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Critique d'album

Weezer


Pinkerton (Deluxe Edition)


(02/11/2010 - Geffen - Power pop - Genre : Rock)
Produit par

1- Tired Of Sex / 2- Getchoo / 3- No Other One / 4- Why Bother? / 5- Across The Sea / 6- The Good Life / 7- El Scorcho / 8- Pink Triangle / 9- Falling For You / 10- Butterfly / 11- You Gave Your Love To Me Softly / 12- Devotion / 13- The Good Life (radio remix) / 14- Waiting on You / 15- I Just Threw Out the Love of My Dreams / 16- The Good Life (live acoustic) / 17- Pink Triangle (radio remix) / 18- I Swear It's True / 19- Pink Triangle (live acoustic) / 20- Interview – 107.7 The End – Blue vs. Pinkerton / 1- You Won't Get With Me Tonight / 2- The Good Life (live at Y100 Sonic Session) / 3- El Scorcho (live at Y100 Sonic Session) / 4- Pink Triangle (live at Y100 Sonic Session) / 5- Why Bother? (live at Reading Festival 1996) / 6- El Scorcho (live at Reading Festival 1996) / 7- Pink Triangle (live at Reading Festival 1996) / 8- The Good Life (live at X96) / 9- El Scorcho (live acoustic) / 10- Across the Sea (piano noodles) / 11- Butterfly (alternate take) / 12- Long Time Sunshine / 13- Getting Up and Leaving / 14- Tired of Sex (tracking rough) / 15- Getchoo (tracking rough) / 16- Tragic Girl
Note de 3/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Ou comment décortiquer avec minutie l'un des deux grands disques de Weezer"
Nicolas, le 25/01/2011
( mots)

Revoilà donc Pinkerton dans les bacs, près de 14 ans après sa sortie. L'occasion rêvée de (re)découvrir l'un des grands classiques des 90's et de nous rappeler qu'à une certaine époque, Weezer a été un immense groupe de rock. Pour la critique complète de l'album, on vous renverra par ici, rajoutons juste que cet album noir, tout comme le bleu qui l'a précédé, n'a pas grand chose à voir avec ce que le nerd-band nous a proposé par la suite, Green Album et Maladroit inclus (puisque ces disques parviennent encore à trouver des défenseurs acharnés). Plus viscéral, plus incisif, plus honnête également, Pinkerton possède une âme tourmentée, une authenticité touchante éructée avec cette drôlerie féroce qui caractérise le songwriting d'un jeune Rivers Cuomo sorti d'une éprouvante année à Harvard. Ré-écouter à nouveau ce disque, avec ses guitares grinçantes et furibardes, sa batterie massive, et surtout ses chants à peine justes et gueulés à perdre haleine, nous montre parfaitement l'abysse qui sépare le Weezer des 90's et celui des années 2000, trop propre, trop lisse, trop peu crédible, même si ça et là le talent d'écriture de Cuomo parvient encore à faire mouche.

Passons d'emblée sur l'album : il s'agit de la version de 1996, ni plus ni moins. Aucune retouche n'a été apportée a posteriori, aucun lifting, aucun nettoyage, ça sonne toujours aussi brut et cinglant, et c'est tout ce qui fait son charme. En ce qui concerne les suppléments, ils sont pléthoriques avec pas moins de 26 titres ajoutés ! Difficile de faire mieux, donc. Au programme, des enregistrement lives rares, des versions alternatives, l'intégralité des B-Sides de l'album, des démos, ainsi que deux inédits jamais entendus jusqu'alors. Inutile de s'attarder sur les versions live, elles valent bien évidemment toutes leur petit coup d'oreille (d'autant que ces titres n'ont plus été joués en public durant plus de treize années), mais elles n'offrent principalement qu'un intérêt documentaire. Pour autant, les versions acoustiques de "Pink Triangle", "The Good Life" et "El Scorcho", les trois titres phares de l'album, interprétées fin 1996 à la Shorecrest High School de Seattle, s'avèrent particulièrement intéressantes.

Les B-Sides étaient déjà connues depuis longtemps, mais elles n'avaient jusqu'ici jamais été réunies sur un même disque. Dommages qu'elles se retrouvent éparpillées au milieu des lives et qu'elles ne puissent pas être écoutées toutes à la suite, mais peu importe : un petit transfert en mp3 vous permettra de réarranger la playlist comme bon vous semble. Tous ces morceaux, même s'ils adoptent pour la plupart un tempo sensiblement plus lent que ce que l'on retrouve sur Pinkerton, valent un large détour et démontrent, une fois de plus, le talent énorme de songwriting de Rivers Cuomo. Rien qu'une pièce comme "You Gave Your Love To Me Softly" dépasse allègrement tout ce que Weezer a pu commettre lors de la décennie suivante : mélodie immédiate, urgence d'interprétation, riffs aussi massifs que percutants, c'est du tout bon. "Devotion", de son côté, est plus difficile à appréhender : cet espèce de canon pour boy scout, braillé à une allure martiale, finit pourtant par vous trotter dans la tête pour ne plus vous lâcher. De même en est-il de "Waiting On You", très éloignée de l'énergie électrique de l'album mais dégageant pourtant une sorte de magnificence martiale irrésistible. Ces B-Sides sont aussi l'occasion de nous rappeler que Pinkerton a pris la place du fameux album perdu, Songs From The Black Hole, dont "I Just Threw Out The Love Of My Dreams" est l'unique survivant à nous être parvenu dans sa forme quasi-définitive. Ce morceau est intéressant à plus d'un titre, notamment parce qu'il s'agit du seul morceau de Weezer à être interprété par une femme, Rachel Haden. La demoiselle, bassiste des Rentals (le groupe de Matt Sharp), joue ainsi le rôle de Laurel au sein de l'opéra rock spatial de Cuomo, avec un résultat atypique pour un titre énergique tout en se trouvant enveloppé dans une sorte de mélancolie grave. Un peu plus loin, on retrouve "I Swear It's True", enregistré à l'époque du Blue Album puis réenregistré pendant les sessions de Pinkerton, mais une fois de plus non retenu dans la tracklist finale. Un morceau attachant, une fois encore, bercé par la mélancolie naïve d'un jeune ado qui n'arrive pas à oublier sa petite amie.

Sur le deuxième disque, c'est "You Won't Get With Me Tonight" qui refait surface, le titre n'ayant été jusqu'ici mis à disposition que sur la compilation Buddyhead Presents: Gimme Skelter dirigée par Iggy Pop en 2003. Il s'agit d'une démo enregistrée en 1995 par Rivers Cuomo seul, l'homme s'étant chargé à la fois de la voix et de tous les instruments. Un titre court et orné d'un chant particulièrement bancal, mais qui dégage une très forte énergie émotive. Mais la plus belle pièce rapportée n'est autre que "Longtime Sunshine", qu'on avait déjà pu apercevoir dans le recueil solo Alone I mais qui paraissait à l'époque bien fadasse. Réarrangée à la sauce Weezer, orné de vocaux traînants et plaintifs, assommé par les frappes de bûcheron de la batterie et terminé par un canon mêlant les textes de "Why Bother?", "No Other One", "I Just Threw Out the Love Of My Dreams" et "Blast Off!" (en vue du final de Songs From The Black Hole), cette démo s'avère absolument épatante. Restent les deux titres 100 % inédits : "Getting Up And Leaving", initialement prévu pour devenir une B-Side de "Pink Triangle" (mais le single n'est finalement jamais sorti dans les bacs, four commercial oblige), est un morceau qui colle parfaitement à l'esprit du Blue Album, simple, évident, frondeur, bref : du Weezer aux petits oignons. Quant à "Tragic Girl", il s'agit vraiment d'une excellente surprise : le morceau avait bien été enregistré en 1996 pour Pinkerton, mais personne (à part les membres du groupe) n'en avait jamais entendu parler. Avec ses deux rythmiques différentes et son effarante limpidité mélodique, on a là encore affaire à une pièce de tout premier choix.

Vous l'avez compris : cette Deluxe Edition s'adresse avant tout aux fans hardcores du grand W de par la pléthore de matériel distribué, mais elle permettra à tout un chacun d'explorer les moindres recoins de cet immense album, ce d'autant que le packaging est des plus sympathique et que vous trouverez à l'intérieur un livret avec moult photos, un témoignage de Karl Koch (le biographe officiel de Weezer) et une lettre d'époque de Cuomo à ses fans. Signalons enfin que, pour prolonger l'exploration de cette période phare du groupe, on conseillera d'avance l'achat du prochain Alone III - The Pinkerton Years, recueil solo attendu théoriquement à la fin du mois et promettant l'intégralité des démos de Songs From The Black Hole... Il semble bien que nous soyons encore loin de connaître les moindres recoins de l'âme tourmentée de Rivers Cuomo.

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