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Critique d'album

Wolf Alice


Visions Of A Life


(29/09/2017 - Dirty Hit - Alternative / Indie - Genre : Pop Rock)
Produit par Justin Meldal-Johnsen

1- Heavenward / 2- Yuk Foo / 3- Beautifully Unconventional / 4- Don't Delete The Kisses / 5- Planet Hunter / 6- Sky Musings / 7- Formidable Cool / 8- Space & Time / 9- Sadboy / 10- St. Purple & Green / 11- After The Zero Hour / 12- Visions Of A Life
Note de 5/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Le talent vocal d'Ellie Rowsell au service d'un rock éclectique trouvant ici sa pleine réalisation"
Nicolas, le 06/04/2018
( mots)

À la rédaction, on ne cesse de gloser sur la pauvreté du rock en cette seconde moitié de décennie, plus particulièrement sur son manque de renouveau, de sang neuf. Bien évidemment, toute règle ayant ses exceptions, on tient avec les londoniens de Wolf Alice un groupe particulièrement intéressant qui, sur Visions Of A Life, son deuxième album studio, vient de franchir un cap significatif. Plusieurs membres d’Albumrock ne s’y sont d’ailleurs pas trompés en plaçant ce disque en bonne place dans leurs Awards de 2018, et alors que la formation d’Ellie Rowsell sera à l’affiche de moult festivals cet été (Reading, Leeds, Download français, Mains Square, Werchter, Sziget, et en bonne place s’il vous plaît), nous ne pouvons que vous enjoindre à découvrir ce nouveau fleuron de la rock n’ roll music, porté, ce qui ne gâche rien, par une touche féminine particulièrement aguicheuse.


Etienne vous avait déjà signalé, dans sa critique de My Love Is Cool, qu’il faudrait désormais compter avec cette formidable chanteuse qu’est Rowsell, cette frêle blonde au regard de tigresse dont l’organe ne peut laisser de marbre. Un organe non pas puissant, du moins pas que, mais surtout protéiforme, insaisissable, tantôt conquérant, tantôt cajoleur, tantôt furibard. S’il est un fait que Wolf Alice dispose avec sa frontwoman d’un argument de poids, on ne saurait occulter un style musical qui, au fil des disques et après un Blush à la pochette voyeuriste qui interloquait à défaut de pleinement convaincre - on naviguait alors entre la pop cotonneuse London Grammar et le rock agité des Yeah Yeah Yeahs -, a su pleinement s’affirmer sur ce disque à la ballerine et au crâne de cheval. Tirant parti de cette capacité sidérante de Rowsell à se frotter à tous les genres musicaux, le trio Joff Oddie (guitare), Theo Ellis (basse) et Joel Amey (batterie) s’est amusé à lui composer - enfin, elle aussi est de mèche - des chansons disparates qui, sur le papier, ne vont pas forcément ensemble. Qu’à cela ne tienne, la fine équipe a eu le bon goût de faire appel à Justin Meldal-Johnsen pour produire Visions Of A Life, lui qui s’est récemment illustré sur les derniers Paramore, en particulier sur l’éponyme des américains qui s’avérait lui aussi particulièrement éclectique. Le résultat est sidérant d’osmose et de liant, même si, vous allez le voir aux descriptions ci-après, on ne peut pas dire que Wolf Alice aime se répéter.


Entre un shoegaze rappelant le versant féminin de Slowdive (“Heavenward”), un brûlot punk que n’aurait pas renié Hole (“Yuk Foo”) ou une ballade pop catchy à souhait Metric-like (“Beautifully Unconventional”), l’entame de Visions Of A Life a de quoi décontenancer, mais aussi séduire tant chaque titre, dans son style à lui, fait mouche. L’écriture a progressé, le sens mélodique également, tout comme la pertinence des arrangements. Il n’est pas toujours aisé de savoir comment orienter sa musique quand on peut se frotter à à peu près tout et n’importe quoi, mais Wolf Alice y parvient avec une belle intelligence. L’éclectisme du disque représente l’un de ses charmes tant il est bon de se laisser surprendre d’un morceau à l’autre, ou même parfois au sein d’un même titre (“St. Purple & Green” qui commence presque comme un cantique diaphane avant de basculer dans les guitares noisy). Ellie Rowsell, quant à elle, ne se pose aucune question : aussi insaisissable soit-elle, aucun de ses partis-pris vocaux ne choque. Elle peut bien rapper en mode sainte nitouche (“Sky Musings”, épatant), forcer sur ses cordes vocales dans un style rentre-dedans (“Space & Time”) ou jouer les divas à la Susanne Sundfor (“After The Zero Hour”), rien ne lui résiste. Là-dessus s’ajoutent des perles de songwriting, en particulier la dream pop asphyxiante de “Don’t Delete The Kisses” ou le voyage mi-planant, mi-heavy de “Planet Hunter”, ainsi que le prog-rock habité de “Visions Of A Life” (presque huit minutes au compteur), autant de grands moments qui valent plus qu’un coup d’oreille en dilettante. On n’oubliera pas de signaler que le trio de musiciens qui soutient Rowsell n’est pas là pour faire de la figuration : il y a du niveau en termes de technique, mais aussi une belle réflexion dans l’utilisation des instruments, en particulier Oddie qui, à la guitare, tire nettement son épingle du jeu, quand ce n’est pas une ligne de basse finaude d’Ellis qui nous fait de l’œil (l’arabisante et pénétrante “Formidable Cool”.


Rien à dire, Visions Of A Life est une réussite de A à Z. Une réussite, mais aussi une promesse tant on sent que le groupe ne fait qu’effleurer un potentiel théoriquement infini : les choix stylistiques et l’acuité d’écriture des quatre membres seront déterminants pour transcender ce fort bel essai. On guettera donc avec curiosité et intérêt l’évolution de ces touche à tout de Wolf Alice dont on attend forcément monts et merveilles après un disque d’une telle qualité, disque qu’il ne vous reste plus qu’à découvrir si ce n’est pas déjà fait.

Avis de première écoute
Note de 4/5
Catapulté sous les projecteurs avec un premier album intéressant mais inégal, Wolf Alice casse – déjà – son image de groupe indie sagement rock en envoyant sa chanteuse se raser la tête façon punk pour un premier single déjanté (« Yuk Foo »), mise en bouche incendiaire d’un deuxième effort varié, allant autant piocher dans les textures atmosphériques et charnelles de Slowdive et Ride que dans le mur du son abrasif et habité de My Bloody Valentine. Et même si l’on si perd toujours un peu, Visions Of Life n’est autre que la confirmation du talent indéniable de Wolf Alice, véritable pépite revival d’un rock anglais 90’s poétique, furieux et oublié. Et même s’il n’a pas encore mordu, le loup est bel et bien entré dans la bergerie.
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Critique d'album

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