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Critique d'album

Rumplestiltskin


Rumplestiltskin


(00/00/1970 - Bell - Heavy Blues, Hard Rock - Genre : Hard / Métal)
Produit par Shel Talmy

1- Make Me Make You / 2- Poor Billy Brown / 3- Knock On My Door / 4- No One to Turn to / 5- Mr. Joe (Witness For The Defence) / 6- Pate De Fois Gras / 7- Rumplestiltskin
Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Archéologie du heavy début des 70's avec une perle oubliée. "
François, le 22/07/2019
( mots)

Une bande de musiciens sous pseudonymes, un groupe qui n’est qu’une création alchimique d’un producteur, une pochette grivoise en bande-dessinée : la combinaison de départ n’est pas forcément alléchante. Pourtant, derrière Rumplestiltskin (du nom d’un personnage issu d’un conte populaire allemand) se cache un groupe composé de musiciens talentueux, certes ancrés dans leur époque, mais capables de pondre un petit bijou aujourd’hui oublié. Il convient de le dépoussiérer. 


Les pseudonymes, parfois farfelus et forts en jeux de mots, sont là pour éviter les ennuis contractuels aux musiciens de studio qui composent le groupe. Jouer pour les autres certes, cela met du beurre dans les épinards, mais prendre en main la composition, voilà qui est plus alléchant. Les Allemands de Lucifer’s Friend l’ont compris à la même époque. 


En 1970, la mode est au hard-rock, aux guitares saturées, mais un hard-rock qui ne s’est pas encore complètement émancipé du blues. Ce premier album du combo en est l’illustration parfaite. Un son un peu garage, des riffs lourds à la limite du stoner, la recette qui fait mouche est adoptée. Mais des détours soul et funk sont à souligner. 


Le gimmick du groupe est d’étouffer les cordes de la guitare en jouant rapidement les accords, pour faire sonner quelques traits seulement. On retrouve très bien cet aspect sur l’instrumental "Rumplestilktskin", déluge de notes renforcé par des percussions variées, une basse musclée, et des lignes de piano habiles. 


Mais l’album vaut principalement le détour pour le premier titre, "Make Me Make You", frôlant les dix minutes. On passe d’une ambiance à une autre sans être heurté dans l’écoute. Le riff d’entrée est inoubliable, les passages au piano excellents, la voix de Stirling envoûtante : ce titre est impressionnant dans sa composition et dans sa réalisation et ne laissera personne de marbre. Un véritable chef-d’œuvre qui mérite un piédestal pour atteindre le panthéon des plus grands morceaux heavy de l’année 1970. 


Un seul regret, l’impossibilité de les voir en concert tant la prestation live devait être exaltante, à base – mais ici l’imagination parle – d’improvisations sans fin. Pour sûr, Quicksilver Messenger Service s’immiscera dans la tête de certains auditeurs. 


Le titre est tellement réussi que le groupe rebondit dessus. "Mr Joe (Witness for the Defense)" en est l’écho, même groove à renfort de guitare étouffée, avec un superbe solo de clavier et une conclusion toute aussi remarquable. Dans la même veine et malgré son titre déconcertant, le court "Pâté de Foie Gras" est d’une efficacité terrible. 


Rumplestilskin est un concentré du savoir-faire de l’aube des années 1970 ; cette perle oubliée permet un voyage dans le temps dont vous ne reviendrez pas indemne. 


 

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Opeth


In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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