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Critique d'album

The Cranberries


Roses


(28/02/2012 - Cooking Vinyl - Rock irlandais - Genre : Rock)
Produit par

1- Conduct / 2- Tomorrow / 3- Fire & Soul / 4- Raining In My Heart / 5- Losing My Mind / 6- Schizophrenic Playboy / 7- Waiting In Walthamstow / 8- Show Me / 9- Astral Projections / 10- So Good / 11- Roses
Note de 4/5
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Note de 2.5/5 pour cet album
"Dix ans plus tard, les Cranberries reviennent aux affaires sans se transcender"
Nicolas, le 01/03/2012
( mots)

Les temps sont durs pour les artistes, et les Cranberries, forts d'un retour après plus de dix ans d'absence, en ont malheureusement fait les frais en voyant leur nouvel album, Roses, atterrir sur les réseaux internet un mois avant sa sortie. Elle est loin, l'époque où l'on pouvait tranquillement écouler des millions de disques sans trop se poser de questions. Bienvenue dans les années 2010... à ce propos, on se demande vraiment ce qui peut encore pousser les airelles à se réunir en ces temps troublés pour l'industrie du disque. L'écoute de ce sixième album studio nous apporte à ce titre une réponse parfaitement limpide, mais pas forcément celle que l'on attendait.

La réponse, c'est qu'il semblerait bien que le succès des Cranberries se soit bâti sur une épouvantable méprise, une méprise qui a pour nom "Zombie". L'analyse rétrospective nous montre en effet un quatuor que rien, absolument rien ne prédisposait au succès de masse. Bien sûr, il y a Dolores O'Riordan, cette chanteuse à la voix stupéfiante, l'une des plus brillante de la vague 90's, mais pour le reste, que retenir de la pop gentiment rock des irlandais ? Des mélodies alternant roue libre et détours alambiqués, une instrumentation d'un classicisme outrancier, des défauts techniques instrumentaux habilement dissimulés, what else ? Soyons honnêtes une minute et observons attentivement leur discographie. Jusqu'à No Need To Argue inclus, nous avons affaire à un jeune groupe sans aucune prétention, groupe qui possède néanmoins un talent évident dans la délivrance de jolies balades électro-acoustiques et de pièces pop parfaitement sincères. Et puis vient "Zombie" et son succès déraisonnable, et là la machine commence à se gripper. C'est alors que les Cranberries s'emmêlent imperturbablement les pieds dans le piège qu'ils s'étaient eux-mêmes tendus, se mettent en tête de surjouer leur musique à renforts de grosses guitares saturées (To The Faithful Departed en est gorgé jusqu'à l'overdose) ou à se prendre pour une formation outrageusement ambitieuse (Bury The Hatchet et sa production ultra-léchée). Sauf que le meilleur du quatuor tient avant tout dans la simplicité, le dépouillement et la spontanéité de ses deux premiers disques, "Zombie" exclu (franchement, vous n'en avez pas eu jusqu'à la nausée, de cet espèce d'hymne bovin surchanté ?), la beauté gracile de "Dream" ou "Linger", la tristesse douloureuse de titres comme "Ode To My Family", "Dreaming My Dreams" ou "Empty". Là se situe le coeur et l'âme des irlandais, et c'est cet esprit, cette envie que tente de recapturer Roses avec plus ou moins de réussite.

Place à l'épure, retour au dépouillement de Everybody Else Is Doing It, So Why Can't We? , disparition quasi-intégrale de la saturation, ratissage complet de la production (à l'exception de quelques violons ou accordéons ajoutés de-ci de-là), simplification des effets de voix, ces roses distillent avant tout un parfum de retour aux sources et de recherche d'un temps perdu. Plutôt que de se réinventer, les irlandais préfèrent emprisonner de nouveau ce qui a fait leur force durant leur jeunesse. Un pari que beaucoup de groupes tentent sans vraiment y parvenir, sauf qu'ici, il se passe tout de même quelque chose. On ressent un petit frisson à l'écoute d'un "Tomorrow" qui fleure bon le "Linger" croisé à l'"Ode To My Family", on se laisse facilement emporter par la valse tranquille de "Conduct", on fredonne sans effort le joli "Raining In My Heart", on retrouve quelques accès d'énergie sur les martellements habités de "Losing My Mind", et on se surprend à apprécier vraiment l'enflammé "Schizophrenic Playboy", probablement le meilleur morceau du lot. Et puis... et puis ça s'arrête là, car malgré toute leur envie, les irlandais ne parviennent pas à pousser leur effort plus avant. Il manque à cet album le petit plus, la petite fibre mélodique vraiment captivante, la petite poignée de tubes incontestables qui transforme le bon en excellent. Roses s'apprécie sans y penser, il captive peu dans ses premières écoutes, il plaît sans effort par la suite, mais il se laisse aussi facilement oublier. Le pire, c'est qu'on n'est même pas certain que Dolores O'Riordan et ses trois compères aient vraiment cherché à plaire à tout prix. Chacun d'entre eux est marié et père ou mère de famille, chacun est blindé de thune jusqu'à la fin de ses jours, et clairement cette reformation sent surtout la reformation-plaisir, la recherche du jouer-ensemble, et Roses devient alors un prétexte, une justification pour retrouver l'ivresse de la scène. Et vous allez rire, mais c'est encore sans aucune volonté de prouver quoi que ce soit que les Cranberries se révèlent les plus satisfaisants. Bien sûr, ce sixième album enfonce une porte ouverte : on se rend bien compte ici que les airelles n'ont rien d'irrésistible. Ceci dit, on le savait déjà depuis bien longtemps, non ?

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Opeth


In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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