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Compte-rendu de concert

Les Ogres de Barback


Date : 15/11/2003
Salle : File 7 (Magny le Hongre)
Première partie : De Rien
Lilian, le 15/11/2003
( mots)
Décidemment les Ogres auront fait mouche sur AlbumRock, et seulement à quelques semaines d'intervalle du compte-rendu de leur concert du 28/10 à Grenoble, les voilà de nouveau, mais ce coup-ci au File 7; très certainement la meilleure salle de Seine-et-Marne nord; pour un concert apparemment complètement différent, marrant, swingant et tous les mots en "-ant" sauf chiant ou … barbant. C'est le groupe De Rien qui assure la première partie dans un registre qui reste dans la chanson française. Au plus grand des hasards (peut-être ?), "De Rien ?" est aussi une chanson des Ogres. Ils sont 5 sur les planches, 1 violoniste, 1 guitariste, 1 chanteur, 1 accordéoniste et un contrebassiste aux sourires inébranlables. Leur set s'ouvre sur une chanson qui rappel un peu Yann Tiersen avant de partir dans un style plus personnel, emmené par un chanteur charismatique, sur des textes portés vers la boisson. Et ce n'est pas du Coca. Il nous dira même ceci: "Notre musique ne se danse pas" hoooo (réaction du public) "Elle se boit" Aaaah (toujours le public !). Après une dizaines de chansons exécutées dans la bonne humeur d'un public réceptif, un message de soutien aux intermittents (suivit d'une chanson) et d'une photo de son public (Pour qu'on les croit quand ils en parleront, selon leur dire), De rien tire sa révérence et laisse place aux Ogres. C'est dans une ambiance déjà bien chaude qu'arrivent les frangins/frangines multi instrumentistes des Ogres de Barback. M'étant intéressé que très tardivement à cette scène, je ne pourrais vous citez que très peu de titres malheureusement. En vrac, "La manche" "Avril" ou encore "Contes, vents et marées" sont (entre autres) venues faire swinguer la soirée. Fred et ses acolytes enchaînent les chansons avec justesse et humour. "Voilà, après ces quatre chansons, je vais vous faire … une chanson" dit-il pour amuser la galerie, et lui encore d'enchérir en annonçant le titre suivant comme "… une autre chanson". L'esprit encore plus tordu, le voilà parti dans une histoire d'élevage de cochon dans leur ville natale, Cergy-Pontoise, pour finir sur une boutade humoristico-politique contre le front national. Une chanson et un speech après, il entame "Tatie", un titre incroyable, chanté à 100 à l'heure avec un travail d'élocution incroyable. Le jeu de scène, aussi simple soit-il, est efficace, et les quatre musiciens passent d'un instrument à l'autre sans aucun complexe, passant tantôt des cordes aux cuivres pour enrichir leurs morceaux. Seul un clavier permet quelques petites fantaisies électro. Suit le titre "Little Gentleman", avec un petit clip tout en dessins animés diffusé en fond de scène, avant de laisser place, une fois n'est pas coutume, aux militants intermittents qui sommeillent dans chacun des artistes. Une voix off dresse alors une liste interminable de métier du spectacle avant d'expliquer leur situation. Le groupe quitte alors la scène dans le but de démontrer qu'un spectacle sans intermittents, c'est pas très marrant. Heureusement pour le public (qui n'y est quand même pour rien !), Fred revient vite, armée de sa gratte pour nous faire "un tour de magie", encore un délire, ce coup-ci basé sur sa pédale d'effet qui balance des sons toute seule. Après cette sévère baisse de tension, le groupe assure une fin de première partie des plus palpitantes en enchaînant "Pour me rendre à mon bureau", qui ne manque pas de faire pogoter les plus jeunes, tout comme "Rue de Panam" et ses dernière lignes que tout le monde reprend en chœur: "Il n'y aura plus qu'la folie, la joie et l'anarchie". Les Ogres nous reviennent ensuite pour deux rappels. Un premier tout en cuivre, accompagnés par un sample de grosse caisse où les quatre membres squatte le devant de la scène pour faire face à leur public, et un deuxième, aaaaah un deuxième … Le clou du spectacle; une reprise excellente de l'hymne des Béruriers Noirs, "Salut à toi". Ça bouge dans tous les sens, jusqu'à un moment d'accalmie durant lequel Fred fait accroupir toute la salle pour lui faire faire un bon et terminer la soirée dans un ultime pogo. Un coca et puis s'en va. C'est souvent comme ça, la musique prend toute son ampleur sur scène avec les groupes français. N'hésitez pas à croiser leur route ! En tout cas ce concert était très bon.
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