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Critique d'album

The Subways


The Subways


(06/02/2015 - Cooking Vinyl - Power Pop - Genre : Rock)
Produit par The Subways

1- My Heart Is Pumping To A Brand New Beat / 2- I’m in Love and It’s Burning in My Soul / 3- Taking all the Blame / 4- Dirty Muddy Paws / 5- Good Times / 6- Because of You (Negative Love) / 7- Just Like Jude / 8- We Get Around / 9- Pet Boy / 10- Black Letter / 11- Twisted Game / 12- Is That Enough?
Note de 3/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Power pop is not dead"
Nicolas, le 09/03/2015
( mots)

Il s’en est passé du temps depuis que les Subways, du haut de leurs dix-huit printemps insolents, ont éclot sur les scènes d’Angleterre. Après des débuts tonitruants, on les voyait d’ailleurs bien prendre la relève de leurs idoles, faire oublier Oasis, balayer Weezer, ratiboiser la concurrence et régner sans partage sur les charts européens. Sauf que l’histoire s’est déroulée de manière bien différente, au point que les Métros se voient aujourd’hui relégués au rang de vitrine un peu nostalgique de la power pop 00’s made in Britain aux côtés des Blood Red Shoes avec lesquels ils partagent un certain nombre de points communs musicaux. Toujours est-il que de percée, il n’y en eut point malgré le potentiel que laissait entrevoir le testamentaire Young For Eternity. La faute, certainement, à deux disques successeurs qui n’ont pas su hausser le ton et marquer les consciences de façon indélébile. Aujourd’hui, peu nombreux sont ceux qui attendent encore fébrilement les Subways, et la carrière de plus en plus confidentielle du power trio doit beaucoup à cette poignée de fans qui l’ont soutenu via financement participatif pour que Money & Celebrity puis cet éponyme puissent voir le jour.


Qu’est-ce qui différencie The Subways de ses prédécesseurs ? Pas grand chose, autant l’avouer. Les trois canardeurs ont décidé de quitter Warner pour revenir au label plus familial Cooking Vinyl, ont opté pour l’autoproduction et ont choisi de mettre à disposition la moitié de leur album dès septembre dernier pour ceux qui auraient précommandé la galette sur leur site web, sans oublier de s'adonner à une effervescente activité web - dont une utilisation acharnée de Twitter. Mais à part ça, pas de surprise. On reste dans un rock juvénile, fougueux, un rien hystérique par moments (dans le bon sens du terme), sans grande originalité mais avec une énergie qui fait tout de même plaisir à voir. Et nouveauté mise à part, si nous n’avions pas boudé notre plaisir en 2005 avec Young For Eternity, il n’y a aucune raison pour que nous le boudions dix ans plus tard malgré le poids que les ans font peser sur nos épaules à tous, rockeurs comme auditeurs. La guitare dégobille avec toujours jubilation (“My Heart Is Pumping To A Brand New Beat”, charge martelée avec une candeur toute adolescente) et applique ses coups de médiators sans prendre de gants (couplets en apnée de “I’m In Love And It’s Burning In My Soul”, et ce refrain craché par une Cooper morveuse à souhait), tandis que Josh Morgan s’avère toujours aussi redoutable derrière ses fûts (“Taking All The Blame”, Blinkesque et assommé par une batterie sautillante). Le garage graveleux des Libertines s’acoquine avec la power pop conquérante de Weezer (“Dirty Muddy Paws”), mais à d’autres moments la mélodie reprend le dessus et donne dans le catchy éructé en toute innocence (“Good Times”). A ce stade, Les Subways commencent à se laisser gagner par une certaine fougue vocale, avec un Billy Lunn qui rechigne de moins en moins à hurler son enthousiasme. Cela passe par un “We Get around” sous tension pour finir sur un “Twisted Game” enragé, en laissant néanmoins s’installer dans l’intervalle un joli refrain savamment troussé (“Pet Boy”) et un pont vocal scandé fort d’une rythmique redoutable (“Black Letter”). On s’attardera moins sur “Just Like Jude”, intermède plus que titre et sorte de Ash du pauvre, pas plus que sur les deux titres plus lents, “Because Of You” et “Is That Enough” qui, à part jouer les intermèdes propres à poser un tant soit peu le disque, n’ont pas grand intérêt.


Somme toute, les Subways font du Subways, et quoi de plus logique pour un album éponyme. Même si le power trio ne réinvente pas le fil à couper le beurre, on ne peut nier un franc enthousiasme à se laisser prendre au piège d’un rock 90’s à l’américaine qui ne lésine ni sur les mélodies, ni sur les décibels. Une équation certes pas suffisante pour percer de façon incontestable mais permettant à tous les férus de power pop d’assurer leur quota de gros son et d’énergie, et c’est bien là l’essentiel. A (re)découvrir au printemps lors de quelques dates françaises, mais sans Josh Morgan qui, syndrome d’Asperger oblige, a été contraint au repos forcé. Et espérons qu’ils gardent leur enthousiasme à l’avenir : à ce train là, on est prêt à leur signer un chèque en blanc pour quelques albums d’avance...

Note de 3/5
À défaut d'être novateur, cet éponyme des Subways n'en reste pas moins un album énergique et fougueux qui saura contenter les adeptes d'un rock qui revendique sa veine adolescente sans pour autant être immature.
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