↓ MENU
Accueil
Première écoute
Albums
Concerts
Cinéma
DVD
Livres
Dossiers
Interviews
Festivals
Actualités
Médias
Agenda concerts
Sorties d'albums
The Wall
Sélection
Photos
Webcasts
Chroniques § Dossiers § Infos § Bonus
X

Newsletter Albumrock


Restez informé des dernières publications, inscrivez-vous à notre newsletter bimensuelle.
Critique d'album

The Dandy Warhols


Welcome To The Monkey House


(19/05/2003 - Capitol Records - pop psychédélique - Genre : Pop Rock)
Produit par

1- Welcome to the Monkey House / 2- We Used to Be Friends / 3- Plan A / 4- Wonderful You / 5- Scientist / 6- I Am Over It / 7- The Dandy Warhols Love Almost Everyone / 8- Insincere / 9- The Last High / 10- Heavenly / 11- I Am Sound / 12- Rock Bottom / 13- (You Come In) Burned
Note de 4/5
Vous aussi, notez cet album ! (21 votes)
Consultez le barème de la colonne de droite et donnez votre note à cet album
Note de 4.0/5 pour cet album
""
Maxime, le 17/10/2005
( mots)

"Sonner comme Simon & Garfunkel produits par Dr Dre", voilà l’ambition qu’affichent sans sourciller les Dandy Warhols à la sortie de leur quatrième album. Alors qu’ils formaient avec quelques autres la tête de pont du retour du rock, notamment grâce à leur Thirteen Tales…, les voilà qui tournent casaque et, au moment où tout le monde sort les guitares, déballent les synthés. Ne jamais faire comme les autres et, surtout, avoir une longueur d’avance sur les modes, telle est la devise du combo de Portland qui débauche pour l’occasion Nick Rhodes, l’ancien clavier des Duran Duran (!?), à la production.

Le premier choc esthétique de ce Welcome To The Monkey House, c’est sa pochette. Pop, classe, froide, synthétisant deux créations d’Andy Warhol (La pochette du premier Velvet Underground et du Sticky Fingers des Rolling Stones). Puis vient le son, eighties donc. On pense au premier abord aux Simple Minds, à des titres de Madonna ou de Michael Jackson ou de groupes qui en ont plus on moins hérité en fusionnant électro et pop comme Garbage. La guitare n’a pas entièrement disparu, mais elle est tamisée, disputant sa place avec les basses Moog, les reverb, ou les claviers. En totale rupture avec leurs efforts précédents, les Dandy ébauchent un son à la fois rigide et onduleux, à des années lumière de leur rock psychédélique, dans lequel les Beatles percutent Air et le glam se prend le disco en pleine poire.

Et pourtant le charme opère, parce que la bande à Taylor-Taylor sait ce qu’elle veut et, surtout, comment l’obtenir. Appelez ça l’instinct ou tout simplement le talent. Car cet album regorge de redoutables chansons pop, certaines figurant parmi les meilleures enregistrées par le quatuor. On retiendra tout d’abord la formidable tripotée de singles que le disque renferme dans ses mamelles généreuses : "We Used To Be Friends", batterie carrée copulant avec des riffs synthétiques pour exploser au refrain, "Plan A", avec ses lignes de guitares stoniennes et rectilignes et "You Were The Last High", un des meilleurs morceaux des Dandys, réussissant, comme bon nombre de titres de l’album, à préserver la mélodie et la grâce à l’intérieur d’un cadre ultra rigide et minimal. Le reste comporte son lot de facéties : Tony Visconti (oui, le producteur de T-Rex) tient la basse sur ce "The Dope" à la furie dansante contagieuse, le délirant "Hit Rock Bottom", l’euphorique "The Dandy Warhols Love Almost Everyone", ou le lancinant "I Am Over It". Courtney Taylor se régale, basculant en une fraction de seconde de voix gutturale à cris suraigus.

Brillant manifeste pop tout autant que fabuleux prétexte à danser, ce disque squattera indifféremment les pistes de danse, les chambres à coucher, les baladeurs ou les autoradios, tant il se prête à ces multiples usages. Il est fort dommage que cette tentative avouée de hold-up des charts (le groupe a accepté d’adopter le mixage proposé par la maison de disque, moins rugueux) n’ai pas abouti. Groupe assez élitiste, les Dandy se voulaient pour une fois plus universels. Pas sûr qu’ils rouvriront un jour aussi grand les portes de l’Odditorium. On a au moins une bonne raison d’attendre un tel évènement. Elle s’appelle Welcome To The Monkey House.

Commentaires
Soyez le premier à réagir à cette publication !
Soutenez Albumrock

Nous avons besoin de vous pour garder notre indépendance !


Publicité
Barème
Sans intérêt
Raté
Très faible
Décevant
Moyen
Bon album
Très bon album
Coup de coeur
Excellent
Culte
Critique d'album

The Dandy Warhols


Distortland


Critique d'album

The Dandy Warhols


This Machine


Album de la semaine

Black Mountain


Destroyer


"

Cela vous aura peut-être échappé, mais Black Mountain a discrètement rendu l’âme il y a de cela un peu plus de deux ans. Oh, rien d’aussi dramatique qu’un split avec tambours et trompettes, rien qu’un départ en catimini, celui du couple Amber Webber - Joshua Wells à qui l’on doit le sémillant projet alternatif Lightning Dust, dont on attend par là même un nouvel album très bientôt. Sans annonce, communiqué ni explications, alors que les canadiens venaient d’écoper de leur plus beau succès critique avec leur magnifique IV. Bien sûr, les choses sont loin d’être aussi simples, et la note accordée à ce Destroyer vient d’ailleurs démentir la sentence prononcée en début de paragraphe. Néanmoins, une page se tourne, et autant on oubliera sans doute assez facilement le cogneur Wells - remplacé poste pour poste par Adam Bulgasem, autant il sera bien plus ardu de faire abstraction du chant mystique de Webber qui nous laissera à jamais orphelins.

"
À lire également