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Critique d'album

Solaris


Nostradamus 2.0 - Returnity (Unborn Visions)


(16/11/2019 - - Rock progressif / musique élec - Genre : Rock)
Produit par

1- Returnity / 2- Double Helix - 1953, Februar 28 / 3- Deep Blue - 1997. Május 11. / 4- Radioscope - 1926. Március 20.
Note de 5/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"La suite de Nostradamus est exceptionnelle, on n'en attendait pas moins de la part de Solaris. "
François, le 20/12/2019
( mots)

Au soviétisme du goulag devait répondre le socialisme du goulasch, dans une Hongrie soi-disant plus souple que ses républiques sœurs : c’est ainsi que des étudiants de Budapest ont pu, dans un contexte musicalement (les années 1980 restent les années 1980, même par-delà le rideau de fer) et politiquement hostile, fonder leur propre groupe de rock progressif, Solaris. 


Les pays de l’est ont fourni au genre un certain nombre de groupes et de formations dans les années 1970-1980, parfois difficiles d’accès (parce que la diffusion demeure médiocre ou parce que le tchèque vous heurte les oreilles), et ce malgré les dictatures en place. Pourtant, peu d’entre elles ont connu le succès. De façon toute relative, Solaris s’en est plutôt bien sorti avec un concert mémorable aux Etats-Unis (dont il existe un live), lui conférant une réelle célébrité dans les milieux progressifs. 


Cela passe par une discographie exceptionnelle quoique très réduite : ce nouvel opus n’est que leur cinquième album studio si l’on compte Solaris 1990. Et comme les chroniques martiennes avaient connu une suite en 2014, c’est au tour de Nostradamus de continuer sa quête. Cela dans un concept-album semble-t-il proche de tous les albums tournant autour de la temporalité décomposée (clin d’œil à Metropolis). Sans lire le magyar, on voit bien que les titres correspondent à des dates qui découpent le récit. Ce sont de grands événements scientifiques (sauf le premier mouvement), souvent liés au nucléaire ; autant de prophéties réalisées par Michel de Nostredame, dont la mort du premier batteur du groupe.  


Il faut rappeler que, sans être selon nous le meilleur, Nostradamus était un album qui avait reçu un accueil critique très chaleureux. Par ailleurs, musicalement parlant, des clins-d’ œil sont faits au premier volume par citations. Un jeu de piste pour connaisseurs. 


Pour revenir aux questions de chiffres, d’autres indiquent que l’essentiel de l’album est composé d’une grande suite de plus de trente minutes, elle-même découpée en chapitres, ainsi que de trois morceaux plus courts qui ne sont pas pour autant des ersatz de bonus. Ce ne sont pas non plus des chutes placées là pour combler la surface du disque, puisqu’on trouve de vrais moments forts en leur sein. C’est particulièrement le cas de "Double Helix", titre remarquablement bien composé. L’alliance entre la flûte et les synthétiseurs dans un jeu de question de réponse ultra-mélodique fait de la pièce un incontournable du groupe. Un petit bijou qui s’améliore au gré de son développement en ajoutant des instruments (notamment la guitare soliste) et des superpositions de pistes. Simple mais efficace, progressif et accessible. Le pastoral et énergique "Deep Blue" comme le mélodique "Radioscope" (belle conclusion) sont aussi recommandables. 


Difficile de décrire complètement la pièce centrale tant elle est dense et longue. Néanmoins, après son introduction calme (le chant est assez présent, avec des invitées féminines, en hongrois dans le texte), on s’immerge dans l’univers construit par le talent d’écriture du groupe. Les mélodies développées sont toujours accrocheuses et bien pensées, finement composées avec un savoir-faire minutieux. De somptueux passages de guitare et de flûte sur le premier mouvement, un mid-tempo épique sur le second, l’ensemble est absolument cinématographique et emporte sans peine l’auditeur dans sa fresque. Ceux qui aiment les passages plus hard seront servis, la distorsion n’inquiète en aucun cas le groupe. De même, les développements aux claviers, avec une belle palette de sons, donne une variété immense à cette longue pièce. On retrouve parfois des parties qui peuvent rappeler Mike Oldfield. Sans atteindre "Los Angeles 2026" - leur sommet, mais c’est une histoire de goût – "Returnity" est une vraie cure progressive. 


Solaris est un groupe parcimonieux, privilégiant la qualité sur la quantité : il le prouve une fois de plus avec cette nouvelle perle. Un beau cadeau de Noël qu’il faudra néanmoins obtenir avec un peu de volonté puisque le groupe est assez mal distribué en France (il faut contacter directement le groupe ici solarisrendeles@gmail.com, ils parlent anglais). Mais cela en vaut la peine. 


 

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