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Compte-rendu de concert

Brant Bjork


Date : 19/11/2008
Salle : Glaz'art (Paris)
Première partie : Loading Data
Maxime, le 27/11/2008
( mots)

Que dire de plus que nous n’ayons déjà dit sur Loading Data ? Voilà un groupe que l’on suit depuis près de trois ans, dont on a chroniqué le terrible second album, que l’on a interviewé et dont on a rendu compte de l’impact scénique à plusieurs reprises dans ces colonnes live. Plus ou moins préposé à assurer la première partie des cadors stoner US en Hexagone (Hermano, Five Horse Johnson…), le gang de Lo S Data se charge donc de faire chauffer le Glaz’art avant le passage de Brant Bjork, noble tâche qu’il avait déjà accompli quelques années auparavant. Réduit à sa forme originelle de power-trio (la présence du second guitariste, Aurelio, n’aura finalement été que temporaire), Loading Data féraille dur son heavy-groove rock dopé au mescal et au jus de rouille. Les stances plombées ("Circus Blues", "Do It On The Beach", "Alarm Me") défilent de plus belle, soutenues par la batterie pesante de Matt, la basse charnue de Nakat et le charisme nonchalant de Lo. Rien à redire, de l’efficace, de l’éprouvé. La foule en redemande. On se dit qu’il est temps pour Loading Data de squatter le haut de l’affiche, peut-être à l’occasion de la sortie française officielle de Rodeo Ghettoblaster prévue pour février…


Que dire que nous n’ayons déjà dit sur Brant Bjork ? Un pedigree qui parle de lui-même (Kyuss, Fu Manchu, Desert Sessions, Mondo Generator…), huit opus solos dont pas un seul n’a versé dans le médiocre, une coolitude absolue devenue légendaire. Avec un savoureux Punk Rock Guilt sous le bras, le desert boy revient pratiquement pile un an après sa dernière escapade parisienne, flanqué de l’inamovible Dylan Roche à la basse (jeu scénique proche du néant, charisme total) ainsi que deux nouvelles recrues qui devaient encore porter des couches pendant que Bjork faisait cracher ses premier décibels avec Josh Homme : Maximo Radings succède à Cortez à la seconde guitare (veste militaire ample, dégaine de rescapé des Black Keys) et d’un cogneur dreadlocké totalement voué corps et âme à son leader (Giampaolo Farnedi).

Comme d’habitude avec le bonhomme, le concert prend la forme d’une transe chamanique, sachant alterner attaques en staccato ("Dr Special") et longs étirements veloutés (formidable "Freak Of Nature" de plus de 10 minutes) pour enserrer son public dans ses riffs. Moins statique qu’à l’accoutumée, Bjork n’hésite pas à haranguer son auditoire, à se terrer près de la batterie pour mieux ressurgir d’un coup de guitare. Posté à ses côtés, Radings le regarde d’un air mi béat/mi stone, tandis qu’un formidable groove libidinal prend le contrôle des corps et des consciences. Un gracile "Adelante" (du culte projet Ché enfin disponible en vinyle au stand merchandising) se glisse au sein d’une set-list totalement improvisée avant de laisser place à un rappel du tonnerre au cours duquel une jeune demoiselle va assiéger la scène pour s’y trémousser jusqu’à extinction des feux. L’illustre précepte de Georges Clinton s’est à nouveau vérifié en ce soir de novembre au milieu de cette petite tribu de blancs-becs dévoyés : libère ton cul et le reste suivra.

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