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Compte-rendu de concert

Arctic Monkeys


Date : 06/11/2009
Salle : Le Zénith (Paris)
Première partie : Eagles of Death Metal
Pierre, le 10/11/2009
( mots)
Vendredi 6 novembre, 18 heures, les minets se pressent porte de Pantin : les Arctic Monkeys s’offrent pour le deuxième soir consécutif le Zénith de Paris. Dès la sortie du métro les habituels vendeurs à la sauvette tentent de faire prospérer le marché noir, car, oui, le concert est complet. Et l’on comprend pourquoi. Les petits gars de Sheffield ont réussi à se forger en quelques années une sacrée réputation, alliant succès critique et public, ce qui n’est pas une mince affaire. Quelques bières et un sandwich plus tard, les grilles s’ouvrent déversant un flot d’adolescents arborant le slim et la tignasse de cheveux en vigueur. La fosse est déjà quasiment comble quand les lumières s’éteignent pour la première bonne surprise du jour : les Eagles Of Death Metal ouvriront la fête.

Sans doute entraînés dans le sillage des anglais par le biais de Josh Homme, co-producteur de Humbug, les Américains viennent nous livrer leur binaire du désert avec une bonne humeur assez contagieuse. Si le géant roux n’officie pas derrière les fûts, il est remplacé par un invité de marque en la personne de Joey Castillo, batteur des Queens Of The Stone Age. Et le monsieur contribue pour beaucoup au groove que les Eagles Of Death Metal  arrivent à mettre en place. Comme à son habitude il se déchaîne sur son kit comme si sa vie en dépendait. Jesse Hughes, le charismatique frontman, n’est pas en reste. Arborant son habituelle moustache et ses lunettes de soleil, il donne l’impression d’être à la maison : il alpague la foule, assez  réceptive pour une première partie, et envoie ici et là ses petits soli. Coup de chance, le son semble plutôt agréable ce soir, ce qui n’est pas toujours le cas au Zénith. Certes ces gars-là n'ont pas inventé la poudre, mais leur rock est efficace, si bien que pendant 40 minutes c’est toute la fosse qui tape du pied en reprenant les paroles de "Wanna Be In L.A.". Une très bonne ouverture.

Un rideau rouge est installé devant la scène, la foule se disperse. Quelques minutes plus tard la nuit s’abat sur Paris et une clameur impressionnante émerge de la fosse. Les premières notes de "Dance Little Liar" retentissent dans un Zénith ultra-compact. La voix est un peu en retrait, mais le son est bon. Premier extrait du dernier album, "Dance Little Liar", met rapidement les choses au clair : les Arctic Monkeys ne sont pas venus pour rigoler. La basse rugueuse claque, les guitares sont aiguisées et Alex Turner est très en verve. Le rideau est tombé, le groupe arbore fièrement son look 70’s, car, oui, en plus d’avoir durci le jeu, nos Anglais ont découvert les cheveux longs. Sur chaque côté de la scène, trois écrans offrent une vision au plus près de chacun des membres. Changeant de couleur au gré des chansons, ils contribuent à mettre en place le show. Après cette introduction de bonne facture, Alex Turner et sa bande décident d’envoyer du lourd : en 10 minutes la foule reçoit en pleine face et toutes guitares devant "Brianstorm", "This House Is A Circus" et "I Bet You Look Good On The Dancefloor". Le public se déchaîne, les nombreux anglais présents dans la salle (la faute aux vacances scolaires outre-manche ?) font savoir qu’ils ne sont pas venu pour rien et les premières victimes de la puissance du groupe battent déjà en retraite vers les pourtours de la salle.

La suite du concert met en avant les très bons nouveaux morceaux, et si l’on avait quelques doutes sur leur potentiel à mobiliser la foule, le groupe nous montre qu’ils n’ont rien à envier à leurs illustres aïeuls. Le combo "My Propeller", "Crying Lightening", "Dangerous Animal" fait mouche. Le son est toujours aussi heavy (merci Josh Homme ?), le public scande les paroles de chacun des titres. Le groupe, aussi, est plus communicatif, ne serait-ce que dans son jeu. On sent une vraie implication chez chacun des membres, notamment le batteur, très motivé. Le tout est pimenté par l’incursion de titres plus vieux mais toujours aussi efficaces : "The View Of The Afternoon", "Do Me A Favour" ou "When The Sun Goes Down" sont autant de brûlots qui font jumper la salle. Enfin, un cinquième membre vient épauler le groupe au clavier sur un excellent "Pretty Visitor" qui transforme le concert en messe rock'n’roll. Les écrans sur les côtés, tantôt rouges, verts ou bleus répondent aux jeux de lumières très classes, le show est pour l’instant une réussite. Le groupe fait monter la sauce sur "Secret Door", beaucoup plus électrique que sur album, jusqu’à l’explosion de canons à confettis. C’est l’euphorie, les Anglais quittent la scène.

En guise de (petit) rappel les Arctic Monkeys nous offrent un "Fluorescent Adolescent" que tout le monde attendait, mais surtout une version magistrale et électrique de "505". Un grand frisson se propage dans la salle.

C’est sur le chemin du métro, dans la pénombre, que l’on réalise à quel point le groupe a maîtrisé son sujet de bout en bout. Sans avoir pris une énorme claque, c’est avec un large sourire que l’on se tasse dans les wagons de la ligne 7. Le choix des titres était judicieux, les nouveaux morceaux impressionnants de classe et le show très bien habillé. Le seul bémol pourrait venir d’un rappel un peu court où l’on aurait bien aimé voir un "Teddy Picker" pour achever les dernières velléités de résistance. Cependant, il est déjà trop tard, le concert est fini et rien ne semble plus pourvoir arrêter l’ascension de ces gars-là vers les sommets du rock anglais.


Setlist :

Dance Little Liar
Brianstorm
This House Is A Circus
Still Take You Home
I Bet You Look Good On The Dancefloor
Sketchead
My Propeller
Crying Lightnening
Dangerous Animal
The View From The Afternoon
Cornerstone
If You Were There, Beware
Pretty Visitor
The Jeweller’s Hands
Do Me A Favour
When The Sun Goes Down
Secret Door

Rappel :

Fluorescent Adolescent
505
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