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Billet Albumrock

Cet été la Rédaction écoute...


Guillaume, le 02/08/2019

On écoute quoi chez Albumrock cet été? L’exercice permet de marquer le coup à mi-saison en quelque sorte. Notre règle très simple : chaque rédacteur donne le disque qu’il retient de la première moitié de l’année écoulée et peut en profiter pour glisser une suggestion plus ancienne, les vacances ne sont pas faites que pour rattraper les écoutes en retard!

L’été s’achève et chacun a donc pu affiner ses choix, on relève les copies et on lance Spotify!

Maxime, bondit sur l’occasion et quelques heures seulement après que la question fut lancée voici ses suggestions :

"Dans les trucs plutôt récents que j'ai découverts, via un ami sur Twitter (comme quoi les réseaux sociaux c'est aussi et surtout de l'échange de bons procédés), c'est l'album Dead End de L'Alcôve. Il s'agit un artiste français derrière ce projet, je n'en sais guère plus sur le groupe/artiste mais l'album en question se revendique de Tool, A Perfect Circle, QOTSA entre autres, ce qui a évidemment suffi à attirer mon attention. C'est au final assez réducteur car l'album est très riche en sonorités et inspirations. Pour l'avoir écouté très régulièrement ces derniers temps, les influences évoquées sont évidentes, même si j'en ai décelé pas mal d'autres, que ce soit du Faith No More sur le très réussi "The Boogeyman", du Anathema dans certaines ambiances claires-obscures "Only you" ou "Nothing to Say". L'album a son lot de chansons plus "énergiques" : la très indus "Echolocation" ou "Endlessly Flights", très réussies également même si ma préférence va vers le titre "Dead End" qui m'a rappelé les heures les plus froides de la trilogie de The Cure. En bref, une jolie surprise, pas forcément simple à catégoriser mais qui gagne à être écouté plus largement.

Après au rayon plus "léger" des trucs que j'écoute souvent (Attention on est peut-être un peu loin de la ligne éditoriale du site), et qui sonnent très "musique d'été, fraîche et acidulée", c'est le groupe Tennis, duo à la ville comme à la scène et qui a été produit par Pat Carney des Black Keys, avec Patrick Riley à la guitare et Alaina Moore au chant. 

Ils ont déjà sortis 4 albums mais celui qui les a vraiment fait décollé (du moins aux US) est Young & Old qui remonte à 2012. C'est un véritable bijou d'indie- pop très facile à écouter (sans que ce soit un reproche) et qui a une délicieuse connotation sixties et surf-music. On est sans doute très loin des habitudes d'écoutes d'albumrock, mais dans le genre "feel-good", cet album est d'une efficacité rare : entre les sonorités vintage de "Origins", la batterie chaloupée et l'orgue parfait de "Traveling", les refrains sucrés mais catchy de "High Road" ou "Robin", difficile de s'ennuyer dans un album qui respire la spontanéité et les bonnes ondes. Le reste de leur discographie n'est pas à négliger : leur première sortie "Cape Dory" en 2011 a été composée entièrement lors d'un voyage en voilier des 2 protagonistes, "Ritual in Repeat" en 2015 sonne comme un hommage à la pop des années 80 (à la frontière du vintage et du kitsch mais cela fonctionne tout autant), quant à "Yours Conditionally", leur dernier vrai album en 2017, et que j'aime beaucoup, semble lui s'inspirer davantage des seventies en étant tout autant direct et accessible. »

L’Alcove - Dead End

Tennis - Young & Old 

 

François, le plus prolifique d’entre nous, a beau s’être fait brûler la politesse ses suggestions ne tardent pas. Et pour la peine il commence par le plus ancien : 

"Côté vieillerie, pour les boucaniers, les marins d'eau douce et autres corsaires, un monument du power-metal allemand cuvée 1988, Port-Royal de Running Wild. Après deux albums ancrés dans le speed et un troisième faisant la transition (Under Jolly Roger : la piraterie est déjà au centre des préoccupations), le groupe affirme son identité aussi bien stylistiquement parlant que thématiquement (les pirates, hein !). Il suffit de regarder la pochette. C'est de là qu'est venu le qualificatif "Pirate Metal" qui ne veut rien dire, surtout quand c'est pour qualifier l'oeuvre globale du groupe qui s'éloignera de ce sujet dans ses albums suivants tout en gardant le même style. 

Pour ce qui est de l'album en lui-même, c'est un déluge de tubes : "Port-Royal", "Calico Jack", "Conquistadores" ("L'aventurier"?) ... Du très bon, commençant une dynamique pour plusieurs opus. Pour ceux qui ne connaissent pas, Port-Royal est un bon album pour "aborder" Running Wild. 

Côté plus récent, le Kansas de 2016, The Prelude Implicit. Inattendu, à la fois parce que le groupe ne produisait plus rien depuis longtemps et parce que l'album est excellent, l'opus renoue avec les recettes du groupe malgré le mercato. Toujours un peu FM sur les bords mais bougrement abouti, il propose des titres efficaces, suffisamment progressifs, avec des traits de violon et de guitare savoureux. Le très heavy "Visibility Zero" (super solo de violon), le passage instrumental de "The Unsung Heroes" (par ailleurs un peu kitsch), le progressif "Voyage of the Eight Eighteen", le pêchu "Summer" ... Une variété d'ambiances pour un album extrêmement bien construit dans l'agencement des titres. Ceux qui ont aimé le groupe tomberont sous le charme. »

Running Wild - Port-Royal

Kansas - The Prelude Implicit

 

Guillaume complète le podium des plus rapides :

"Depuis le début de l’année je n’ai pas encore écouté mieux qu’amo de Bring Me The Horizon. En ce qui me concerne, en quelque sorte ils ont plié l’affaire 2019 et ce dès le premiers jours de janvier.

Leur album rock mêlé d’electro dégage une puissance incroyable mais reste entraînant et poétique. Impeccable pour faire le plein d’énergie.

Au rayon des rappels historiques, pour passer l’été le plus classe du monde découvrez ou redécouvrez l’album Duck And Cover, grand classique des Mad Caddies paru en 1998. C’est punk, festif, cuivré, bref c’est à écouter fenêtres ouvertes en allant à la plage."

Bring Me The Horizon - amo

Mad Caddies - Duck And Cover

 

Enfin notre rédac’ chef Nicolas, n’y tenant plus, se jette à son tour dans la mêlée :

"S’il faut choisir un album récent à écouter cet été, je vous propose sans hésiter The Bell de Iamthemorning. Il s'agit du quatrième album de ce duo russe formé par la chanteuse Marjana Semkina et le pianiste Gleb Kolyadin qui officie globalement dans un registre qu'on pourrait qualifier de "chamber pop" mais qui se rapproche plus de Steven que de Brian Wilson. D'ailleurs cette alliance piano (virtuose) - voix (céleste) se voit bien souvent renforcée par maints instruments qui nous entraînent sans cesse aux abords du rock progressif (où le trio guitare - basse - batterie n'est pas en reste), et ce n'est pas pour rien que le couple a signé assez récemment chez Kscope. Pour autant, après un Ocean Sounds en forme de best of réinterprété en chapelle, The Bell se pose comme l'accomplissement de ce projet aussi atypique que brillant. La finesse des mélodies, la minutie des arrangements, la profondeur des textes se mêlent ici avec brio, tressant des ambiances mi oniriques ("Freak Show") mi organiques (fabuleux "Lilies"), porté par la grâce vocale de Marjana Semkina et le touché ébouriffant de classe de Kolyadin. Un album d'une beauté renversante, un vrai coup de coeur et une bande son idéale pour un été tout en finesse et en contemplation.

Côté Oldies, impossible de passer à côté de Tool ! Si l'on attend enfin Fear Inoculum pour la fin du mois, on pourra patienter en se jetant sur les vieux disques du carré de Los Angeles, d'autant qu'ils sont enfin disponibles sur les plateformes de streaming depuis le 2 août. Parmi ces disques incontournables, j'ai un petit faible pour le dernier en date, 10.000 Days, qui n'est pas considéré comme le meilleur de l'Outil (nombreux seront ceux à lui préférer Lateralus ou encore AEnima) mais qui se place comme une belle porte d'introduction, qui plus est accessible et encore plus mystique (presque chamanique), à l'univers metal prog psyché très particulier des californiens. Pas besoin de longs discours : presser la touche play et laissez vous entraîner par les riffs syncopés d'Adam Jones, les développements entêtants de la section rythmique Justin Chancellor - Danny Carey et la voix ensorcelante de Maynard James Keenan. À ce compte-là, vous irez de puissance ("Vicarious", "Jambi") en plongée sépulcrale (le diptyque "Wings For Mary", l'odyssée hallucinée "Lost Keys" - "Rosetta Stoned") en passant par le fabuleux "The Pot" et son intro a capella à couper le souffle. Sans doute le groupe de metal le plus essentiel et indispensable du moment ! En on piaffe bien sûr de pouvoir entendre bientôt le prochain opus que l'on attend depuis treize ans !"

Iamthemorning - The Bell

TOOL - 10.000 Days

 

Affaire à suivre avec le retour des aoûtiens!

En attendant, à ceux pas encore partis toute la rédaction souhaite des vacances rock'n'roll! Et donnez nous vos suggestions entre deux baignades!

Photo par Hilary Clark

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Opeth


In Cauda Venenum


"

De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

"
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