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Critique d'album

The Nice


Five Bridges


(00/06/1970 - Charisma Records - Rock Progressif - Genre : Rock)
Produit par The Nice

1- The Five Bridges Suite: Fantasia, 1st Bridge/2nd Bridge / 2- The Five Bridges Suite: Chorale, 3rd Bridge / 3- The Five Bridges Suite: High Level Fugue, 4th Bridge / 4- The Five Bridges Suite: Finale, 5th Bridge / 5- Intermezzo 'Karelia Suite' / 6- 'Pathetique' Symphony No. 6: 3rd Movement / 7- Country Pie / Brandenburg Concerto No. 6 / 8- One Of Those People
Note de 4/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"The Nice poursuit le mariage du rock, du jazz et de la musique classique dans un album exigeant"
François, le 08/06/2020
( mots)

A la fin des années 1960, le rock a connu plusieurs innovations. Le dialogue avec les musiques savantes dites « classiques » (donc également baroque, romantique …) est l’une d’entre elles. Que cela passe par des citations et des reprises de pièces – souvent - connues, ou par l’ajout d’orchestres, c’est une série d’expériences essentielles pour la fondation du rock progressif flamboyant des années 1970. Qu’avec du recul on puisse considérer ces essais comme étant plus ou moins réussis, il n’en reste pas moins que certains ont connu la postérité comme "A Whiter Shade of Pale" de Procol Harum qui utilise Bach ou Days of Future Passed des Moody Blues et ses orchestrations (dont Yes, hélas, se souvint sur Time and a Word). 


Mais parmi toutes ces formations des 1960’s, une seule est allée aussi loin dans le mariage entre rock et musique "classique" : The Nice. Depuis son premier album enregistré en 1967, ces musiciens talentueux arrangent des pièces issues de la musique savante pour un ensemble rock. Ils ne se contentent donc pas de quelques lignes ou d’un simple orchestre, ce sont de véritables adaptations qui nécessitent un travail de fond. Leur héritage est énorme, en particulier chez ELP, avec qui la filiation est directe puisque Keith Emerson est leur claviériste. 


En 1970, le groupe a déjà une solide réputation et peut se permettre une œuvre extravagante. Ce fut Five Bridges qui possède une belle section d’instruments à vent et un orchestre, en plus, évidemment, des membres du groupe qui redoublent de virtuosité. Œuvre de commande, "The Five Bridges Suite" occupe toute la première face et se découpe en plusieurs mouvements, comme une pièce classique. 


A l’écoute des premières minutes, on n’aperçoit même plus la dimension rock tant l’orchestre s’impose. Une musique de film qui retrouve les sillons plus rock au bout de six minutes, pour un combat acharné entre la batterie et les claviers. La pâte d’Emerson, si caractéristique, est déjà bien façonnée. Cette pièce n’est pas seulement abreuvée de caractéristiques classiques puisque le jazz trouve toute sa place également, pour des passages relativement expérimentaux et improvisés. 


Mais The Nice demeure avant tout un groupe inspiré par la musique savante, et les citations sont multiples : Tchaïkovski ("Pathetique", très orchestral), Sibelius, Bach … et même Bob Dylan pour une reprise de "Country Pie" qui rencontre des contrepoints baroques. Si vous aimez les expériences virtuoses, vous serez servis.


L’album étant un faux- studio (il a été enregistré live, principalement à Londres, mais aussi aux Etats-Unis), on imagine déjà un public préparé pour la suite des événements musicaux des 1970’s : le terreau pour le rock progressif est déjà répandu. 


Impressionnant, l’album n’en est pas moins un peu laborieux par moment, voire excessif dans sa filiation savante, quitte à perdre le côté rock. Quand on marche sur le fil, on risque toujours de tomber d’un côté ou de l’autre. La spontanéité – relative – des premiers albums n’est plus présente et la mécanique semble trop bien huilée : The Nice a fait le tour de la question et brille sans surprendre. D’ailleurs, Five Bridges est plus ou moins le dernier album du groupe. Elegy sort après leur séparation et contient de nombreuses pièces live issues de captations anciennes. On connaît au moins la suite pour Emerson, puisque son trio (ELP) fait paraître un premier album la même année : dans les pas des Nice, le super-groupe renouvellera et intensifiera la recette avec un talent incommensurable. Il demeure que The Nice est bel et bien un des fondateurs, hélas un peu oublié au profit du seul roi pourpre, du rock progressif. 


 

Commentaires
Francois, le 09/06/2020 à 08:09
@Guillaume, jette une oreille à leur arrangement du "Rondo" ou de "America", c'est brillant. De même, leur deuxième album, Ars Longa Vita Brevis, c'est quelque chose
GuillaumeAR, le 08/06/2020 à 20:41
C'est passionnant! Merci pour la découverte !
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