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Compte-rendu de concert

Vampire Weekend


Date : 22/06/2010
Salle : Aéronef (Lille)
Première partie : Shiko Shiko
Caroline BT, le 28/06/2010
( mots)

Enfin le vrai premier jour d’été (on s’empressera d’oublier le jour de la fête de la musique tristoune et ses températures glaciales), mais dernière soirée de la saison pour l’Aéronef. Arrivée en avance pour cette clôture de saison avec Vampire Weekend, je flaire la salle pleine et les groupies en furie. Vu lors d’une première prestation peu convaincante au Grand Mix, j’étais un peu perplexe face à ce 2ème opus salué ici et là et des morceaux repris dans quelques réclames. La tension est pourtant palpable dans les premiers rangs. Pari gagné, même si on est encore loin de l’hystérie Kasabian ; les (très jeunes) fans sont là, pas trop motivés (nous ne sommes que mardi après tout) et parlant encore du calvaire footballistique, alors que dans quelques instants, le groupe de première partie va karcheriser tous ces commentaires déprimants.

Arrivés très simplement, les 4 jeunes lillois de SHIKO SHIKO nous assènent des morceaux punk rock, sans concessions, créatifs,  parfois sans queue ni tête et déstructurés. Là, plongeon dans un autre monde… fascination… tantôt ahurie et estomaquée, tantôt amusée, je reste bouche bée devant le guitariste qui joue à genoux, gratte sa guitare à terre, presque dos au public. Que dire du bassiste affublé d’un masque de catch, subversif avec son médiator rouge coincé entre ses lèvres, et du chanteur à barbichette, criant, chantant et puis susurrant dans un voice-encoder d’un autre âge, digne copie métalleuse d’un Cocorosie … Le batteur est excellent et accompagné parfois des battements furieux de ses acolytes sur deux autres grosses caisses désolidarisées. Arborant un tee-shirt , qu’il enlèvera rapidement, sur lequel on pouvait lire "sashi me", je me dis qu’heureusement j’en ai déjà goûté ce midi… Nous quittant tous en sueur et émus, je me dis que le reste de la soirée se doit d’être à la hauteur de ce vent de fraicheur…

 

Une longue attente fait malheureusement vite retomber l’euphorie de SHIKO SHIKO. Après quelques courts sifflements et huées, Vampire Weekend se décide enfin ! Impatiente d’entendre les nouvelles influences africaines du groupe, mêlées à leur style punk-rock, le set s’ouvre avec White sky et la chute immédiate d’un immense drap noir, découvrant la pochette de l’album Contra. Avec une scène large, mais un batteur un peu en retrait, on est immédiatement dedans et on se laisse aller à des "aaaah ouhhh ahhh ouhhh, ahhh ouuuuh". Le groupe laisse toute la conduite du show au chanteur et guitariste Ezra Koenig, qui s’avère très avenant. Mais on sent bien là une petite dose d’entertainment à l’américaine, sourires et blagounettes un peu trop calibrées, prises de photos réglementées, pas de petits coups d’œil au premier rang … bref pas vraiment d’échanges uniques avec la salle lilloise.

Le set alterne entre anciens et nouveaux morceaux. Holiday est joué en deuxième position et n’atteint pas vraiment le public. Heureusement Cape cod Kwassa arrive rapidement et les riffs si simples du guitariste atteignent leur but, faire danser et crier la salle. Les morceaux du second album Contra sont extraordinairement bien accueillis, comme California english ou le magnifique Cousins qui ressuscite enfin le style speed afro-pop punk du premier album. Néanmoins un petit moment de flottement pendant deux morceaux Taxi cab et Run (les plus mous du second album), nous laisse le temps d’être hypnotisés par le regard un peu naïf de la pochette de Contra accrochée au fond de la scène. Les titres A-Punk et Blakes !! got a new face, ne se font heureusement pas attendre, et au son du mot Blakes ! : c’est l’explosion !

Le chanteur maîtrise son public, dégouline mais contrôle (un peu trop) et s’excuse de la fugacité des morceaux, puis arrive Campus/Oxford Comma et l’envie de s’amuser est enfin là et bien là. Mais c’est déjà la fin du live et après un rappel du public un peu mou, le groupe revient (c’est prévu, hein, un seul rappel)  avec Horchata, une belle réussite. Ezra Koenig nous prévient que Walcott "c’est la dernière chanson", ok bon, le concert ne réservera pas plus de surprise mais, ça y est, c’est enfin l’été.

 

 

 Accès aux Photos live :

- photos Shiko Shiko 

- photos Vampire Weekend

 

 

 

Set list SHIKO SHIKO

Yeah ! OK ! All right ! Let's go !

Preset 3

Let's Go Guantanamera

Back To Guantanamera

Christmas War

Kagedoru

Nааshааgao

 Jabbaren

 

Set list VAMPIRE WEEKEND

White sky

Holiday

Cape Cod Kwassa

I stand corrected

M79

Bryn

California English

Cousins

Taxi cab

Run

A-Punk

Blakes

Diplomats son

Giving up the gun

Campus / Comma

 -------------------

Horchata

Mansard roof

Walcott

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Opeth


In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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