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Compte-rendu de concert

Frank Carter & The Rattlesnakes


Date : 18/03/2019
Salle : Rockhal (- LUXEMBOURG)
Première partie :

Concert convainquant d'un groupe qui ne cesse de monter.

Rudy, le 29/03/2019
( mots)

19h30 - King Nun

Le groupe londonien fait très bonne impression, avec des sonorités bien anglaises, une espèce de mix de Bloc Party, The Vines et The White Stripes. Avec leur dégaine de groupe de lycée, les anglais passent tranquillement d'un punk bien enlevé à une pop typée années 80, de manière déconcertante.

20h30 - Frank Carter & The Rattlesnakes.

Bas de survêtement blanc/t-shirt à mailles/Spartiates en cuir/tatouages jusqu'au cou, voilà le combo qui nous pètent à la tronche quand Frank Carter débarque sur la scène du club de la Rockhal à Luxembourg. Le dernier single en date, "Crowbar", entame le concert. En gros le petit roux pourrait être le fils, tant naturel que spirituel, de Jimmy Sommerville et d'Henry Rollins. Spirituel car tout au long du show de 1h20, le chanteur anglais passe docilement du chant clair et très pop à une furie enlevée bien hardcore. Me voyant en zone photo avec mon smartphone (l'accréditation photo ayant bugué en chemin) après notre entretien deux heures plus tôt, Frank vient se planter devant moi de manière chevaleresque, au nez et à la barbe des longs objectifs. Le moment est tellement bon que la photo est ratée!

La présence scénique du meneur saute au yeux, mais l'étoffe du héros gonfle encore quand, après avoir littéralement marché sur le public, il se pose au milieu des spectateurs dans la fosse et provoque tranquillement un pogo digne des années 70. Puis il reste là, tel un fauve au milieu des lanceurs de cacahuètes pendant que ses musiciens enchaînent sans faiblir et que Dean, l'autre moitié créatrice du combo ne rejoigne son pote devant les yeux grands ouverts de leurs fans.

Vient ensuite le moment où notre hôte invite les filles de l'assistance à pouvoir crowdsurfer (se faire porter par la foule) sans qu'elles ne se sentent en danger tactile, puisqu'il répète que les mecs vont les traiter comme il se doit. Tout le monde applaudit mais Carter s'arrête de chanter au bout de 30 secondes car un étourdi n'a pas dû comprendre que cette chanson était réservée à la gente féminine. Il redescend rapidos et les filles s'en donnent à cœur joie dans un moment que l'on aimerait devenir naturel.

La pression redescend pour le titre "Anxiety", tiré du prochain LP, puis pendant le moment sympa où il dédie "Lullaby" à sa fille de quatre ans, qui rentre déjà de l'école avec le nez en sang parce qu'elle montre à ses camarades de classe ce qu'est le stage-diving (sauter de la scène dans la foule).

Frank Carter & The Rattlesnakes passe du punk au hardcore, en passant par la pop et le metal, les doigts dans les poches et les mains dans le nez, tout en instillant une atmosphère sympathique et bon enfant.

A suivre.

 

SETLIST:

CROWBAR

WILD FLOWERS

TYRANT LIZARD KING

TROUBLE

VAMPIRES

FANGS

HEARTBREAKER

ACID VEINS

ANXIETY

SNAKE EYES

JACKALS

LULLABY

DEVIL INSIDE ME

KITTY SUCKER

I HATE YOU

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Album de la semaine

Black Mountain


Destroyer


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Cela vous aura peut-être échappé, mais Black Mountain a discrètement rendu l’âme il y a de cela un peu plus de deux ans. Oh, rien d’aussi dramatique qu’un split avec tambours et trompettes, rien qu’un départ en catimini, celui du couple Amber Webber - Joshua Wells à qui l’on doit le sémillant projet alternatif Lightning Dust, dont on attend par là même un nouvel album très bientôt. Sans annonce, communiqué ni explications, alors que les canadiens venaient d’écoper de leur plus beau succès critique avec leur magnifique IV. Bien sûr, les choses sont loin d’être aussi simples, et la note accordée à ce Destroyer vient d’ailleurs démentir la sentence prononcée en début de paragraphe. Néanmoins, une page se tourne, et autant on oubliera sans doute assez facilement le cogneur Wells - remplacé poste pour poste par Adam Bulgasem, autant il sera bien plus ardu de faire abstraction du chant mystique de Webber qui nous laissera à jamais orphelins.

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