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Compte-rendu de concert

Muse


Date : 04/07/2015
Salle : Main Square Festival (Arras)
Première partie :

Quand la setlist lèse le live...

Mathilde, le 30/07/2015
( mots)

Muse au Main Square, une tête d'affiche alléchante du festival parmi d'autres noms qui pèsent aussi dans le game (Lenny Kravitz, Pharell Williams, j'en passe et des plus gros). Le groupe mégalomaniaque n’avait pas foulé le sol arrageois depuis la coupe du monde de foot en 2006 qui l’avait contraint à faire une place aux écrans géants diffusant le match. Cette période d’abnégation révolue et quelques albums à gros succès plus tard, Muse ne partage plus la scène et l’attention. Le trio se pointe donc sur le main stage à 22h devant un parterre de fidèles et de nouveaux aficionados séduits entre autres par le dernier album, Drones, paru en juin dernier.

Après la vidéo bizarre du sergent qui nous aboie dessus, vite vite tout le monde à son poste, Matthew avec ses habits jamais loin de la combinaison (de l’espace), Dom et sa coupe à la Johnny Marr, et Chris avec des tatouages, une coiffure de djeune punk-rock, et quelques kilos en moins. Ça traine pas car Muse n’a jamais fait dans la simplicité, le blabla et met en place la grosse machine pour bientôt la faire démarrer, sans tortiller du fion. C’est l’un de derniers tubes qui résonne en premier, "Psycho", dopé à l’hélium. Les voix déformées se feront entendre en écho sur "Supermassive Black Hole". Le public est ravi de découvir l’album Drones en live, même s’il parrait assez similaire que sur la galette. Pas de mauvaise surprise de ce côté-là, au moins. A la quatrième chanson, le groupe nous gratifie d’un "Plug In Baby" tonitruant, bien reconnaissable à son intro alambiquée. C’est le tout Main Square qui scande les paroles d’un titre phare. Le même accueil sera réservé à "Time Is Running Out "(qui pour certains fait déjà office de vieille neige culte), et "Starlight". Entre eux se glisseront un mélange de piano grandiloquent avec "Apocalypse Please", de rage avec "Stockohlm Syndrom" et "Hysteria" (toujours aussi efficaces en live) et de parodie de Queen avec "Madness" (du coup moins inoubliable). Le concert se déroule sans anicroche, avec seulement une intervention rigolote de Matthew au moment où il présente son bassiste sous le nom de "Chris Wolstelehelmememenem"(pour "Wolstenholme"). "On the bass", ponctue avec son accent  pointu Dom.  Lors du rappel on aura droit au dispensable "Uprising" et au puissant et  Morricone "Knight of Cydonia". Et vas y que je te lâche des gros ballons noirs, comme le veut la tradition.

Pour les nouveaux fans, ce fut une réussite, pour les autres une grosse blague. Parce qu' évidemment, l’expectation d’un concert c’est le choix de ses titres et euh comment dire qu’on a été trompés sur la marchandise. Le groupe qui annonçait un retour aux sources, un revirement de sympathie pour ses titres plus dépouillés de ses débuts… n’a joué qu’un "ancien" morceau. "Plug In Baby" quoi. Merci bien. C’est dommage car celui-ci a déclenché une belle vague d’enthousiasme tant il représente l’identité du groupe et sa morgue détraquée adolescente. Là où on l’on peste encore plus c’est lorsque l’on constate, horrifiés (n’exagérons rien au niveau des adjectifs), que passé la frontière, pas bien loin en Belgique à Rock Werchter, Muse a joué TROIS anciens titres supplémentaires (à savoir le bijou "Citizen Erased", "Uno" et "Microcuts"). On sait les belges plus fins mélomanes en moyenne que les français, but still ! Et puis d’ailleurs, le festival des Vieilles Charrues a aussi été davantage gâté puisque détenteur de "Citizen Erased" également, et encore plus étonnant, d’une face-B ("The Groove"), soit une des choses que Muse fait le mieux...

La rage ravalée, bien sûr qu'on peut certifier que le trio a bien joué, bien sûr que Matthew feule toujours aussi bien, bien sûr que c’est rigolo de balancer des gros ballons noirs (dans le style "rodeur" de la série Le Prisonnier) qui contiennent des confettis, bien sûr que ça pète de mettre des loupiottes partout et surtout sur ses guitares... Mais un peu de mesure et d’homogénéité auraient été les bienvenues dans la setlist, pour justement satisfaire au mieux le très grand nombre de festivaliers (n’oublions pas que le Main Square affiche pour la première fois de son existence "sold out"). En espérant qu’un jour peut être, le trio se décide enfin à renouer avec son originalité de base et sa sagace fougue d’antan (et les champignons?).

Setlist :
-    (Drill Sergeant)
-    Psycho
-    Supermassive Black Hole
-    The Handler
-    Plug in Baby
-    Dead Inside
-    Interlude
-    Hysteria
-    Munich Jam
-    Madness
-    Apocalypse Please
-    Supremacy
-    Mercy
-    Time Is running out
-    Reapers
-    Starlight
-    Stockholm Syndrom

Rappel :
-    Uprising
-    Knights of Cydonia

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Black Mountain


Destroyer


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Cela vous aura peut-être échappé, mais Black Mountain a discrètement rendu l’âme il y a de cela un peu plus de deux ans. Oh, rien d’aussi dramatique qu’un split avec tambours et trompettes, rien qu’un départ en catimini, celui du couple Amber Webber - Joshua Wells à qui l’on doit le sémillant projet alternatif Lightning Dust, dont on attend par là même un nouvel album très bientôt. Sans annonce, communiqué ni explications, alors que les canadiens venaient d’écoper de leur plus beau succès critique avec leur magnifique IV. Bien sûr, les choses sont loin d’être aussi simples, et la note accordée à ce Destroyer vient d’ailleurs démentir la sentence prononcée en début de paragraphe. Néanmoins, une page se tourne, et autant on oubliera sans doute assez facilement le cogneur Wells - remplacé poste pour poste par Adam Bulgasem, autant il sera bien plus ardu de faire abstraction du chant mystique de Webber qui nous laissera à jamais orphelins.

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