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Critique d'album

The Breeders


Mountain Battles


(08/04/2008 - 4AD - Indie Rock US - Genre : Rock)
Produit par

1- Overglazed / 2- Bang On / 3- Night Of Joy / 4- We're Gonna Rise / 5- German Studies / 6- Spark / 7- Istanbul / 8- Walk It Off / 9- Regalame Esta Noche / 10- Here No More / 11- No Way / 12- It's The Love / 13- Mountain Battles
Note de 4/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Le combo des soeurs Deal se paye un album aussi badin que mélancolique."
Maxime, le 22/08/2008
( mots)

On l’avait dit à propos de Frank Black, on réitèrera ici le propos sur le cas des Eleveurs : la meilleure chose qu’ont fait les Pixies ces dernières années a été de se reformer sans pousser la chose jusqu’à enregistrer un nouvel album. L’avortement de ce come-back discographique qui sonnait comme une fausse bonne idée permet de goûter avec un plaisir redoublé aux aventures solo de leurs membres. Libéré, le joufflu brailleur s’est offert un cinglant Bluefinger, qui redonna une vigueur bienvenue à une carrière solo devenue plan-plan depuis quelques disques et a enfoncé le clou quelques mois plus tard avec l’atrabilaire Sv N Fngrs. Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, c’est désormais au combo des sœurs Deal de pointer le bout de ses Vans miteuses.

Les Breeders, on les avait laissé il y a six ans avec Title TK, album morne enregistré au fond du trou narcotico-éthylique dans lequel Kim s’était tapie. Relativement incompris à sa sortie, Title TK est pourtant une réussite totale, espèce d’assortiment aussi génial que lugubre de mélodies cafardeuses marinant dans le formol. Entre autres merveilles, le disque se permettait de s’achever sur un chef d’œuvre total, "Huffer". Une défenestration magistrale, une chute libre où se mêlent rage et abandon, deux minutes et sept secondes que l’on n’échangera pour rien au monde contre tout ce que Pete Doherty a produit, produit et produira durant le reste de sa vie et dans les autres. Depuis, les choses vont mieux chez les jumelles doctoresses es "je ne sais pas comment faire un solo". Une salutaire cure de désintoxication achevée, la bassiste des lutins du Massachusetts ne jure plus désormais que par les chewing-gums à la nicotine, mais reste proverbialement cool, assemblant avec patience les bribes de mélodies, les ébauches soigneusement compilées et enregistrées sur bandes qui donnèrent peu à peu naissance à ce quatrième long format.

Si Title TK se payait un final dantesque, son successeur lui répond méchamment en s’ouvrant sur un morceau de bravoure colossal. "Overglazed" est un titre dément, touchant du doigt l’art des Breeders dans sa forme la plus pure : une entrée en matière emphatique, avec un chant à la Shangris-Las ballotté par des bourrasques de guitares enrouées allant se fracasser sur les rochers pendant que les demoiselles tutoient les étoiles, scellant une alliance toute naturelle entre une mélodie céleste et un son analogique rustre, saturé de grains et d’écho. La suite confirme cette tendance, optant pour une power-pop décomplexée mais regorgeant d’aspérités. Dans le premier lot, on relèvera "Walk It Off", trébuchant sur des riffs pixiens et une rythmique décalée dopée au Xanax, l’insouciant "It’s The Love" jouant avec bonheur sur le registre girl group indie, la rengaine latino "Regelama Esta Noche" chipée à un juke-box passant inlassablement le titre dans le rade mexicain dans lequel le combo avait établi ses quartiers. Dans la même veine Erasmus, il y a même "German Studies", pochade sans queue ni tête brassant les maigres résidus de cours d’Allemand habitant encore l’esprit méandreux de Kim Deal.

Et puis il y a les nombreuses zones d’ombres qui essaiment le disque, craquelant le verni de cette apparente joie retrouvée de jouer : "Bang On", sur une batterie minimaliste pulsant comme un cœur souffreteux, expose crûment le constat d’une vie solitaire ("je n’aime personne, et personne de n’aime/je ne veux de personne, et personne ne veut de moi") et rappelle toute la dette que doivent au groupe des formations telles que les The Kills. Ailleurs, c’est une ritournelle déphasée sublime de retenue ("Here No More"), des mélodies déphasées suintant les vapeurs d’alcool et les larmes amères ("We’re Gonna Rise", "Spark") ou des refrains rachitiques scandés à l’infini ("No Way") qui se chargent d’alourdir l’ambiance, sans jamais plomber l’atmosphère avec un pathos lourdaud. Tout n’est pas de haut vol dans cette galette, on y trouve des moments de langueur où il ne se passe pas grand-chose ("Night Of Joy", "Istanbul", "Mountain Battles"), mais qui ne rendent que plus saillants les fulgurances surgissant des autres pistes. C’est bien tout le pari de ces mères maquerelles de l’indie rock US : repousser sans cesse les limites du genre avec l’air de ne pas y toucher.

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