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Critique d'album

Power of Zeus


The Gospel According to Zeus


(00/06/1970 - Rare Earth - Hard-Rock - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- It Couldn't Be Me / 2- In the Night / 3- Green Grass & Clover / 4- I Lost My Love / 5- The Death Trip / 6- No Time / 7- Uncertain Destination / 8- Realization / 9- Hard Working Man / 10- The Sorcerer Of Isle (The Ritual Of The Mole)
Note de 3/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Une belle rareté de la scène du Michigan dont le gospel ravira les amateurs de hard-rock"
François, le 17/08/2020
( mots)

Dans les années 1970, le Michigan est une terre fertile du rock : Grand Funk Railroad, MC5, The Stooges, Ted Nugent, Alice Cooper .... L’essor musical de la région vient de sa culture industrielle symbolisée par la ville de Détroit et sa compagnie de disques Motown, spécialisée dans les musiques afro-américaines plutôt que dans le rock. Cependant, c’est celle-ci qui fait paraître le seul album du groupe Power of Zeus, ex-Gangrene, sous son label RareEarth, alors que The Gospel according to Zeus est bien loin de la soul ou du rhythm’n’blues … Une erreur de casting qui rappelle les débuts de Saxon chez Carrere, label français de Claude François. Faut-il chercher ici la cause de la disparition du groupe dans la postérité ? En tout cas, il semble que cela ne les a pas aidés.


Composé du guitariste Joe Periano, du bassiste et chanteur Bill Jones, de Bob Michalski à la batterie et de Dennie Webber aux claviers, Power of Zeus évolue dans un hard-rock affirmé, aux riffs puissants et aux claviers analogiques sans concession. A priori, rien de très original et le bon "It Couldn’t Be Me", malgré ses belles interventions guitaristiques, ne se démarque pas beaucoup de la scène de l’époque. On remarque l’influence britannique dans l’usage des claviers (sonorités d’orgue typiques de l’époque) et dans les tentatives heavy-progressives qui rappellent souvent Uriah Heep ("The Death trip"). D’ailleurs, impossible de ne pas faire le parallèle avec ce même groupe sur "Uncertain Destination", un titre plus calme avec un renfort de clavecins analogiques. Considérant la chronologie (le premier album des fils de Dickens sort la même année), il s’agit d’un dialogue immédiat ou d’un univers musical commun plus que d’une inspiration en faveur des Anglais.


Par ailleurs, le groupe s’inscrit bel et bien dans la scène américaine, que ce soit dans les pas de Grand Funk sur "No Time" qui alterne des parties plus douces (le second passage au piano, très solennel) avec des moments très hards en jouant sur l’alliance guitare/claviers pour un rendu Hard-rock roots ; ou sur une ballade comme "Green Grass and Clover" qui transpire le psychédélisme. D’ailleurs, c’est quand ils marient le rock psychédélique au rock plus saturé qu’ils culminent artistiquement. Ainsi, "The Sorcerer of Isis" dessine un rituel heavy en l’honneur de la déesse égyptienne que les Grecs s’étaient appropriés dès le IVème siècle avant Johnny Cash – ou un autre JC - , avant que les Américains, via Zeus, produisent un nouveau syncrétisme. Une réussite.


Mais d’autres moments intenses quoique moins originaux sont également à relever, avec entre autres  "Hard-Working Man" qui, par son riff et par son chant scandé comme un proto-rap, est vraiment jouissif.


La carrière du groupe est pourtant aussi brève qu’un éclair jupitérien, et son Gospel demeure la seule trace discographique qu’on lui connaisse. Cela ne semble pas suffisant pour les négliger.

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