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Critique d'album

Seven Ages


Lyssa


(08/03/2014 - Seven Ages - - Genre : Rock)
Produit par

1- I Don't Mind / 2- Protocol Disconnection / 3- You Get Me High / 4- Lyssa / 5- Trouble Maker
Note de 4/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Non, le made in France n'est pas totalement à jeter."
Alan, le 18/03/2014
( mots)

Si, en dehors de la lecture du webzine, il vous arrive de lire la presse papier, alors peut-être que certains d’entre vous se souviennent de l’image d’un représentant de l’État vêtu d’une marinière et tenant fièrement dans ses mains un mixeur de marque française. Nous, on a bien ri. Lui, il s’est défendu en expliquant que cette image était dans la continuité de sa politique, à savoir défendre le made in France. Démarche qui a par la suite engrangé des prononciations françaises bien ridicules telles que péople. À ce rythme, ce n’est qu’une question de temps avant que le réseau de Mark Zuckerberg ne se fasse appeler Trombinoscope à l’intérieur de nos frontières.

Cependant, il y avait quelque chose à en tirer : la France, ce n’est pas que le béret et la baguette. Ce n’est pas non plus uniquement le fromage et le vin, ou encore la littérature et la variété. La France sait parfois faire autre chose que ce qu’on appelle communément de la daube dans des domaines qu’on n’oserait a priori à peine énoncer. 

Prenons par exemple, et totalement par hasard, la musique française : à l’heure où la meilleure vente de l’année est celle d’un Stromae originaire de Belgique, où Zaz se voit certifiée double disque de diamant (si si, j’ai lu le bilan du MIDEM sur le marché de la musique en 2013… c’est affolant) et où les Sardou et autres Johnny, en plus d'être devenu des vieux cons, ne sont plus que les caricatures de ce qu’ils étaient il y a de cela plusieurs siècles (à partir d’un certain âge, il devient plus judicieux de compter en siècles plutôt qu’en décennies), on est en droit de se demander légitimement si la France est encore capable de proposer quelque chose de nouveau et de qualité. Les deux à la fois, cela va sans dire. Alors ?

Et bien la réponse est oui. Seulement, il faut savoir regarder ailleurs que sous le feu des projecteurs. Il faut aller chercher autre part, sur les scènes locales. Il faut accorder du crédit à ces jeunes artistes et leur prêter plus d’attention. On se répète, mais en plus de couvrir l’actualité et les grosses sorties, Albumrock a toujours mis un point d’honneur à assurer le rôle de plateforme d’émergence pour les jeunes talents. Aujourd’hui donc, direction la capitale et coup de projecteur sur le rock de Seven Ages.

Alors que le groupe revendique un bon nombre d’influences, la réussite de ce premier EP réside dans l’évocation sans pour autant tomber dans la copie : Lyssa est un véritable kaléidoscope musical évoquant à la fois des soli made in Andrew Stockdale ("Protocol Disconnection"), des riffs made in Josh Homme ("Lyssa") ou bien des motifs made in Arctic Monkeys ("You Get Me High"). Ce melting pot musical est des plus plaisant, assuré par des musiciens qui n’en font pas des tonnes et vont droit au but, ainsi que par une voix qui a ce je-ne-sais-quoi d’entraînant.

Lyssa est un EP qui suinte la fougue et l’énergie de la jeunesse : on se sent vite repossédé par la vitalité de nos plus belles années sur le final de "Trouble Maker" ou sur les refrains de "You Get Me High", morceau sur lequel on peut d’ailleurs entendre : "I feel so young, could it be wrong?". La réponse ne dépend que de vous désormais : jetez non pas une, mais deux oreilles sur ce premier EP réussi et convainquant qui, bien que chanté en anglais, est bien une production 100% française. Gardez un oeil sur ces jeunes parisiens prometteurs, on est en droit de supposer que la suite ne sera que meilleure. Du moins, c’est tout ce qu’on leur souhaite.

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Très bon album
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Seven Ages


Album de la semaine

Opeth


In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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