur les superbes ballades qui parsèment l’album ("Your Decision", "When The Sun Rose Again") et sur ce titre éponyme, hommage à l’autre membre d’Alice In Chains, conclusion subtile et azurée: "Lay down, black gives way to blue, Lay down I’ll remember you...".

Black Gives Way To Blue est la bande son envoûtante d’une renaissance présageant le meilleur pour un groupe qui vit sa seconde jeunesse, revêtant une peau neuve en laissant celle du passé derrière elle. Le retour fracassant de la bête.
Geoffroy

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Them Crooked Vultures - Them Crooked Vultures
novembre 2009

L'annonce a fait l'effet d'une bombe à la fin de l'année 2009. Pensez : Josh Homme (Kyuss, Queens Of The Stone Age), John Paul Jones (Led Zeppelin) et Dave Grohl (Nirvana, Foo Fighters), ensemble dans un même supergroupe ? C'était trop beau pour être vrai. Et pourtant, les vautours ont bel et bien été l'une des sensations du rock lourd sous influence il y a de cela quelques mois à peine, même si, pour certains, le fantôme du groupe parfait ne s'est pas révélé à la hauteur de leurs aspirations les plus folles.

A posteriori, maintenant que l'album au vautour sapé sur fond écarlate (une réminiscence de Songs For The Deaf et de l'ancienne association Homme - Grohl ?) a eu le temps d'être ingurgité et digéré des dizaines (des centaines ?) de fois, impossible de bouder son plaisir. Them Crooked Vultures premier du nom est avant tout un album axé sur la jubilation, celle véhiculée par trois hommes ayant réalisé un vieux fantasme, le mariage improbable de la fougue sexuelle du hard rock à l'ancienne, des fumées âcres du stoner et de la rage adolescente du grunge ; l'association des 70's, des 90's et des 00's ; l'alliance de mélodies simples, de riffs de guitares surpuissants, d'une basse à haute vélocité et d'une batterie excitée ; la conjonction de l'expérience, de la technique et du plaisir. Pas beaucoup de subtilité de prime abord, pas de style chiadé ou de détails de production grisants, le gang des vautours sonne brut et direct, comme en témoigne l'impressionnante collection de riffs ultra-burnés de "No One Loves Me & Neither Do I" sur lesquels Josh Homme campe son habituel personnage de brute massive à la voix d'ange ayant un peu trop abusé de substances hallucinogènes. Là-dessus, Jones n'a plus qu'à tricoter des lignes de quatre cordes improbables et à les faire sauter sous les coup de boutoirs dionysiaques de Grohl. Immédiatement, on ne peut que reconnaitre l'influence prépondérante du géant rouquin sur ses deux illustres condisciples, et c'est probablement le tort majeur que l'on pourrait reprocher au disque : Them Crooked Vultures ne sonne pas si différemment des Queens Of the Stone Age, le trio ne transcende pas complètement les genres et n'apporte finalement rien de nouveau sous le soleil.

Une fois cela affirmé, on se surprend pourtant à relancer l'engin encore et encore, et à pousser tous les potentiomètres dans le rouge en finissant par se convaincre que, finalement, on se contentera largement de cet album, et plus encore. Comment peut-on se retenir de balancer la tête d'avant en arrière devant les roquettes enflammées de "Dead End Friends" ou devant les charges implacables des guitares de "Mind Eraser, No Chaser" ? Comment ne pas saluer l'énorme pièce pop gonflée de grondements saturés qu'est "New Fang" ? Fort d'une entame pied au plancher, peu subtile selon les uns, redoutable d'efficacité selon les autres, les trois dieux du rock explorent ensuite différentes pistes sonores avec un brio assez évident : charges pachydermiques et barrissements stridents sur "Elephants" (et ses changements de tempos rageurs), road trip sous le cagnard du Mexique avec "Bandoliers", ou exécution par réglement de compte à haute teneur en poudre avec "Gunman", il y en a pour tous les goûts. Et si les pièces les plus psychédéliques du set se laissent plus difficilement apprivoiser ("Warsaw", "Caligulove", pour ne citer que les plus retorses) , elles n'en révèlent pas moins des délices de déréalisation et de trip mental psycho-stimulé. Au final, Them Crooked Vultures n'est probablement pas un chef d'oeuvre, le disque se contentant de thésauriser parfois frileusement sur les acquis de trois géants déjà fort bien installés au panthéon de rock. Pour autant et de façon étonnament paradoxale, il remplit on ne peut mieux son office primal en nous offrant une fantastique collection de riffs lourds enchainés avec une jouissance impossible à dissimuler. Et que serait le rock sans la jouissance, ma bonne dame ? On vous le demande, en attendant que le trio ne se fende d'une deuxième réalisation studio sur laquelle il n'est pas interdit de miser ses cacahuètes...
Nicolas

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Album de la semaine

Pearl Jam


Gigaton


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Si tout le monde connaît l’adage “qui aime bien châtie bien”, il semblerait que certains fans aient du mal à laisser leur formation fétiche se faire vertement critiquer, quand bien même elle n’aurait à l’évidence pas réellement cherché à se surpasser. Qu’on ne s’y trompe pas : Pearl Jam est un grand groupe, l’un des meilleurs à avoir émergé durant la décennie 90, une formation techniquement solide, artistiquement intègre et qui peut de surcroît compter sur un chanteur d’exception, mais un groupe qui a eu un peu trop tendance à vivre sur ses acquis durant les vingt dernières années. D’aucuns auront pu se contenter des corrects Lightning BoltBackspacerRiot Act et autre PJ (on peut même y ajouter un ou deux disques au passage) tandis que d’autres auront conspué le quintette de Seattle pour son évidente paresse. Rétrospectivement, et à l’écoute de ce Gigaton assez inespéré, ces derniers n’avaient pas tort, même si l’horizon Ten - Vs - Vitalogy paraît encore bien loin.

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