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Compte-rendu de concert

Earthless


Date : 07/04/2018
Salle : Petit Bain (Paris)
Première partie :

Un Petit Bain à guichets fermés pour accueillir un des meilleurs groupes psyché/stoner/hard rock de ces dernière années.

Rudy, le 16/04/2018
( mots)

Le Petit Bain est finalement sold out pour le trio de San Diego, et dès les premiers coups de baguettes de Mario Rubalcaba (Rocket From The Crypt, Off!, Hot Snakes) la moitié des 450 spectateurs opinent du chef... pendant que l'autre moitié se regarde en maudissant les ingés sons : la faute à une basse trop bourdonnante et une guitare inaudible. Dommage car les américains avaient entamé les hostilités par "Urulu Rock", tiré de leur superbe album From the Ages. Comme prévu, Isaiah Mitchell balance son premier solo de guitare au bout de trois minutes et ne faiblit pas quand Mike Eginton fait sauter les plombs de sa basse... quand il la rebranche, c'est pour être encore plus assourdissant qu'avant !

Isaiah, avec son look à la Pete Townsend jeune, envoie ensuite le riff de la chanson titre du dernier LP Black heaven, le son de sa gratte ressort un peu mieux mais que c'est frustrant !!!!!!! Bref il faut se rapprocher au maximum pour savourer véritablement la prestation souriante et débridée du soliste, pendant que ses deux compères s'acharnent sur leurs instruments.

Le chant de Mitchell apparait ensuite pour deux autres titres du nouvel album, avant que ne vienne le moment que tout le monde attend, l'arrivée d'un mammouth sur scène : "Violence of the Red Sea". Le public est en furie dès qu'il reconnaît les premières notes, c'est si bon que l'on a l'impression de passer du cérébral au crowd surfing sans sas de décompression, et ce qui reste des nuques des 450 spectateurs n'a jamais été aussi souples que pendant les 15 minutes du morceau.

Puis arrive 21h44, Isaiah voit son guitare tech triturer son ampli Orange, comprend que comme dans une capote, ça ne sort pas comme ça devrait, et remet les pendules à l'heure en passant le potard de 0.5 au 11. Il n'a pas le temps de retourner qu'il se rend compte que, jusqu'à la dernière des accompagnatrices amoureuse blasée, on n'attendait tous que ça !!! Les mecs qui flottent sur les bouts de bras se multiplient, la soirée prend feu. Puis le groupe se barre pour le plus court rappel de tous les temps, limite ils reviennent avant le 'more' de 'one more' ! Sans savourer leur triomphe, ils nous balancent le titre le plus enjoué (et aussi le plus court) de leur discographie, avec "Volt Rush", puis jouent une première reprise lourde du "Cherry Red" des The Groundhogs, avant d'enchaîner sans cligner des yeux sur, mesdames et messieurs accrochez vos slips : "Communication Breakdown" de Led Zeppelin, une conclusion dantesque digne de ramener John Bonham au bar, pour un bon gros scotch, sans glace. Ni verre.

Commentaires
Rudy, le 08/06/2020 à 21:34
Ils ont changé de tourneur/ingé son (qui était à côté de la plaque pour lui avoir parlé durant le set au Petit Bain), revu en 2019: plus de problème.
Jordan, le 16/04/2018 à 18:38
Je les ai vus à Berlin et les problèmes de son étaient les mêmes. Je pense que c'est voulu. Par contre le guitariste avait l'air de s'ennuyer sec. J'ai été assez déçu.
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Album de la semaine

Deftones


Ohms


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2000. Après deux albums beaucoup plus bruts de décoffrage, Deftones sort son magnum opus, White Pony, considéré par beaucoup comme l’un des sommets indépassables de ce curieux courant musical aujourd’hui moribond qu’est (que fut ?) le nü métal, fruit de cette improbable alchimie entre les guitares ultra-distordues à la Meshuggah qu’affectionne Stephen Carpenter et la new wave des The Cure, Duran Duran et autres Bad Brain dont raffole Chino Moreno, lequel met dès lors un point d’honneur à tempérer ses hurlements par des phases chantées en apesanteur. Cette union des contraires permet au gang de Sacramento de survivre dignement alors que les Korn, Limp Bizkit, Incubus et autres Linkin Park mordent successivement la poussière, de gré ou de force. Vingt ans plus tard, que reste-t-il de la verve deftonienne, de cet entre-deux si saisissant, de cette bouillonnante association de talents ? Eh bien force est de constater que la machine infernale californienne fonctionne du feu de Dieu, et ce ne sont ni le précédent Gore, ni l’actuel Ohms qui viendront démentir cette affirmation, bien au contraire.

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