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Critique d'album

Wine


No Sweet Home


(07/06/2011 - Bax Records - - Genre : Rock)
Produit par

1- Wheel of Time / 2- Just For a Trip / 3- Telephone / 4- Death Breath / 5- Through the Crowd / 6- What's Going On / 7- Dark River / 8- Waiting For the Bus / 9- Blessing / 10- Motherfucker / 11- Pray
Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Un excellent millésime distillé par des Normands imprégnés de rock et de stoner."
Marc, le 14/07/2011
( mots)

Wine ! Un nom anglais pour des Normands bien de chez nous. Quoique ! A part l'évocation d'un breuvage bien connu par ici, rien ne laissait imaginer que ce quintette caennais, il s'est étoffé au fil des dernières années, pouvait s'imprégner si profondément des racines du desert rock qui parcourent son premier album. Pour ce faire, Mathias Schneeberger (producteur et musicien, notamment pour Masters of Reality, Mark Lanegan, Brant Bjork ou Fatso Jetson) est appelé au coeur de l'hiver 2009 pour transfigurer une nature verdoyante par quelques éclairs de stoner.

C'est au sein d'une longère normande aménagée en studio que No Sweet Home est conçu. Et comme il faut un certain temps pour toute chose, la gestation de Sophie et de ses compagnons n'a vu le jour physiquement qu'au début du mois de juin. Mais peu importe le temps, avec "Wheel of Time" on entre de plain-pied dedans. Ses riffs lourds et mordants, sa batterie puissamment précise et son refrain entêtant mené par Sophie révèlent une première évidence : il y a dans Wine une saveur que l'on ne retrouve guère dans nos contrées. Embarqué dans "Just For a Trip" sous les mêmes latitudes, "Telephone" nous rappelle que Kyuss ou les Queens of the Stone Age en ont influencé plus d'un. Il est désormais impossible de décrocher.

Beaucoup plus qu'une resucée, le rock de Wine est diversifié par la grâce de son chant féminin, qui n'a lui-même rien de linéaire. Et si la voix de Sophie évoque une indéniable parenté avec celle des débuts de PJ Harvey, elle a, surtout, plus d'un arc à ses cordes. Avec l'introduction d'une guitare acoustique, "Death Breath", où l'influence de Mark Lanegan est pregnante (les Wine en sont fans et Mario Lalli, parrain de la scène stoner de Palm Desert, vient y gratter quelques cordes), "Dark River" et "Waiting For the Bus", embrassent des contours beaucoup plus noirs et mélancoliques. Au milieu de ces ballades aux primes airs sombres à la Nick Cave coule "What's Going On" : débuté comme un morceau de The Kills avec l'apport vocal d'Adrien, il se transforme en envolées dignes de The Dead Weather. Tout au long du titre, la voix comme la musique sont confondantes, à l'instar de "Blessing" avec ses accents Yeah Yeah Yeahs. "Everyday I wanna kill, I wanna be alive again" résonnent dans une "Motherfucker" song avant que "Pray" "for a good end" ne soit finalement exaucé.

Après 47 minutes de dépendance, l'évidence ressentie dès le premier morceau est confirmée. No Sweet Home est aussi puissant que sombre tout en laissant une vraie place aux lumineuses mélodies muées par le chant de Sophie. Les arrangements de guitares, Mathias Schneeberger est un expert, la batterie qui sonne du tonnerre et toute la production de l'album sont au-delà des espérances et sortent réellement des sentiers rebattus du rock made in France. Les influences américaines sont bel et bien là et Wine a le bon goût de nous les servir sans modération, sans l'ombre d'une piètre contrefaçon. Il n'y a donc aucune crainte d'être accusé de recèle à posséder ce No Sweet Home. D'ailleurs, pour m'enivrer, je vais de ce pas me remettre un coup de Wine !

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