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Compte-rendu de concert

Yawning Man


Date : 20/06/2005
Salle : La Scène Bastille (Paris)
Première partie : Warehouse 99 Project
Maxime, le 06/08/2005
( mots)
Comme chez tous les gens de goût pour qui le riff juste, la chanson parfaite est une quête essentielle et jamais achevée, le stoner est un truc de spécialiste et d'engagé. Soit on est dedans, soit on n'y est pas. Il n'y pas d'autre alternative dans un pays où 75% de la production parvient en import en quantités ridicules. Pas de delirium sonique tressé par une Gibson SG malade sans un minimum d'activisme. Question de survie. L'excellente soirée que l'on a vécu n'a pu avoir lieu que grâce aux efforts déployés par une jeune femme qui se fait appeler Mary Stone Age sur le net. Voulant absolument que Yawning Man fasse une date à Paris, elle a retroussé ses manches, fait marcher ses contacts, collé des flyers tirés à la va-vite là où elle pouvait, tout en sachant que l'opération serait un désastre financier. Et pour cause, le trio de desert rock ne charmera qu'un parterre clairsemé d'aficionados qui goûtent en connaisseurs le nectar qui leur est distillé. Alors, Mary, tu dois être en train de compter tes sous en t'arrachant les cheveux, mais sache que c'est ce genre d'action qui compte, cette force qui pousse à aller au-delà de la rentabilité immédiate dans un simple et unique but : le plaisir. Et point barre. Le genre de truc que ne comprendrait pas un Pascal Nègre. Je n'avais pas osé aller te remercier en fin de concert pour cette soirée et te dire combien j'admirais ta démarche. Vois dans ce modeste papier virtuel une façon de me rattraper. The Warehouse 99 Project Power trio franco-gallois, W99P fait partie de cette tradition de groupes au nom impossible à déchiffrer et à la musique aussi directe qu'un uppercut. Invitant les gens à se rapprocher, ils déballent leur pop noisy noyée par un déluge de guitares déchirantes. Chansons aux titres alambiqués alternant accalmie et rage brute avec autant de logique qu'un lion à queue de poisson, le set se boit d'un trait comme une vodka bien glacée. Un excellent avant-goût de leur nouvel album prévu pour septembre, même si j'ai personnellement trouvé le groupe un peu trop "statique". Petite reprise de Suicide en guise de rappel et c'est l'entracte. Bien que n'ayant absolument aucun trait commun avec Yawning Man, W99P envoie voler le bois avec une conviction mordante. On va les suivre de très près. Yawning Man Le trio américain investit sereinement la scène. Mario Lalli, le bassiste originel est remplacé par Billy Cordell qui paraît vêtu d'un T-Shirt Black Sab' (je n'ai jamais assisté à un concert stoner sans qu'au moins un membre ne porte une fringue à l'effigie du Sabbath). Lointain alter ego d'un Anthony Keidis avec son physique svelte et ses longs cheveux fins et noirs, Gary Arce, le guitariste, lui emboîte le pas. Puis c'est au mythique batteur, Alfredo Hernandez, qui s'est singulièrement épaissi depuis son passage chez les QOTSA, de fermer la marche. Chacun chausse ses instruments. Le concert débute par l'un des meilleurs morceaux de l'album, "Perpetual Oyster", avec ses lignes de basses ondulantes qui roulent et chutent en cascade. Immédiatement, l'assistance est conquise. Les good vibes se répandent dans les boyaux et le cortex de chacun, et on se met tous à planer sévère. Dick Dale serait jaloux devant un tel déploiement de riffs surf tressés délicatement par un Gary Arce aérien. Aucun pogo dans la salle (et pourquoi en y aurait-il ?) mais on est tous ravi d'être là, bercés par ce son qui dépayse. Le reste du set se déroule dans cette atmosphère cotonneuse, hors du temps, puis après un bref rappel, c'est l'atterrissage. Vol parfait. Seule frustration : que le groupe n'ai pas joué la version originale de "Catamaran". Tant pis, you can't always get what you want, comme disait l'autre. Descendant de la scène pour traverser la salle, Hernandez me serre spontanément la main, me remerciant d'être venu. Le baragouinage embarrassé que je lui ai adressé en retour, surpris et impressionné, signifia à cet instant quelque chose comme : "non, non, mec, merci à vous" ! Photo tirée du site Slowend (www.slowend.com)
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