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Compte-rendu de concert

AC/DC


Date : 12/06/2009
Salle : Stade De France (Paris)
Première partie : The Answer
Jerome, le 20/06/2009
( mots)
Vendredi 12 juin 2009. La date est historique. Après un double passage archi complet à Bercy au mois de février, le plus grand groupe de rock de tous les temps, formule hard-boogie, revient fouler la capitale pour mieux électriser les quelques 80 000 spectateurs entassés aux abords du Stade de France. RER, métro, bus... Tout ce qui peut ressembler de près ou de loin à un moyen de transport dégueule sur les trottoirs trois générations entières de fidèles arborant fièrement tee-shirts, drapeaux, casquettes ou cornes lumineuses. Certains quadras, que l'on imagine facilement porter le costard du cadre travailleur et responsable dans le civile, ont même ressorti le costume d'écolier de rigueur. Bermuda, chemise et cravate. Bière dans une main et progéniture dans l'autre. Papa est toujours dans le coup et en plus demain, il n'y a pas école. Tous unis sous la même casquette, les yeux rivés dans la même direction.

21 h : début du sermon. Après une mise en bouche assurée par les irlandais de The Answer, l'histoire se charge de prendre place sur les cendres encore fumantes de notre Johnny national. Sans état d'âme, un Angus diabolique sur grand écran affole la chaudière de la locomotive du "Rock N' Roll Train" avant de s'écraser dans le décor, laissant apparaître la scène de ce Black Ice Tour sous les yeux ébahis d'un public entassé et dégoulinant de bière. Attention à la marche en sortant. Les vétérans du soir, eux, se jettent sur scène comme des morts de faim pour entonner le riff du titre phare de ce dernier album. La grande messe du rock peu bel et bien débuter avec Brian Johnson dans le rôle du prêcheur du soir et Angus Young dans celui de l'électron libre dynamiteur de foule. "Hell Ain't a Bad Place to Be" et "Back In Black" permettant de passer le reste de la troupe en revue et de s'assurer de la bonne santé de Phil, Cliff, et de la Firebird de Malcolm. Toujours impeccable. Qu'on se rassure, le temps n'a pas l'air d'avoir de prise sur ces types là. Le son est tout simplement dantesque. Brian arpente l'allée centrale en haranguant la foule alors que notre diablotin hyperactif préféré occupe à lui tout seul le reste de la scène, prétextant chaque solo pour assurer le spectacle et déclencher les exclamations du public. L'immobilité habituelle du reste du groupe n'ayant d'égale que sa rigueur et sa précision rythmique.

Alternant entre titres de leur dernière galette (l'intemporel "Big Jack" ou encore le bien nommé "Black Ice") et pièces d'anthologie (notamment le vicelard "Thunderstruck" et son intro en tapping reconnaissable entre mille et "Dirty Deeds Done Dirt Cheap"), il faudra forcément attendre la moitié du set et le passage obligé de "The Jack" agrémenté de l'hilarant strip-tease d'Angus au milieu du solo pour voir le groupe réellement lâcher le reste des chevaux. Mais comment un type avec si peu d'allure fait pour mettre un stade à ses pieds avec simplement six cordes ? "Hells Bells", "Shoot To Thrill". L'enchaînement prend aux tripes avant un retour anticipé sur les terres de Black Ice avec "War Machine" et le très dispensable "Anything Goes" (mais pourquoi diable ne jouent-ils pas "Stormy May Day" à la place !). On pourrait toujours argumenter que rien ne vaut les petites salles, que les concerts en stade manquent forcément de chaleur humaine et ressemblent souvent à de grandes foires musicales, ce n'est quand même pas aux Boyz que l'on va dire comment mener leur barque. Avec plus de trente-cinq ans au compteur, le groupe sait exactement où appuyer pour faire monter la sauce. La preuve ? Une fin de set composée uniquement de morceaux devenus cultes avec "You Shook Me All Night Long" et "T.N.T." (Oy, Oy, Oy, Oy) en tête de gondole. Mais rien n'aurait été complet sans la venue incontournable d'une Rosie géante à califourchon sur le Rock N' Roll Train encore fumant ("Whole Lotta Rosie") et l'apothéose "Let There Be Rock" ponctuée par un solo monstrueux, quoi qu'un peu long, d'un Angus courant aux quatre coins de la scène pour mieux venir s'écrouler au milieu du podium central sous des exposions de confettis. On comprend maintenant pourquoi ce petit bout de guitariste vieillissant termine ses concerts sous des masques à oxygène.

Côté rappel, rien de nouveau à signaler. Le groupe enchaîne comme depuis des années "Highway To Hell" aux canons de "For Those About to Rock (We Salute You)". Ce qui à bien y réfléchir, n'a rien d'un mauvais moment. Loin de là. Et mine de rien, cela fait déjà deux heures que tout le monde s'époumone joyeusement en choeur. Le temps d'un dernier feu d'artifice et le Stade De France se vide en deux coups de cuillère à pot. Excepté pour les quelques fans, les yeux encore luisant, ayant un peu de mal à réaliser ce qui vient de se passer. C'est que, pour nombre d'entre eux comme pour moi, un dépucelage d'AC/DC à grandes rafales de Gibson SG laisse des traces. Espérons qu'il ne faudra pas encore attendre huit ans pour que le groupe revienne nous voir. Espérons peut être simplement que le groupe revienne un jour nous voir. Et dire que ce nain sautillant pourrait être mon grand-père...
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