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Critique d'album

UFO


UFO 2: Flying


(00/10/1971 - Beacon - Hard-Rock - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- Silver Bird / 2- Star Storm / 3- Prince Kajuku / 4- The Coming of Prince Kajuku / 5- Flying / 6- Boogie for George / 7- Follow You Home
Note de 4/5
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Note de 2.5/5 pour cet album
"Une incursion bancale dans le space-rock qui souffre de longueurs"
François, le 21/02/2021
( mots)

Le mois d’octobre 1971 fut riche pour le space-rock puisqu’il voit arriver le second album d’Hawkwind, In Search of Space, qui permit de lancer définitivement ce groupe emblématique, mais également le second opus d’UFO qui prend un tournant esthétique en choisissant ce sous-genre, après avoir proposé un premier essai dans un registre hard-rock direct. Il faut dire qu’avec un tel nom (UFO signifiant OVNI), le chemin était tout tracé. Sous-titré "One Hour Space Rock", l’album affiche son ambition démesurée et son inscription totale dans le space-rock qui aime les plages longues et instrumentales, un peu psychédéliques et atmosphériques. Au risque de perdre en pertinence et de choir dans des excès non-maîtrisés.


Ainsi, deux suites interminables composent la majeure partie de l’opus. "Star Storm", sur 18 minutes, commence sur une introduction assez planante où la guitare sous effets côtoie une batterie timorée, avant de partir sur le couplet, efficace, puis de tomber dans la longue trainée instrumentale : solo de guitare, puis phase complétement atmosphérique et bruitiste où la guitare intervient par à-coups, dans des partie étranges (mélodie sautillante vers 11 minutes). Et vous n’aviez encore rien entendu puisque l’autre grande pièce, "Flying", dure plus de 26 minutes, depuis ses échos saturés introductifs jusqu’au solo interminable qui compose la quasi-intégralité de la pièce. Le problème ne vient pas tant des nombreuses maladresses (guitare peu en rythme dans des passages pourtant très cadencés) que d’une longueur absolument superflue, sans colonne vertébrale ni variations, donc largement dispensable. Si cela peut être intéressant en live, notamment à l’époque où il était (influence psychédélique oblige) de bon ton de faire durer des morceaux en lançant des jams infinis, en studio, on peine à s’accrocher dans ces longues phases sans réelle structure si ce n’est une guitare qui déblatère avec peu d’inventivité, en se répétant sans cesse. Finalement, ce n’est pas sur ces longues pistes qui pâtissent des écueils du genre qu’UFO se distingue le mieux.


Les morceaux plus courts sont en effet bien plus réussis. "Silver Bird" déborde de groove, c’est une sorte de mélange improbable entre JJ Cale et Hawkwind, avec des lignes de guitare parfaitement composées, puis des moments plus incisifs dans la lignée hard-rock de son premier opus. Le chorus est intéressant et bien construit tout en gardant la spontanéité propre au genre : en ce sens, c’est cela qu’on pouvait attendre d’UFO, qui maintient ici une longueur satisfaisante (plus de 6 minutes) sans se perdre. C’est un condensé, en plus accrocheur, de ce qui peut se présenter sur les longues pistes : vous comprendrez donc qu’il était inutile d’autant l’étirer.


Le diptyque "Prince Kajuku" / "The Coming of Prince Kajuku" est également de bon aloi. Le registre est celui du hard-rock efficace (quoique gorgé de chorus) pour le premier, et de l’instrumental léger pour le second avec un vrai effort de construction. Un incontournable des concerts de cette première version d’UFO qui pouvait en effet être allongé à l’envie sur scène.


Ainsi, ce second essai sous forme d’incartade dans le monde du space-rock fut un peu laborieux pour UFO qui ne parvint pas à éviter les pièges nombreux de ce sous-genre. Malgré quelques fulgurances, l’opus lasse vite et longtemps tant il paraît interminable et sans grands rebondissements.


D’ailleurs, le nouveau guitariste du groupe sur cet album, Mick Bolton, ne fit pas long feu, et après l’intermède Bernie Marsden, c’est Michael Schenker qui officiera en son sein. UFO prend alors une autre dimension après un long silence discographique (de 1971 à 1974) qui semble témoigner de cet échec et quitte les sillons du space-rock empruntés sur ce second album.

Commentaires
RockBottom, le 27/02/2021 à 20:32
Malgré ses longueurs, j'aime bien cet album totalement atypique et quelque peu bancal. La nostalgie, sans doute... Le premier est effectivement bien meilleur ainsi que le "Live in Japan" qui clôt la période Bolton.
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