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Compte-rendu de concert

The Vines


Date : 23/04/2004
Salle : Elysée Montmartre (Paris)
Première partie :
Jérémie, le 24/04/2004
( mots)
"Aussie Invasion Tour". Ce soir à l'Elysée Montmartre, The Vines sont là pour nous montrer que leurs prestations live sont à la hauteur de leur second album Winning Days - une vrai réussite, tout comme leur premier, qui a en plus le bonheur de contenir l'une des meilleures chansons du monde, "TV Pro". Leur passage il y a un an et demi au Bataclan n'avait pas fait l'unanimité, mais il m'avait plu pour la folie dégénérée de Craig Nicholls, véritable boule de nerfs branchée en permanence sur du 220 V. Mais ce soir là, à l'Elysée Montmartre, les fusibles ont pétés et tout est tombé à l'eau. Les choses avaient pourtant bien commencé. Craig Nicholls avait toujours l'air aussi explosé, et il se démenait comme un beau diable sur scène, maltraitant sa guitare à tout va, s'explosant la tête sur le micro, faisant quelques sauts tout en exécutant sans accroc le riff de "Get Free". Les guitares accoustiques avaient quelques petits problèmes, une corde qui frise et qui fait un peu tache sur leurs meilleures ballades, mais à part ça, on était plutôt content. Enfin, au bout d'un moment quand même, on finit par se lasser des cris de dégénérés de Nicholls : quelle que soit la chanson, on retombe tout le temps sur la même rengaine : des cris suraigus et déchaînés... si bien qu'au bout d'un moment, tout se ressemble et les meilleurs réussites des albums se transforment en une seule et même bouillie de cris. "TV Pro" a été l'objet du plus beau massacre de chansons que j'ai vu ; sur l'album c'est une merveille à la fois onirique et brutale, sur scène ce ne sont plus que des cris et des paroles prononcées comme ça, sans que Nicholls ne prenne la peine de les enrober d'un truc indispensable en musique, la mélodie. A un autre moment, il reste concentré sur son accordage de guitare, la tête baissé sur sa pédale, et chante pour la forme, sans coeur et en se foutant complètement du reste. Quand au bout d'une quarantaine de minutes le groupe sort de scène, on ne croit pas un instant que c'est fini, un peu dans le style "on vous fait une blague, on est même pas à la moitié, eheh on vous a eu !", mais quand Nicholls revient et sort les trois mots que j'ai compris du concert, "two more songs", on commence à s'inquiéter sérieusement. Effectivement, après un "Mary Jane" où Nicholls a refusé de chanter sur toute la première moitié et un "Fuck The World" très réussi et explosif (on leur accorde au moins ça), les quatre rockeux s'en vont, et bientôt la lumière se rallume. Le public, qui a payé 22 ? pour moins d'une heure de concert - et pas de première partie ! -, les siffle allégrement, hésitant entre la franche rigolade et le dégoût... je quitte l'Elysée Montmartre rapidement, alors que les "bouuuuhh" se font encore entendre. Voilà, c'était en somme un joli foutage de gueule de la part de M. Nicholls. Quand d'autres ont des problèmes de retour de son, ils font généralement autre chose que de jouer leur rock star... en fait, ils pensent au public conquis d'avance qui est venu les voir ce soir là, qui ne demande qu'à les applaudir. Mais non, pas pour lui. "Rock & Roll !", me direz-vous. Oui c'est un vrai punk, oui il se fout de tout. Mais il a oublié une chose ce soir là, le Craig, c'est que sans respect, ça ne peut pas marcher, et ce soir là on a vraiment l'impression qu'il ne pensait pas à autre chose que... lui-même. Rien à dire sur les autres membres du groupe, ils ont joué leur partoche comme il se devait, eclipsés par le phénomène Nicholls, et n'ont pas bronché devant les frasques de leur leader, notamment le batteur Hamish Rosser, qui s'éclatait bien à marteler ses cymbales alors même qu'il s'était fait insulté quelques minutes plus tôt par son camarade (à moins que ce ne soit un jeu entre eux, auquel cas je ne dis plus rien). Craig Nicholls a l'habitude de jouer sur la corde raide et ce soir là, il s'est vraiment bien pété la gueule. Autant le personnage est intéressant quand il s'agit de composer des chansons, autant il a laissé ce soir là l'impression de n'être rien de plus qu'un branleur qui a pris la grosse tête.
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Album de la semaine

Opeth


In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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