↓ MENU
Accueil
Première écoute
Albums
Concerts
Cinéma
DVD
Livres
Dossiers
Interviews
Festivals
Actualités
Médias
Agenda concerts
Sorties d'albums
The Wall
Sélection
Photos
Webcasts
Chroniques § Dossiers § Infos § Bonus
X

Newsletter Albumrock


Restez informé des dernières publications, inscrivez-vous à notre newsletter bimensuelle.
Compte-rendu de concert

Arcade Fire


Date : 22/08/2005
Salle : Olympic (Nantes)
Première partie :
Tim, le 24/08/2005
( mots)
Imaginez Arcade Fire à l'Olympic, c'est un peu comme si Radiohead venait jouer dans votre salon. Enfin pas totalement pareil, ce groupe n'a pas encore la notoriété du groupe d'Oxford mais bon, dans une salle intimiste comme celle-ci le concert risque de tenir toutes ses promesses. En se garant, on croise Réginne Chassagne, Will Butler et Tim Kingsbury, interviewés un peu plus tôt l'après midi, qui cherchent à visiter le coin... Dommage pour eux chantenay n'est pas le quartier le plus touristique et ils ne pourront pas voir le château, on leur à bien proposé de les emmener faire un tour rapide en voiture mais ils nous conseillent quand même d'aller voir la première partie. Ce sera pour la prochaine fois. La première partie justement, indiquée nulle part, même pas à l'entrée le soir du concert. Il s'agit en fait de Final Fantasy composé uniquement d'Owen Pallet, violoniste, qui joue ce soir avec Arcade Fire . Dit comme ça, cela semble vite vu. Sauf qu'en fait il fait des boucles à partir de samples de son propre violon composant ainsi plus qu'une simple partition. Par la même occasion il chante et plutôt de belle manière. Le tout est fort agréable et nous emmène dans un univers décalé qui nous rapproche de celui d'Arcade Fire, bien pour une première partie me direz-vous. Conscient que les gens ne sont pas  venus pour lui et qu'ils ont sûrement l'impatience d'entendre les chansons de l'album Funeral, il s'excuse presque d'être là, dit qu'il va se dépêcher. Il s'essaie même à quelques mots de français, bien bien. Il termine sa prestation accompagné par le batteur d'Arcade Fire. Parfait pour faire monter la salle en puissance avant de quitter la scène et de nous laisser pour la suite du concert. Il n'en sera rien, devant les applaudissements il reviendra nous jouer une chanson supplémentaire, un rappel qui n'était certainement pas prévu (pour une fois). Les membres du groupe entrent sur scène et s'installent face à nous, de front. Seul le batteur est un peu en retrait (normal) et Régine n'est pas encore là. Si mes souvenirs sont bons (j'en ai tellement après ce concert). Le concert commence comme l'album par "Tunnels". On rentre directement dans le vif du sujet, quelle énergie! Tous les membres chantent même ceux qui n'ont pas de micro. Les sensations qu'avaient pu procurer l'album sont décuplées dès les premiers instants, le plaisir communiqué par les membres d'Arcade Fire se ressent déjà sur toutes les têtes. Le concert s'enchaîne avec l'arrivée de Régine cette fois-ci mais discrètement, derrière, à la batterie. Elle y restera pendant deux chansons avant de venir sur le devant de la scène. Cela illustre bien le ballet qui s'offre à nous, entre chaque chanson chaque membre (mise à part Sarah Neufeld et Owen Pallet aux violons) changeant d'instrument. La folie qui se dégage du concert est difficilement descriptible mais elle monte de plus en plus. Les guitares s'énervent et Richard Parry avec son acolyte Will Butler se donnent à un exercice de marathon/percussion sur scène en frappant sur des casques de moto avec des baguettes de batterie tout en se courant après faisant tomber des cymbales qui traînaient par là, génial! Ceux qui n'ont jamais assisté au concert ou encore ceux qui ne connaissent pas la musique de ce groupe québécois pourront trouver en mes mots pleins d'euphorie la source de railleries du style 'ouais encore de la musique barrée, n'importe quoi, ça ne doit pas être terrible...'. mais il n'en est rien! Leur musique est belle et bien construite et la folie qui s'installe sur scène ne la dessert pas. Bien au contraire, elle leur permet de la transcender. Leur folie ajoute à l'excitation du public qui au bout de 3 chansons semble déjà à son paroxysme. Ils continueront avec quelques chansons plus calmes dont notamment "No Cars Go" et "My Heart Is An Apple" issues de leur premier EP auto-produit et réédité depuis le succès de leur Album. Après avoir demandé aux spectateurs d'où ils viennent (majoritairement de Nantes mais certains sont  venus de Paris, de Toulouse et même de Marseille semble-t-il, à moins qu'ils plaisantaient) Win Butler lança un 1...2...3 pour entamer de manière explosive "Powers Out". Et là, la claque!!! L'incommensurable sensation de puissance que produit la chanson vient chatouiller nos sens et la température extrême qui pèse dans l'Olympic me fait transpirer et me procure de légers frissons. A chaque mouvement de bras Richard Parry projette de la sueur, pas de retenue il joue corps et âme. C'est le cas de chaque membre d'ailleurs, quand il leur arrive de ne pas jouer d'un instrument ils attrapent une baguette pour frapper sur ce qui passe, xylophone, tambours ou encore directement sur les amplis. Un groupe extraordinaire, une bande de potes comme on en voit beaucoup mais qui se transcendent sur scène laissant place à une fête autour de la musique. Sarah se déchaîne sur son violon, Richard chante tellement fort que Régine en est morte de rire, Will certainement l'un des plus déjantés pique les (horribles) lunettes de Richard puis lui passe un drap autour de la tête avant d'y ajouter un tambour pour taper dessus pendant que celui-ci continue de jouer de la guitare. Le grand Wim, au milieu de tout ça, a un regard amusé et chante de plus belle. Ils nous quittent après un peu moins d'une heure pour mieux revenir avec "Wake Up" et terminer comme l'album avec la voix sublime de Régine sur "In The Backseat". Si ces énergumènes font passer de multiples sensations vers leur public au travers de la musique, ils ne sont pas avares en paroles, que ce soit en anglais avec Wim ou en français avec Régine. Elle a même dit que les grandes scènes des festivals c'était bien mais que cela faisait du bien aussi les petites salles. Eh oui les petites salles sont propices à plus de contact avec le public et pour vous en persuader, pensez-vous qu'à Rock en Seine ils sortiront de scène au travers du public en continuant de jouer de la musique pour sortir dans la rue et terminer en buvant une bière assis dans le bar d'à côté? Peu de chances! Ce qui est peut-être un peu plus sûr c'est que ce soir j'ai assisté à l'un des meilleurs concerts de ma vie.
Commentaires
Soyez le premier à réagir à cette publication !
Application Albumrock

Albumrock sur mobile


Retrouvez votre webzine sur Android & iOS


Publicité

Annoncez sur Albumrock


Votre publicité pour 50€/semaine


Album de la semaine
À lire également