↓ MENU
Accueil
Première écoute
Albums
Concerts
Cinéma
DVD
Livres
Dossiers
Interviews
Festivals
Actualités
Médias
Agenda concerts
Sorties d'albums
The Wall
Sélection
Photos
Webcasts
Chroniques § Dossiers § Infos § Bonus
X

Newsletter Albumrock


Restez informé des dernières publications, inscrivez-vous à notre newsletter bimensuelle.
Chronique Livre

Rage Against The Machine, Ennemis Publics


Auteur : Brice Tollemer
Editeur : Le Camion Blanc
Date de sortie : janvier 2009

Langue : Français
"La biographie des Rage Against The Machine"
Jerome, le 05/05/2009
( mots)
La musique au service de la contestation. A moins que cela ne soit l'inverse. Si les Rage Against The Machine ne se sont jamais érigés en précurseurs d'un quelconque style musical, la palme pour cette fusion entre hip hop et rock revenant certainement à Fishbone ou aux Red Hot Chili Peppers, le groupe est certainement celui qui a poussé l'expérience la plus loin possible. Mêlant aux rythmiques funk et aux riffs assassins un phrasé hargneux chargé de textes socio-politiques prêts à secouer les consciences. L'idée d'une musique comme mouvement social. Au point d'imploser en plein vol.

La rencontre du feu et de la glace. La précision chirurgicale d'un guitariste faisant rugir sa six-cordes comme jamais personne n'y était encore parvenu (Tom Morello) au service d'une flamme révolutionnaire à l'état brut (Zack De La Rocha). Un cocktail Molotov musical prêt à embraser des générations entières de kids ne se reconnaissant pas dans le système qu'on leur propose. Il n'aura fallu que neuf ans et quatre albums studios au Rage Against The Machine pour zébrer l'histoire d'une manière indélébile. Depuis leur premier concert dans le salon d'un de leurs potes à Huntington Beach (Californie), jusqu'au 18 octobre 2000, jour de la dissolution officielle du groupe, le quatuor n'aura jamais cessé de cracher sa vision du monde, et de dénoncer les aberrations de nos chers dirigeants, aux quatre coins du globe, à toutes les occasions, sur chacune des planches qu'ils auront croisées.

Le succès rencontré par la formation sera sans commune mesure, et les clips, toujours impeccables, se verront confiés à des réalisateurs de renom (Peter Christopherson, ou encore Michael Moore) et tourneront en boucle sur MTV. Partout dans le monde, les discours et idées seront repris. Il suffit d'avoir eu l'occasion d'assister à une des performances des Rage, ou au pire d'avoir jeté un œil au concert présent sur le DVD The Battle Of Mexico City, pour se rendre compte de l'énergie dégagée en live par le groupe. "Killing In The Name Of", "Freedom", "Testify", "Bulls On Parade", "Bullet In Your Head"... Autant de partis pris, autant de prises de position sans concession. Et les actions de Zack et des siens contribueront au même titre que les paroles à assoir et revendiquer cette image contestataire sur fond d'engagement politique. Que ce soit en faisant fermer la bourse de Wall-Street lors du tournage du clip de "Sleep Now In The Fire", en participant à des concerts de soutien à Mumia Abu-Jamal ou encore en sabotant leur concert durant le festival Lollapalooza de 93 en guise de protestation contre le PMRC, et durant lequel les quatre membres, comme unique prestation, resteront nus pendant quinze minutes sur scène, la bouche scotchée, et les lettres de la fameuse association marquées sur le torse. Mais également en organisant des concerts gratuits comme celui ayant eu lieu deux jours après leur prestation au Lullapalooza, ou encore celui du 16 août 2000, à quelques pas du Staples Center de Los Angeles où se déroulait la Convention Nationale du parti Démocrate, pour protester contre l'absence de réel choix politique dans la course à la Maison Blanche.

Et même si depuis on sait que la reformation éphémère du groupe pour sa tournée mondiale de 2007-2008 n'a, pour le moment, aucun avenir programmé, rien ne nous empêche de nous (re)plonger dans ce livre, retraçant la carrière d'un des groupes les plus marquants de sa génération. Pour s'apercevoir que finalement rien n'a changé, mais que plus personne n'est vraiment là pour nous le faire remarquer.

En savoir plus sur Rage Against the Machine
Commentaires
Soyez le premier à réagir à cette publication !
Soutenez Albumrock

Nous avons besoin de vous pour garder notre indépendance !


Publicité
Album de la semaine

Black Mountain


Destroyer


"

Cela vous aura peut-être échappé, mais Black Mountain a discrètement rendu l’âme il y a de cela un peu plus de deux ans. Oh, rien d’aussi dramatique qu’un split avec tambours et trompettes, rien qu’un départ en catimini, celui du couple Amber Webber - Joshua Wells à qui l’on doit le sémillant projet alternatif Lightning Dust, dont on attend par là même un nouvel album très bientôt. Sans annonce, communiqué ni explications, alors que les canadiens venaient d’écoper de leur plus beau succès critique avec leur magnifique IV. Bien sûr, les choses sont loin d’être aussi simples, et la note accordée à ce Destroyer vient d’ailleurs démentir la sentence prononcée en début de paragraphe. Néanmoins, une page se tourne, et autant on oubliera sans doute assez facilement le cogneur Wells - remplacé poste pour poste par Adam Bulgasem, autant il sera bien plus ardu de faire abstraction du chant mystique de Webber qui nous laissera à jamais orphelins.

"
À lire également