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Critique d'album

ZZ Top


Afterburner


(28/10/1985 - - Rock Blues - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- Sleeping Bag / 2- Stages / 3- Woke Up With Wood / 4- Rough Boy / 5- Can't Stop Rockin' / 6- Planet Of Women / 7- I Got The Message / 8- Velcro Fly / 9- Dipping Low (In The Lap Of Luxury) / 10- Delirious
Note de 3/5
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Note de 1.5/5 pour cet album
"Après l'ivresse du succès ... Hangover plutôt qu'Afterburner"
François, le 02/12/2022
( mots)

C’est sans aucune hésitation que je préfère le ZZ Top des années 1970, celui qui se fit chantre du blues-rock avec une inventivité sans faille, à celui des années 1980, plus saturé et synthétique. Néanmoins, il faut avouer qu’Eliminator avait du chien, la voiture rutilante en couverture avait tout pour devenir leur emblème, et les tubes hard-rock comme "Gimme All Your Lovin’" et "Sharp Dressed Man" avaient mérité leur audience. On restera un peu plus perplexe sur l’imagerie et sur la tendance à draguer un peu trop les ondes FM ("Legs"), mais le succès des barbus était globalement compréhensible : rares étaient ceux qui avaient aussi bien réussi leur transition vers la nouvelle décennie sans devenir ridicules.


En 1983, ZZ Top n’avait jamais été aussi haut dans les charts, dans les ventes, dans les autoradios des Américains et les clubs des deux côtes. Bien sot celui qui laisserait s’enfuir la poule aux œufs d’or une fois celle-ci adoptée, et le trio se décide à poursuivre, plus encore, à approfondir, sa mutation sonore. En 1985, leur ambition s’affiche sans détour sur la pochette du successeur d’Eliminator, Afterburner … Plus que des sommets, ce sont des cieux spatiaux qu’ils comptent atteindre au volant de leur Hot Rod devenu vaisseau spatial.


Sauf que cette fois-ci, seuls les mauvais plis de leur transformation demeurent et les synthés sont au niveau du mauvais goût dans la composition.


Tout concourt à faire d’Afterburner une verrue sans nom dans la discographie du groupe. D’abord, "Sleeping Bag", sa batterie (heu … une boite à rythme ou un travail studio pour que ça sonne comme telle ?), ses sons de synthés abjects, sans parler de la danse robotique du groupe dans le clip et du solo sans inspiration. Le bal s’ouvre à peine et c’est déjà une mascarade carnavalesque, quand le (à peine) Hard-(mais très)FM "Stages" continue sur ces entrefaites. Plus loin, le massacre du rock’n’roll boogie ne connait aucune convention de Genève sur "Can’t Stop Rockin’" (sérieusement, ils avaient pris quoi pour composer … ce truc ?).


Comment ne pas interpréter comme un mauvais signe le fait que le slow "Rough Boy" soit devenu un tube en 1985 ? Fort heureusement pour moi, je suis trop jeune pour avoir été conçu sur une telle purge, mais il faut reconnaître que le titre est interminable au point de laisser le temps de conclure. On s’arrête ici où on insiste sur les "bip bip tsoin tsoin" de "I Got a Message" (avec un solo de synthé que même Hot Butter n’aurait pas tenté) ? Vous préférez un commentaire sur le clip de "Velcro Fly", titre sans intérêt, digne de Carlos ?


A peine sauvera-t-on "Woke Up with Wood" et "Dipping Low", un peu plus typés hard-rock dans la veine des bons titres d’Eliminator (avec des riffs presque pompés sur "Gimme All Your Lovin’", surtout pour le second). Et on ne peut que déplorer de trouver "Planet of Women" plutôt bien pensé et entraînant dans le genre (avec de beaux traits musicaux et un solo digne de ce nom), tant celui-ci illustre à merveille l’imagerie sexiste dans laquelle le groupe "brillait" alors … Enfin, le rock’n’roll synthétique "Delirious" a le mérite de laisser l’auditeur sur une note un peu moins sombre, réussissant à ne pas être ridicule et presque sympathique.


Note à ceux qui participent à la vague nostalgique des années 1980 qui sévit actuellement : n’oubliez pas ce que la décennie a fait de pire, notamment en ce qui concerne le rock.


A écouter : "Woke Up with Wood", "Planet of Women" 

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