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Critique d'album

Rush


Caress of Steel


(24/09/1975 - Anthem - Hard Rock progressif - Genre : Rock)
Produit par

1- Bastille Day / 2- I Think I'm Going Bald / 3- Lakeside Park / 4- The Necromancer / 5- The Fountain Of Lamneth
Note de 3/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Un album de transition entre période hard-rock et progressive, hésitant mais percutant "
François, le 23/01/2019
( mots)

L’année 1975 fut chargée pour Rush avec la parution d’un second album moins de sept mois après Fly by Night. Caress of Steel est souvent moins aimé (mais jamais mal-aimé) par rapport au reste de la discographie pour la simple raison que cet opus manque réellement de cohérence.


En effet, le groupe est en pleine transition passant de trio de Hard-rock talentueux mais pas si original que ça, à groupe de progressif inventif, expérimental tout en restant mélodique. On sentait déjà dans l'album précédent les petites escales vers un style plus ampoulé, plus complexe, précurseur peut-être du Metal progressif, mais le pas n'était pas vraiment franchi. Il l'est dans Caress of Steel sans vraiment l'être, puisque les trois premiers morceaux sont des titres relativement courts et hards, quand les deux derniers sont très longs et absolument progressifs. Il est toujours compliqué de réaliser une transition sans être maladroit. Ne voulant pas prendre ce risque, Rush tranche la poire en deux et fait perdre l'unité qu'un album se devrait d'avoir.


"Bastille Day", ouvrant l'album sur la Révolution française et rendant explicite la nature de cette caresse d'acier est très enthousiasmant. Un des meilleurs titres hard du groupe, qui n'a rien à envier à "Anthem", et qui laisse entrevoir une cohérence dans la thématique de l'album autour de la « guillotine » (puisqu'elle est citée dans le refrain). On retrouve les changements rythmiques chers au groupe, avec une construction millimétrée. Notamment avec le début du solo qui adouci le titre avant de repartir sur un riff de cavalerie. Le problème vient de ses deux épigones, "I think I'm Going Bald" et "Lakeside Park", qui ne sont pas mauvais, mais qui échappent la cohérence thématique et restent très classiques. Surtout que "I think I'm Going Bald" semble être une resucée de "In the Mood" de 1974 ... Bref, des morceaux sympathiques mais à la limite du remplissage.


Voilà pour la partie hard-rock de l'album. L’aile progressive s'ouvre sur le long "The Necromancer", tout droit venu des errements fantasy du groupe, reprenant la suite des aventures du prince By-Tor. Titre très bon avec des parties tantôt apaisées, tantôt énervées, et une introduction exceptionnellement bien réussie, qui souffre seulement du manque de cohésion entre les différents passages. Nouveau problème de transition finalement, à l’échelle du morceau cette fois-ci. L’exercice n’est pas aisé et la maîtrise de l’écriture d’épopées progressives prend du temps à être complètement acquise. Cette hésitation pardonnable puisque nous avons tout de même là un titre d'excellente facture.


Vient ensuite la grande fresque progressive, "The Fountain of Lamneth", de près de vingt minutes. Pâtissant des mêmes problèmes que le titre précédant (maladresses dans les liaisons entre les différentes parties), il reste impressionnant tant l'inventivité du groupe en terme de mélodies et de rythme est grande. La division en six parties permet de suivre les variations nombreuses, comme autant de chapitres d'une histoire fantastique traitant de la recherche de cette fameuse fontaine se trouvant un peu avant le plateau de Bacchus. Le groupe se permet ici des expérimentations, des solos (notamment à la batterie), qui préparent le terrain pour une suite d’autant plus remarquable (2112).


Caress of steel a sûrement des défauts, mais reste un album de très grande qualité. On ne peut comprendre le chemin parcouru par le groupe et sa carrière sans y jeter une oreille, et dans bien des cas, y revenir de temps en temps car il y a de nombreuses bonnes idées qui ne demandent qu'à être (re)découvertes.

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