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Critique d'album

Saxon


Strong Arm of the Law


(01/09/1980 - Carrere - NWOBHM - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- Heavy Metal Thunder / 2- To Hell and Back Again / 3- Strong Arm of the Law / 4- Taking Your Chances / 5- 20,000 Feet / 6- Hungry Years / 7- Sixth Form Girls / 8- Dallas 1 PM
Note de /5
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Note de 4.5/5 pour cet album
"Saxon s'arroge le monopole de la violence légitime, violence musicale bien entendu, avec un album survolté et plein de surprises."
François, le 08/01/2019
( mots)

"Heavy Metal Thunder" ! Heavy Metal Thunder" ! Imaginez la claque à l’époque ! Quelle puissance ! Quelle vitesse ! Avec ce morceau d’ouverture, Saxon accélère un peu plus dans la direction d’un Metal sans concession.  Si Strong Arm of the Law confirme le choix qui avait été fait dans l'album précédent, c'est-à-dire de persister dans la volonté d’être un groupe de hard pour moustachus amateurs de Harley ("20 000 ft"), Saxon prend une dimension nouvelle lui permettant de dépasser cette seule image en devenant pilier du Heavy Metal. Ainsi, quand "Motorcycle Man" ouvrait Wheels of Steel, c'est "Heavy Metal Thunder", troquant les bruits de moteur pour ceux de l'orage, qui ouvre Strong Arm of the Law. Le groupe n'a jamais été aussi violent jusqu'alors, et ce titre, devenu un classique, annonce la couleur de l'album. 


En effet, les morceaux ont gagné en agressivité : le très convenu "To Hell and Back again" prend cette caractéristique dans son refrain, tandis que "Taking your Chance" dont l'introduction sonne Scorpions période Uli Jon Roth dégaine des riffs rapides avant le solo. Le groupe d’affirme dans le courant de la NWOBHM avec un titre comme "Sixth from Girl",  qui reprend (ou, étant donnée la date, initie) les sonorités du courant. Mais question violence, c’est "20.000 ft" qui est sur les rotules, imitant la vitesse des cylindrés débridées dont il chante la gloire. Certains pourront juger le riff un peu trop en écho avec celui de "Heavy Metal Thunder". 


Si nous restons dans la thématique Harley, parlons d’"Hungry Years", à l’orée de la face B, qui est une petite perle. Biff Byford prouve une fois encore ses capacités de vocaliste, et n'a pas à rougir du talent d’un Bruce Dickinson, futur chanteur de la Vierge de Fer. Pour ceux à qui ça avait manqué, on retrouve enfin (ouf) un son rassurant et pour ainsi dire familier : un grand vroum sur du macadam en guise d’introduction. Le morceau commence sur ce qui semble être une power- ballade, mais le groupe nous surprend avec un titre qui groove avec classe. Tout est bien pensé, bien ajusté, rien n'est laissé au hasard, les deux guitaristes s'entendent à merveille et nous les entendons avec émerveillement. On retrouve tout le talent d’écriture de Saxon. Le fait qu’ "Hungry Years" n'ait pas parvenu à devenir un des titres phares est à déplorer. Mais les goûts et les couleurs …


Reste les tubes de Strong Arm of the Law, dont le morceau éponyme. Après une irrésistible introduction spatiale, son riff très bluesy immédiatement accrocheur en fait un autre incontournable : il suffit alors d’ajouter un refrain fédérateur « Stop ! – A vous : Get Out ! » pour obtenir la recette du succès. Saxon s’arroge la force coercitive temporelle lorsque Judas Priest, les Metal Gods, quatre ans plus tard, incarnera le pouvoir spirituel avec Defenders of the Faith


Il y a enfin l'exceptionnel "Dallas 1 pm". Les références historiques sont un leitmotiv du groupe, mais c'est sur le terrain médiéval qu'il puisera ses thèmes favoris. Pourtant, le premier morceau d'envergure utilisant ce matériau traite de l'assassinat de Kennedy ; pendant plus de 6 minutes, les deux guitares (qui se complètent parfaitement, ce n'est pas une simple superposition évitant à l'un des deux musiciens de chômer, mais une harmonie) accompagnent la voix de Byford. Quand tout à coup (les lumières s’éteignent brutalement en concert) les arpèges arrivent juste avant une voix de radio, celle annonçant l’assassinat du président, nous entraînant petit à petit vers le solo. L’ambiance pesante et terrible de l’événement est restituée avec brio, ce qui laisse présager les futurs récits historiques habilement retranscrits par le groupe ("Crusader", "Lionheart" …). 


Biff Byford considère que cet album est le mieux réussi de la triade du début des années 1980 (dont il est le second volet), et même si le choix est cornélien pour tout fan du groupe tant ces trois albums regorgent de bijoux, on peut suivre cet avis. Parfaitement construit entre un premier morceau explosif et une fin plus sensibles, Strong Arm of the Law atteste la qualité de  Saxon en artisans du Hard-rock et du Heavy-Metal pour en faire un symbole du genre. A ceux qui n’avaient pas cru en eux au début, la suite se charge de leur répondre en les narguant, tout en célébrant leurs supporters tout de jean et de cuir. Mais ça, c’est une autre histoire, celle de Denim and Leather


 

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