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Compte-rendu de concert

Exsonvaldes


Date : 22/05/2009
Salle : Le Ferrailleur (Nantes)
Première partie : Old Mountain Station
Nicolas, le 27/05/2009
( mots)
Ambiance estivale pour cette soirée au Ferrailleur. Après un apéro pris en terrasse, entre bières variées et tranches de saucisson (bah oui, pourquoi pas ?), il est temps d'attaquer le vif du sujet. La salle de concert se trouve rapidement prise d'assaut par un public accro à une pop-rock exigeante, même si l'atmosphère s'avère largement respirable à l'intérieur. C'est donc une centaine de personnes environ, entre étudiants et adultes allant jusqu'à la cinquantaine, qui se presse impatiemment vers la petite scène au fond de la place pour apprécier au mieux le concert des frenchies d'Exsonvaldes.

Mais dans un premier temps, c'est le groupe Old Mountain Station qui se charge d'ouvrir les hostilités. Un jeune quatuor parisien, proche d'ailleurs des Exsonvaldes (puisque Simon Beaudoux et Martin Chourrout ont produit quelques titres de leur EP), et adepte d'un rock qui s'abreuve aux états de l'ouest américain. Entre country échevelée et folk-rock fiévreux (in english, of course), le répertoire du groupe n'est pas inintéressant du tout, d'autant que le chanteur fait preuve d'une belle présence scénique et que sa voix subtilement voilée enrobe le tout avec une ardeur qui emporte rapidement l'adhésion. Quelques petits ratés de ci de là (une reprise un peu en retard, deux-trois faussetés dans les secondes voix), mais globalement les quatre jeunes gens n'ont pas à rougir de leur set.

Changement radical de couleur avec Exsonvaldes, qui commence son concert au taquet avec un "Sunlight" ébouriffant. Impeccable de maîtrise, les parisiens offrent aux nantais un spectacle aussi simple que bien ficelé. Simple parce que les quatre musiciens ne se prennent pas la tête, et que Simon Beaudoux parvient instantanément à mettre toute la salle dans sa poche. Petites annonces badines, contact chaleureux, l'homme sait rendre son groupe accessible et proche du public. Le contraste offert par leur prestation en est d'autant plus saisissant, car les Exsonvaldes sont loin, très loin d'être des amateurs. La réinterprétation en live de leurs nouveaux morceaux ne laisse place à aucune approximation, et se retrouve servie par des instrumentistes au fait de leur talent. Instrumentistes qui font de surcroit preuve d'une belle présence scénique, ce qui ne gâche rien. Simon vampirise l'espace avec désinvolture, tourne sournoisement autour de son micro, s'en éloigne un temps pour électriser ses compères avant de bondir sur l'avant de la scène pour scander un refrain écorché. Rien à dire : sur le fond comme sur la forme, Exsonvaldes a tout bon.

Car point de vue mélodique, le quatuor maintien un excellent niveau tout au long du set, ménageant malgré tout un crescendo d'émotion après le terrible "Sunlight" d'introduction. Quelques temps plus tard, c'est à "Lali" de pointer le bout de son nez, comme ça, l'air de rien, et de retourner complètement la salle. Le titre n'est pas le plus dynamique du lot, mais il transporte une telle charge émotionnelle, une telle instabilité, une telle personnalité, que l'on ne peut que fondre en l'écoutant. Auparavant, "I Know" avait subjugué l'assistance en débutant en acoustique avant de se faire subitement pulvériser par une charge sonore puissante et douloureuse. Et puis on attendait tous le génial "Near The Edge Of Something Beautiful" et sa ligne d'arpèges magiques. Manque de bol, au moment de lancer son riff acoustique, Simon casse une corde de sa guitare. Sans se départir de son sourire et de son sens de l'humour, l'homme annonce tranquillement que le groupe va se rabattre sur des vieux morceaux, faute de pouvoir poursuivre dans la veine électro-acoustique de leur nouvel opus. Une découverte, en ce qui me concerne : le groupe n'hésite pas à taper dans son premier album ("Ever Again") mais également dans ses vieux EP ("The Trees"), avec à chaque fois une évidente réussite. Un final bien bourrin et copieusement prolongé pour le pourtant délicat "Life In Pieces", une petite reprise rock n' roll de A-ha, et le groupe finit par quitter la scène sous les applaudissements soutenus de l'assistance. Un concert qu'on n'oubliera pas de sitôt...

Setlist :

Sunlight
Last Year
Going Away
?
I Know
Lali
PPM
Ever Again (remplace Near the edge of something beautiful)
The Trees
Life In Pieces
Old & Weak
Take On Me (A-ha cover)
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Opeth


In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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