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Compte-rendu de concert

Popa Chubby


Date : 01/02/2007
Salle : Havana Café (Toulouse)
Première partie :
Jerome, le 02/02/2007
( mots)
18h... La nuit commence petit à petit à recouvrir le bitume. Encore une rude journée... Y'a des jours où je me dis qu'il faudrait vraiment que je songe à faire autre chose. Allez, j'éteins la lumière j’enfile ma veste, et je me taille vite fait avant que le boss ne me tombe dessus. A peine le temps d'éteindre l'ordi que déboule en trombe dans mon bureau Willy, 52 ans, ancien motard abreuvé de Deep Purple, AC/DC, Trust et consorts, depuis l'âge où il a compris que les yéyés n'étaient qu'une vaste fumisterie. "Y'a Popa Chubby qui passe ce soir... Ca te tente ? " Me dit-il... Un peu mon neveu ! Juste le temps d'attraper les clés et de faire un crochet histoire d'embarquer nos groupies, et nous voilà lancé sur la rocade direction le Havana Café. Ambiance latino pour cette petite salle toulousaine qui ne paye pas de mine. Petit détour par le bar afin de tâter l'ambiance et de s'assurer que la bière n'est pas coupées à l'eau et voilà enfin les lumières qui s'éteignent... Klonck ! ... Ca y est, c'est parti, l'électricité circule à nouveau, redonnant vie aux amplis et aux cordes du maître. Le début du concert se veut de plus en plus imminent... Le rideau se soulève... Le voila. "Ladies and gentlemen, it's Chubby time!!". Lunettes de soleil, bandana sur le crâne et doigt tendu bien haut en bandoulière, le bad-boy du blues n'est pas venu pour nous conter fleurette. Sa Strat entièrement dorée sonne le rappel dès son entrée en piste, apostrophant le public par un de ses solos ravageurs et abrasifs. La sortie d'Electric Chubbyland oblige, une ombre hendrixienne flotte sur l'auditoire à l'entame d'un "Puple Haze" monumentale. Popa Chubby n'est décidément pas un guitariste comme les autres. Véritable magicien de la six-cordes, les émotions qui découlent de ses morceaux se lisent aussi bien dans ses mimiques qu'elles se ressentent dans les vibrations provoquées par ses élans électriques. Et sans aucune concession, il entraîne tout son petit monde jusqu'au bord d'une agonie musicale, aux termes d'un "Red House" de près de 20 minutes. On peut difficilement faire mieux comme entrée en matière... Mais Popa n'a visiblement pas de temps à perdre. Après un rapide "Bonsoir" en franglais, le show repart de plus belle avec un morceau Made in Chubby, embrayé sur une reprise de "Sex Machine" en guise d'hommage au regretté James Brown. Mais cette incartade dans son monde à lui ne sera que de courte durée, ne s'y aventurant qu'une dernière fois pour nous présenter un de ses nouveaux titres, la star de la soirée étant belle et bien le grand Jimi. "Voodoo Child", "Foxy Lady", "Up From The Sky"... Quoi de mieux que de balayer l'épopée Hendrix à dos de Fender... Et quand pour le plus grand bonheur de nos esgourdes, Popa décide de s'asseoir bien sagement en bord de scène, c'est pour mieux nous laisser découvrir la section rythmique qui l'accompagne et qui, malgré son jeune âge (le batteur doit bien avoir au moins 22 ans), assure un groove parfait. Répondant au moindre caprice et au moindre geste de la star, ils n'hésitent pas à se lancer, pour peu qu'on leur laisse le champ libre, dans des solos complètement débridés. Petit moment magique quand le trio attaque "Catfish Blues", morceau de blues traditionnel remis au goût du jour une première fois par Muddy Waters puis trouvant une seconde vie entre les cordes du voodoo child en personne (album Blues). La fin du concert verra déboulé les mastodontes "Manic Depression" et "Hey Joe", enchaîné au "Wild Thing" de The Troggs... Du grand art. En l'espace de 2h30 d'un concert sous forme de marathon pour doigts, le King du blues New-Yorkais aura réussi le tour de force de faire renaître l'Experience de ses cendres, mettant le feu, non pas à sa guitare, mais à un public conquis d'avance. Popa Chubby fait partie de cette trempe de guitariste capable de donner vie aux notes qu'ils jouent, entraînant le spectateur avec lui dans ses cavalcades sonores. On quittera alors la salle sur ses mots, lâchés quelque part entre deux chansons... "You love UFO ? I'm an Alien". Putain de concert...
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