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Compte-rendu de concert

Pearl Jam


Date : 03/07/2018
Salle : Tauron Arena (Cracovie)
Première partie :

Trois heures d'un concert sans temps mort pour l'un des meilleurs groupes live toujours en 2018, pourtant le grunge est loin...

Rudy, le 09/07/2018
( mots)

La salle, tout en rose fushia est magnifique. Les polonaises ont le Stickman tatoué sur les mollets, dans la nuque... Eddie quant à lui, mêle tournée avec voyage en famille, on retrouve ainsi sa femme, (l'ex modèle Jill McCormick) sur le côté de la scène avec une veste en jean "Yes we all care Yvana" (en réponse à Mme Trump), et leur fille.

Le groupe entre en scène à 20h20 avec un morceau calme comme d'habitude (histoire de bien préparer la tempête), mais cette fois on a droit à l'un des plus groovy de la discographie de Pearl Jam avec "Off The Girl". La voix de Vedder est puissante d'entrée. Les deux écrans géants retransmettent des images léchées, en noir et blanc, prises de différents angles inhabituels pour des images live : du dessus de la scène, ou derrière la déco... D'ailleurs c'est leur première tournée avec autant de matériel, d'énormes néons, des lustres amovibles... Et une espèce de sculpture mystérieuse pour moi... Bref, ce ne sont que des petits plus, l'énergie du groupe sur scène suffit largement pour ce qui est de la poudre aux yeux. D'ailleurs le deuxième titre : "Present Tense", est  assez rare et met déjà tout le monde en transe dès la dixième minute de jeu.

Tempête donc disions-nous, entamée ce soir par "Last Exit", puis "Why Go Home" et "Do The Evolution", durant laquelle il doit y avoir cinq bras qui restent ballants sur les 25 000 spectateurs présents. La nouvelle version de DTE inclut maintenant tout le temps un Eddie fredonnant le riff que tout le monde reprend en chœur. Stone Gossard se foire sur l'intro de "In Hiding", Ed Ved en profite pour lever un toast à tous ceux placés derrière la scène. Puis il s'adresse  au public (et s'essayera plusieurs fois à la langue locale comme à son habitude) en mentionnant Cracovie comme une vieille ville pleine de jeunes. Suit une grosse surprise avec le titre "Other Side" joué pour la troisième fois en concert. L'ambiance est déjà au top quand il demande de faire la lumière sur deux filles qui ont écrit leur requête de chanson sur leur front, l'une avec 'green', l'autre avec 'disease', Vedder nous confirme que "Green Disease" a été écrite avant que Trump ne se fasse élire, que ça ne l'a pas rendu meilleur, mais eux plus forts et envoie le morceau. Pendant "Even Flow", les pogos reprennent et Jill va chercher un père qui avait sa fille sur les épaules pour leur faire profiter du concert sur le côté, protégés. Le très vieux et planant "Garden" est joué suite à une autre requête pour le dixième concert d'un fan, ça tombe bien, c'est mon cas aussi (mais j'aurais demandé "Nothing As It s-Seems", ou "Indifference" ou... Bref !) Ça prouve encore une fois que le groupe peut jouer n'importe quel morceau de sa discographie (et ils sont peu nombreux après 38 ans de carrière). Après "Not for you" (!!!), "You are" apporte sa tonalité différente, et un jeu de lumières magnifique. Pendant l'une de leur plus belle chanson" "Given To Fly", Eddie monte à l'arrière de la batterie de Matt Cameron pour chanter en face des gens placés derrière la scène. Après la magie, place au punk avec "Mind Your Manners" et c'est bien plus punk que certains groupes se définissant comme tels... "Lightning Bolt" est dédiée au message Strajk Kobiet (littéralement 'grève des femmes' et défendant le droit à l'avortement en Pologne) reproduit sur les écrans géants.

"Porch" permet ensuite au peu de sièges encore utilisés de se reposer. Fût un temps où Vedder grimpait à des dizaines de mètres au-dessus de la scène pendant la chanson, dorénavant il en profite pour descendre serrer des paluches, la paternité certainement...

Rappel

Vedder revient seul à la gratte, pour jouer "Just Breathe" mais un problème de son coupe complètement la fin, mais de toute façon on était au bar pour une nouvelle pinte à trois euro... Le chanteur partage sa deuxième bouteille de pinard avec le premier rang pendant les réglages son, et tout le groupe se retrouve assis pour un autre moment magique et rare : le touchant "All Or None". La magie monte encore d'un cran, et c'est aussi facile que le dernier cran de la barre d'Intervilles hein... avec une nouvelle requête mais cette fois pour un cinquantième show (!) et nous avons tous droit à "Footsteps".  Frissons. Après "Once", on pense avoir droit à la trilogie mamasan(?) à l'envers, mais les ptits malins nous prennent à contre-pieds et ne jouent pas "Alive", et nous mettent plutôt une tarte avec "Whipping"!

Suit un long speech de Vedder sur la nécessité pour les polonais de se révolter face au projet de loi sur le droit à l'avortement, conclut par "Life Wasted Reprise" et enchaînée avec "Betterman" : ou comment débuter une chanson avec les frissons, les yeux fermés, pour finir en pogo...

Second rappel

Les gars de Seattle reviennent avec "Elderly woman behind a counter in a small town" jouée par tous devant les spectateurs placés derrière la scène (Matt Cameron joue debout sur une seconde batterie plus succincte).

Après une première reprise, celle de "Confortably Numb" de Pink Floyd, la part belle est faite à un Mike McCready (toujours au top) pour "Alive" et "Fucking Up" de Neil Young, pendant laquelle c'est la petite fille accueillie avec son père plus tôt qui lance les tambourins à Eddie, qui pour sa part lâche encore les chevaux après 2h50 de rock : quelle voix ! Arrive la chanson culte non sortie officiellement, aux paroles changeantes qui conclut souvent les concerts: "Yellow Ledbetter" et pour laquelle un fan est invité à prendre une guitare sur scène.

C'est officiel, le concert a bien duré trois heures, avec juste deux petites ballades, du rock, du punk, de la sueur et des sourires sur tous les visages, et dans un pays d'Europe de l'est, c'est pas toujours facile...

En tout cas encore en 2018, on se demande toujours pourquoi le groupe n'est pas plus connu et adulé par chez nous (quelques Français avaient fait le déplacement quand même) alors qu'il remplit des grosses salles en une heure partout en Europe...

Commentaires
ben, le 11/09/2018 à 14:22
Vu à Milan le 22 juin. Pas 3 h de concert mais c'est quand même très bon, une énergie de dingue, la voix d'EV au top aussi. Effectivement 38 ans de carrière ça semble bcp ;) mais 28 c'est déjà énorme. Dommage qu'il faille faire autant de kilomètres pour les voir.
afterthegoldrush, le 12/07/2018 à 15:15
Sympa la review...PJ est un immense groupe...mais 38ans de carrière, tes doigts ont dû rimer! ????