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Compte-rendu de concert

Fumuj


Date : 03/02/2011
Salle : Trabendo (Paris)
Première partie :
Pierre, le 10/02/2011
( mots)
Des sourds à un concert ? C'est l'idée un peu folle lancée par Fumuj pour sa nouvelle tournée. A l’aide de projections visuelles et de procédés éveillant la sensibilité corporelle, le groupe tourangeau s'est mis en tête de rendre ses concerts accessibles à un public pour le moins atypique. Un beau paradoxe - comment faire ressentir la musique à ceux qui n'entendent pas - pour une vraie démarche militante. De l'idée à la réalité il n’y a qu’un pas que Fumuj a tenté de franchir, bien épaulé par son staff technique.

L'arrivée dans un Trabendo pas tout à fait plein est troublante, réjouissante aussi. Le spectateur saisit ici et là des paroles issues du brouhaha ambiant, mais aperçoit surtout des mains qui s'agitent, qui communiquent. Puis le show commence. Les cinq membres arrivent sur scène avec la banane. Pierre Scarland, le frontman, salue la salle en langage des signes et envoie la sauce. Car Fumuj c'est aussi de la musique, de la bonne fusion à l'ancienne. Sur "Hold", le leader agite son flow avec précision bien soutenu par une guitare puissante et un clavier sautillant. Le son est un peu brouillon, mais prompt à faire sauter la fosse. Seul couac, Fumuj joue vite, trop vite. Les morceaux de leur dernier album Drop A Three sont accélérés à outrance, Il faut parfois plusieurs minutes pour reconnaître "Supersperm" ou "Liar". Ce qui entrave un peu le plaisir.

Le spectacle visuel met aussi du temps à démarrer. Sur "Realease The Beast", Fumuj lâche enfin les chevaux. Les toms de la batterie s'illuminent pour restituer visuellement le groove, tandis que sur l'écran des motifs alloués à chaque instrument défilent en rythme. Au milieu de la salle deux pylônes lumineux restituent les vibrations des basses. L'utilisation de ces effets est assez impressionnante, rappelant les très beaux concerts d'EZ3kiel, mais reste par moment un peu anecdotique. Sur scène, Fumuj continue à dérouler les titres à une vitesse hallucinante, oubliant parfois de livrer son énergie au public. Les morceaux plus anciens, plus dub, gagnent en intensité et provoquent un sursaut de motivation dans la salle. Tout autour les sourds venus nombreux semblent apprécier, alors que les musiciens se retirent déjà. Rapidement de retour, ils exécutent avec vigueur "Play Or Die", "Against" et une reprise boostée du "Breed" de Nirvana. Une heure à peine s'est écoulée, les lumières se rallument. Les mains en l'air s'agitent pour dire au revoir, les visages sourient. Pourtant la déception est palpable : après avoir écouté le dernier album, le spectateur était en droit de s'attendre à une débauche de fureur. Qui n'aura finalement pas eu lieu.
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Album de la semaine

Opeth


In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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