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Critique d'album

The Prodigy


Their Law: The Singles 1990-2005


(17/10/2005 - XL Recordings - Electro - Big beat - Genre : Autres)
Produit par Liam Howlett

1- Firestarter / 2- Their Law (05 Edit) / 3- Breathe / 4- Out of Space / 5- Smack My Bitch Up / 6- Poison (95 EQ Edit) / 7- Girls / 8- Voodoo People (05 Edit) / 9- Charly (Alley Cat Remix) / 10- No Good (Start the Dance) / 11- Spitfire (05 Version) / 12- Jericho / 13- Everybody in the Place (Fairground Remix) / 14- One Love / 15- Hot Ride / 1- Razor / 2- Back 2 School / 3- Voodoo People (Pendulum Remix) / 4- Under My Wheels (Remix) / 5- No Man Army (Edit) / 6- Molotov Bitch / 7- Voodoo Beats / 8- Out of Space (Audio Bullys Remix) / 9- The Way It Is (Live Remix) / 10- We are the Ruffest / 11- Your Love / 12- Spitfire (Live) / 13- Their Law (Live) / 14- Breathe (Live) / 15- Serial Thrilla (Live) / 16- Firestarter (Live)
Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"15 ans d'activisme techno-punk sur une double galette démoniaque."
Maxime, le 29/11/2005
( mots)

Après les Chemical Brothers et Basement Jaxx, en attendant Fat Boy Slim et Junkie XL, c’est au tour d’un autre dinosaure du Big Beat de proposer sa petite rétrospective. Une manière de reconnaître que l’on a un pied dans le passé et un orteil dans la tombe ? No fôcking way ! Une façon de hurler qu’on reste toujours pertinent, plutôt. Car même si l’heure est davantage à la rock star livide avec petite amie top model cocaïnée, le combo d’Essex n’hésite pas à déballer fièrement ses boîtes à rythme et ses samplers, transformant chaque fosse en dancefloor pour punks hallucinés. On fête donc ici 15 ans de succès (le groupe cartonna dès ses débuts), balisés par peu d’albums (seulement quatre) mais une tripotée de singles imparables qui nous montrent une certaine idée des années 90. Celle qui révéla la techno au grand public, avec les promesses de liberté et de modernité qu’elle portait. Aujourd’hui, on est un peu revenu du "mirage électronique", puisque l’avenir semble résider dans le passé. Alors, les Prodigy, largués ?

Ben pas vraiment. Même si le groupe n’apparaît plus aussi frais et surprenant que du temps de sa splendeur (1997 avec la sortie triomphale de The Fat of the Land), son œuvre semble lui survivre et conserver toute sa nocivité et sa puissance. 15 titres, non alignés par ordre chronologique, se chargent de faire le check-up de la bête. Et la bête se porte bien, merci. Efficacement remasterisés, les morceaux s’exhibent dans toute leur force brute, illustrant à la perfection l’essence du son Prodigy : beats massifs, basse ample et bourdonnante, rythmes empruntés au hip-hop, guitares tranchées, vocaux punks… Un "Firestarter" parle de lui-même après tout. Bien sûr, Liam arrange la compil’ à sa sauce, reliftant légèrement certains titres ("Voodoo People", la nouvelle intro de "One Love", le recalibrage de "Their Law"). Ainsi, même si on connaît les albums par cœur, on prend plaisir à écouter ce disque, lequel donne de nouveaux éclairages à d’anciens titres et se forge peu à peu une identité propre. Du boulot impeccable. Cependant, le groupe ayant beaucoup évolué, la juxtaposition de travaux datant de 1991 ("Charly", "Jericho", "Out of Space") avec des morceaux fraîchement composés fait sourire, tant l’abîme qui les sépare est immense. D’autre part, on notera que la compilation oublie "Baby’s Got a Temper", single censé défendre le successeur de The Fat of the Land et renié par Liam quasiment à sa sortie. Dommage. On regrettera en outre que le groupe ne livre pas de nouveau single afin de promouvoir cette collection, juste deux remix paresseux de "Voodoo People" et d’"Out of Space". Un peu juste.

Le fan comme le profane serait tout aussi indiqué de se procurer l’édition collector de ce best of, avec son deuxième CD riche en pépites. Howlett y a compilé les meilleures faces B du groupe, des remixes, quelques raretés et des titres live. "Razor" et "Back 2 School", qui ouvrent le bal, font partie des excellents rebus de l’album que Liam avait pratiquement finalisé vers 2002 avant de tout mettre à la poubelle et de repartir de zéro afin de façonner le Always Outnumbered, Never Outgunned que l’on connaît. S’ils demeurent sans surprise, ils conservent la brutale efficacité du groupe. Concernant le choix des faces B, rien à redire, effectivement, le meilleur y est : le hip-hop instrumental au son kalachnikov "Molotov Bitch" (sur le single Firestarter), l’instru "No Man Army" dans lequel Tom Morello vient gratouiller (sur la B.O. de Spawn) ou encore le vieux "Your Love", tout reste dans le haut du panier. On peut toujours râler en se plaignant de l’absence d’un "Scienide", "G-Force" ou de "What Evil Lurks" (tout premier maxi du groupe), mais ce serait vraiment faire la fine bouche. On se montrera plus réservé quant à la pertinence des titres live sur simple support audio. Les morceaux étant principalement générés par machine, leur transcription scénique demeure pratiquement identique à leurs équivalents studio. Seules les voix de Keith et de Maxim, apostrophant la foule, s’époumonant, éructant, braillant, bavant leurs phrasés apporte une négligeable différence. Et on a plutôt l’impression d’entendre deux hooligans bourrés beugler dans une boîte de nuit que d’assister à de réelles prestations vocales. Si vous voulez du live, optez pour l’édition DVD.

Les modes peuvent bien changer, Pete Doherty clamser et se voir déifier, l’électro devenir complètement ringarde, la machine Prodigy tient encore debout. Elle a même sacrément de la gueule, à en juger par cette compilation parfaite. Alors, monsieur Howlett, c’est quoi votre vœu pour cette fin d’année 2005 ? – "Bombarder Ibiza, avec tous ces trous du cul de clones à la David Guetta ou Bob Sinclar." Vous avez dit punk ?

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Cela vous aura peut-être échappé, mais Black Mountain a discrètement rendu l’âme il y a de cela un peu plus de deux ans. Oh, rien d’aussi dramatique qu’un split avec tambours et trompettes, rien qu’un départ en catimini, celui du couple Amber Webber - Joshua Wells à qui l’on doit le sémillant projet alternatif Lightning Dust, dont on attend par là même un nouvel album très bientôt. Sans annonce, communiqué ni explications, alors que les canadiens venaient d’écoper de leur plus beau succès critique avec leur magnifique IV. Bien sûr, les choses sont loin d’être aussi simples, et la note accordée à ce Destroyer vient d’ailleurs démentir la sentence prononcée en début de paragraphe. Néanmoins, une page se tourne, et autant on oubliera sans doute assez facilement le cogneur Wells - remplacé poste pour poste par Adam Bulgasem, autant il sera bien plus ardu de faire abstraction du chant mystique de Webber qui nous laissera à jamais orphelins.

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