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Compte-rendu de concert

Agnès Obel


Date : 01/02/2011
Salle : Le Grand Mix (Tourcoing)
Première partie : An Pierlé
Caroline BT, le 17/02/2011
( mots)
Retour au Grand Mix ce mardi 1er février 2011, pour une soirée exceptionnelle avec deux splendides et talentueuses chanteuses, An Pierlé accompagnée de son groupe White Velvet et Agnès Obel. Née en Flandres, An Pierlé a démarré sa carrière musicale en 1999 avec Mud stories. Elle s’arrête à Tourcoing avant sa tournée en Belgique et en Allemagne, pour présenter son dernier opus Hinterland, sorti en octobre 2010 chez Pias. C’est son quatrième LP, plus précisément son deuxième en compagnie de son groupe White Velvet. Installée sur un gros ballon sauteur face à son piano, An Pierlé ouvre son concert avec le titre "Where did it comes from" tiré de son nouvel album. Dans une ambiance intimiste, éclairée par quelques spots, elle est accompagnée par un guitariste, un bassiste et un batteur. Dans un Grand Mix plein à craquer, la magie opère instantanément. An Pierlé, heureuse de revenir et de "revoir des visages connus", porte une robe noire et des cheveux longs noués avec deux nattes. Après une chaleureuse ovation du public, elle interprète un deuxième titre "How does it feel", dont la magnifique mélodie est introduite par quelques notes de guitare. A chaque titre la même sensation : l’impression de connaitre par cœur cette mélodie. An PierléDotée d'une voix exceptionnelle, An Pierlé surprend par son humour et sa spontanéité. Elle s’avère être un véritable boute-en-train entre deux morceaux. Raillant tour à tour, les parents des enfants du premier rang ("C'est long pour eux un concert"), les spectateurs trop timides ou encore le public situé à sa droite ("qui n'a qu'à aller à gauche si il veut voir autre chose que son cul"), son humour potache tranche avec l'émotion véhiculée par ses compositions. Son accent néerlandais contraste avec la douceur de son chant anglosaxon. Pourtant loin de déconcentrer son public attentif, la jolie blonde a bénéficié de conditions idéales au Grand Mix pour sa prestation, avec une excellente acoustique. Parfois, lorsqu’elle monte dans les aigus, elle n’est pas sans rappeler Kate Bush ("Everything is new again") ou encore la théâtrale Tori Amos ("Jungle"). An Pierlé plonge facilement dans son interprétation, dans une alchimie parfaite mélangeant angoisse, émotion, simplicité et pureté. Le quatrième titre "Fort Jérôme" met en avant le style jazz rock du talentueux groupe White Velvet. Son cinquième morceau "Helium sunset" donne l'occasion à la jeune femme de jouer de l'accordéon. S’en dégage une atmosphère étrange voir tribale, semblable à certains titres de Zola Jesus et Bat for Lashes. Elle se rassoit face à une caisse claire qui va rythmer le titre suivant "Wakey wakey". Elle marque une pause en buvant un peu, "ça commence à chauffer !". Elle en profite pour présenter chacun de ses musiciens en prenant un accent allemand : "Lui c'est un moelleux au chocolat à l'intérieur, lui c'est une barbe à papa …" désignant un type fort, plutôt branché Harley Davidson. La plupart des compositions d’An Pierlé sont délicates et évoquent parfois Joss Stone ou Stina Nordenstam. Maîtrisant aussi le registre lyrique, l'éventail d'An Pierlé est très large. En effet, après le fameux titre "Little by little", elle interprète une étonnante reprise de "Paris s'éveille" de Jacques Dutronc. An prouve qu'elle a plus d'une corde à son arc et s'avère être une chanteuse d'exception. Groove, funk, rock et même disco avec "I feel love" de Donna Summer, s'enchaineront pendant ce titre. Enfin, avant un mini rappel "Mud stories", elle nous annonce avec une publicité maison facétieuse, chantée à la François Perusse et quelques notes au piano : "Vous pouvez acheter le CD au stand merchandising !"
 
Après une telle prestation, force est de constater que le Grand Mix a concocté une soirée de rêve pour le public tourquennois. La suite s'avère donc du même acabit avec un set majestueux et intéressant, qui permet de découvrir le chef d'œuvre Philharmonics d'Agnès Obel. Disponible dans les bacs depuis mai 2010, cet album connait un succès critique et commercial. La danoise Agnès Obel, née à Copenhague mais installée à Berlin, propose des compositions classiques d'une beauté et d'une simplicité époustouflantes, au piano et au violoncelle. Avec une pochette de disque austère présentant un portrait épuré, comme tout droit sortie d'un western, Agnès Obel apparait stricte et forte. Pourtant, c'est face à une jeune femme impressionnée et timide que le public du Grand Mix se retrouve ce mardi soir. Violoncelliste Agnès Obel Après un premier morceau ("Falling, catching") joué, seule au piano, Agnès met rapidement à l'aise le public avec un "Sorry for you to stay all the night, you can sit down if you want". Elle enchaine avec un deuxième morceau "Philharmonics" interprété avec sa violoncelliste, qui chante avec elle. S'en suit "Beast", sorte de comptine, évoquant des atmosphères enchanteresses et pouvant s'intégrer facilement à une bande originale de film. Intimidée, Agnès continue de communiquer avec le public : "We're very excited because it's our first time in France". Elle introduit le quatrième titre "Just so", "For all people who don't really get up in the morning, it's for you !". Cette chanson a été utilisée dans une publicité pour Deutsche Telekom. Avec "Louretta", qu’elle qualifie de "it's an old song", on est quelque peu pertubé par ce morceau instrumental au piano qui traîne un peu en longueur. Agnès, très polie, déplore qu'elle ne sache pas parler français. Avant le sixième titre, sa musicienne tente aussi de se détendre en racontant une petite blague qui sera un flop. "Le prochain son s'appelle "Brother Sparrow"" nous dit la violoncelliste, pressée d'enchainer. Ce morceau léger et doux respire la mélancolie, mais évoque des atmosphères féériques et célestes. Sa musique est très bien accueillie, même si l’on déplore quelques (rares) départs de spectateurs.Agnès OBEL Agnès Obel s'inquiète encore pour son public, un peu stressée, "Still ok ? You should  sit down ...". C’est vrai qu’après le sans intérêt "Close watch", la suédoise se rattrape avec l'excellent titre instrumental "Wallflower", très argentin, avec une belle intensité dramatique, idéal pour illustrer des scénarios. On pense aux mélodies artisanales et célestes de Soap & Skin. Elle enchaine avec "Sons & Daughters" rappelant certaines sonorités d’Emily Jane White. Enfin, elle présente le fameux "Riverside", écrit à Berlin, qui s'avère être un final fantastique. Elle termine sur un "We were so nervous, thank you !" avant de quitter la scène. Elles reviennent quelques instants après pour deux titres sublimes. Le second morceau est interprété en canon avec sa musicienne ; Agnès Obel tient la note finale et déclenche l'émotion. La soirée est  une réussite totale. Loin d’un concert rodé de fin de tournée, le Grand Mix a eu la chance d’être choisi pour cette première date en France. Le concert n’en était que plus vrai et sincère. Cela est de bonne augure pour le reste de sa tournée européenne. Chacun réalise qu'il vient de vivre une des soirées mythiques de l'année 2011, comme savent si bien en concocter nos programmateurs préférés.


Set list An Pierlé and the White Velvet

1 Where did it comes from
2 How does it feel 
3 Everything is new again
4 Fort Jérôme
5 Helium sunset
6 Wakey wakey ?
7 Sorry
8 Hide and seek
9 Broke my bones
10 Lonely one & only
11 Jungle
12 Little by little
13 Paris s'éveille (reprise de Jacques Dutronc)

Rappel 

1 Mud stories

Set list Agnès Obel

1 Introduction : Falling, catching 
2 Philharmonics
3 Beast
4 Just so
5 Louretta
6 Brother sparrow
7 Close watch
8 Wallflower
9 Sons & daughters 
10 Riverside

Rappel

1 Piano solo piece ?
2 Smoke and mirrors ?
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Album de la semaine

Opeth


In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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