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Chronique Livre

Pink Floyd : L'Histoire selon Nick Mason


Auteur : Nick Mason
Editeur : E/P/A
Date de sortie : 2007
" "
Christine, le 17/10/2011
( mots)
Le pilier de Pink Floyd nous invite à une rétrospective sans âme mais documentée sur les 40 ans du groupe. De la création de Pink Floyd Sound aux retrouvailles émues au Live Aid de 2005, du bricolage des débuts au gigantisme des tournées des 90's, de la folie de Syd Barrett à la force tranquille de David Gilmour, petit tour en backstage, dans les coulisses du Floyd.

Les écrits sur Pink Floyd se focalisent souvent sur Syd Barrett ou les fortes têtes que sont Waters et Gilmour, laissant dans l'ombre les deux autres larrons, Nick Mason et Rick Wright, aux personnalités peut être moins marquantes. "L'Histoire selon Nick Mason", nous permet de suivre parallèlement à l'évolution du groupe l'avènement du psychédélisme et de la scène underground des 70's. On y trouve aussi la petite histoire des hommes de l'ombre, des managers, maisons de disques, producteurs et techniciens qui ont fait Pink Floyd.

Sorti en 2007 aux éditions EPA, co-édité avec Philippe Dodd, spécialiste de la musique et de la culture populaire, le témoignage du batteur tient en 240 pages. La couverture est réalisée par Storm Thorgerson et Peter Curzon, dans un style très floydien. Storm est en effet le photographe et graphiste qui a réalisé 12 des pochettes des albums de Pink Floyd.

Un bouquin écrit par Mason, le Floyd vu de l'intérieur, voilà qui doit nous réserver quelques anecdotes croustillantes, des révélations peut être.... S'il y a bien quelques histoires sur les arnaques dont le jeune Floyd a pu être victime, quelques explications sur la découverte parfois due au hasard d'effets visuels ou sonores, globalement le livre suit un ordre chronologique et rythmé par les phases album/concert/album/concert et l'histoire s'enferre dans le technique, émaillé çà et là de souvenirs personnels. Certes, on se l'explique, Nick Mason était avec Waters le technicien de la conception des tournées et de la recherche des effets spéciaux sur scène.

Cependant, un trop plein de détails et d'anecdotes accessoires sont distillés dans le récit des tournées et perdent le lecteur. Et des souvenirs qui pourraient donner le ton de cette époque, nous amener à nous plonger dans l'ambiance backstage de cette période quand même exceptionnelle musicalement nous laissent un goût d'inachevé. C'est le cas pour l'évocation du show radiophonique avec les Who à Philadelphie, qui se termine...ben, on ne sait pas trop...
Les moments forts de la vie du groupe, les tensions menant au départ de Barrett et plus tard à l'éviction de Rick Wright sont abordés comme de simples anicroches. Certes, 50 ans sont passés, et les références sont différentes, ces événements n'ayant sans doute pas été vécus de la même façon de l'intérieur du groupe et du point de vue d'un fidèle amateur.

Mason doit être dans la vie un joyeux boute-en-train. Tout au long du récit, l'humour est présent, mais au fil de la lecture, le sourire se fige, les vannes se succèdent comme un refrain, un effet de style pas très naturel. Mais en creusant un peu, quand on lit que "le groupe se réforme" au lieu de "le groupe se reforme", quand on s'aperçoit que "drums" qui désigne l'instrument de Mason est traduit par percussions, on se dit que ce mauvais feeling général sur le bouquin pourrait bien venir, en partie du moins, d'une mauvaise traduction française. Conséquences : pas d'émotion, manque de vivacité, platitude, monotonie.

Les émotions en fait, elles sont là, dans les photos : le choc en découvrant le cliché de Syd Barret méconnaissable en visite aux studios d'Abbey Road en 1975, le sourire avec Aggie le cochon volant visé par un tireur d'élite. L'album recèle des photos tirées des archives personnelles de Nick Mason, certaines publiées pour la première fois.

L'autre intérêt de ce bouquin réside dans ce qu'il apporte sur le fond : des infos très techniques, sur les phases de création et d'enregistrement des albums, des préparation de concerts. C'est un livre à visée documentaire : on y (re)trouve l'origine du nom Pink Floyd, les recherches qui ont conduit aux grandes innovations techniques ou les hasards à l'origine de tant de créativité (le whawha à l'envers, une note passée à l'enceinte acoustique à effet Leslie, la séance d'enregistrement avec aboiements de chiens...).

Au final, c'est un ouvrage que soit on survole, soit avec lequel on entre dans les détails et qui à ce titre satisfera les amateurs souhaitant compléter leur culture sur le groupe. Il peut effectivement donner envie de ré-écouter les albums à la lumière des informations livrées par l'auteur . Mais il peut aussi risquer de désacraliser le groupe majeur du rock progressif, décrit comme "attiré par le succès commercial" et attentif aux chiffres des ventes . Ames sensibles et nostalgiques s'abstenir ! Un dernier mot aux anglicistes : n'hésitez pas à tenter la version originale pour retrouver la saveur" So British" de l'humour de Nick Mason.
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Album de la semaine

Black Mountain


Destroyer


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Cela vous aura peut-être échappé, mais Black Mountain a discrètement rendu l’âme il y a de cela un peu plus de deux ans. Oh, rien d’aussi dramatique qu’un split avec tambours et trompettes, rien qu’un départ en catimini, celui du couple Amber Webber - Joshua Wells à qui l’on doit le sémillant projet alternatif Lightning Dust, dont on attend par là même un nouvel album très bientôt. Sans annonce, communiqué ni explications, alors que les canadiens venaient d’écoper de leur plus beau succès critique avec leur magnifique IV. Bien sûr, les choses sont loin d’être aussi simples, et la note accordée à ce Destroyer vient d’ailleurs démentir la sentence prononcée en début de paragraphe. Néanmoins, une page se tourne, et autant on oubliera sans doute assez facilement le cogneur Wells - remplacé poste pour poste par Adam Bulgasem, autant il sera bien plus ardu de faire abstraction du chant mystique de Webber qui nous laissera à jamais orphelins.

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