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Critique d'album

Asia Minor


Points of Libration


(29/01/2021 - AMS records - Rock progressif - Genre : Rock)
Produit par

Note de 4/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Retour inattendu du groupe progressif franco-turc Asia Minor, après plus de quarante ans d'absence"
François, le 19/02/2021
( mots)

Il y a en musique des résurrections inattendues. Des formations, souvent éphémères, qui réapparaissent des années, parfois des décennies plus tard. C’est le cas d’Asia Minor, groupe franco-turc de rock progressif qui eut une petite renommée et qui devint culte par son statut d’oublié de l’histoire malgré ses qualités non-négligeables. Fondé à Paris sous le nom de Layla autour de Setrak Bakirel (chant, guitare et basse) et Eril Tekeli (flûte, guitare et basse), Asia Minor trouva son identité définitive en 1973 et fut complété par Lionel Beltrami en 1977 puis par Nick Vicente aux claviers. A leur actif, deux albums de belle facture, Crossing the Lines (1978) puis Between Flesh and Divine (1980), qui dévoilèrent un rock progressif subtil, entre influences orientales et cameliennes, et devancèrent le courant néo-progressif britannique en lui apportant une touche jazz-fusion. Seulement, en 1982, Asia Minor n’est plus … Jusqu’en 2013. 


Annoncé depuis plusieurs années, ce nouvel opus - Points of Libration, qui comporte de nouveaux membres en plus des deux fondateurs (Evelyne Kandel à la basse, Micha Rousseau aux claviers et Julien Tekeyan à la batterie), est donc une belle surprise. Hélas, l’indifférence qui entoure cette production dans un de ses pays d’origine, la France, est symbolisée par deux phénomènes : l’album est sorti en avance au Japon et il est soutenu par un label italien, deux nations où le public semble davantage investi dans ce genre musical. Peu importe après tout, nous sommes ici pour rétablir le tir. 


Points of Libration marque un retour dans des ambiances atmosphériques dès "Dealine of a Lifetime" entre claviers vintages, flûte, guitare cristalline, basse ronde, n’hésitant pas à démontrer un savoir-faire, ici dans la maîtrise du contrepoint. Les effluves caméliennes et néo-progressives demeurent présentes avec une certaine intemporalité et de belles mélodies : une conclusion s’impose, Asia Minor a conservé son identité musicale à travers le flot des années. 


Cela s’entend également dans l’invitation au voyage dans des contrées orientales, sur "In the Mist" entre guitare acoustique et forte présence d’une flûte éthérée qu’on retrouve sur le plus long "Oriental Game". Sur ce dernier, l’osmose entre les claviers, la flûte et la guitare est épatante de fluidité, caractéristique qu’on retrouve dans les beaux enchainements instrumentaux entre les musiciens sur la seconde partie "The Twister". 


Cette composante orientale apporte une originalité supplémentaire quand le groupe adopte le chant en turc qui accompagne les arpèges sur "Radyo Hatirasi".Une excellente idée qui aurait mérité d’être creusée, cette langue s’adaptant particulièrement bien à la musique, et d’éviter l’accent anglais parfois un peu marqué (rien qui ne soit désagréable, soyez rassurés). Mais le risque en termes de diffusion était peut-être grand, ce qu’on peut tout à fait entendre. Tout de même, "Radyo Hatirasi" est peut-être la plus aboutie, ou en tout cas la plus intéressante des pistes de l'album. L’ambiance est réellement dépaysante, le contraste entre la sobriété des passages centrés sur le chant et des interventions instrumentales (claviers, flûte) offre une splendide impression, quand la seconde partie, beaucoup plus énergique, est superbement amenée. 


Points of Libration constitue un retour aussi inattendu que louable pour Asia Minor. Il dispose d’une grande homogénéité, non sans quelques longueurs, mais sans jamais lasser pour autant, et nous laisse sur un final explosif. Une réussite ! 


 

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