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Critique d'album

Porcupine Tree


On the Sunday of Life...


(22/07/1992 - Delerium - Rock/metal progressif - Genre : Rock)
Produit par Steven Wilson

1- Music for the Head / 2- Jupiter Island / 3- Third Eye Surfer / 4- On the Sunday of Life / 5- The Nostalgia Factory / 6- Space Transmission / 7- Message from a Self-Destructing Turnip / 8- Radioactive Toy / 9- Nine Cats / 10- Hymn / 11- Footprints / 12- Linton Samuel Dawson / 13- And the Swallows Dance Above the Sun / 14- Queen Quotes Crowley / 15- No Luck With Rabbits / 16- Begonia Seduction Scene / 17- This Long Silence / 18- It Will Rain for a Million Years
Note de 2/5
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Note de 2.5/5 pour cet album
"Toute histoire a son commencement..."
Nicolas, le 02/10/2009
( mots)


Puisque toute histoire a son commencement, il n'est pas forcément inutile de revenir sur les débuts solos de Steven Wilson à l'époque où il s'amusait à se cacher derrière le pseudonyme de Porcupine Tree, obscur truand virtuel qui partageait ses frasques avec le non moins rocambolesque Solomon Saint Germain (alias Alan Duffy, son copain de lycée qui a signé tous les textes du disque). A ce titre, il ne faut pas oublier qu'On The Sunday Of Life n'est pas un album à proprement parler, mais bel et bien une compilation de titres de jeunesse, composés, interprétés, produits et mixés intégralement par Wilson dans sa chambre d'adolescent. On y trouve donc de tout, de l'anecdotique, du passable, mais parfois aussi de l'intéressant.


Deux éléments frappent d'emblée à l'écoute de ce recueil. Tout d'abord, la qualité de la réalisation est tout bonnement fantastique pour des titres censés être artisanaux, et c'est d'autant plus remarquable que les masters originaux étaient analogiques et qu'ils n'ont pas pu être retravaillés ultérieurement (comme cela a pu être le cas pour Up The Downstair, par exemple). Preuve en est, si on en doutait encore, que Steven Wilson était déjà à l'époque un technicien musical bigrement doué et d'ores et déjà promis a une brillante carrière de producteur. La deuxième chose, c'est que ce disque n'a absolument aucune ligne directrice. A l'inverse de toutes les réalisations ultérieures de l'arbre, On The Sunday Of Life part dans tous les sens, mélange les styles et les ambiances sans aucun discernement, alterne les interludes de moins d'une minute avec les titres à rallonge, et fait la part belle à des compositions déroutantes pour qui connait la discographie du groupe. C'est donc le disque le moins balisé de Porcupine Tree, le moins bon également, mais sans aucun doute le plus surprenant.


Si l'univers brassé par ce disque s'avère complètement barré (il n'y a qu'à regarder le nom de chaque morceau pour s'en rendre compte), il dénote à l'époque, chez Wilson, une prédilection particulière pour un psychédélisme loufoque, plus proche de l'abus de champignons hallucinogènes que de l'overdose de LSD. Cet aspect est encore renforcé par les bidouillages quasi-permanents que l'homme inflige à ses propres parties vocales, donnant à beaucoup de titres l'impression d'être interprétés par un pré-adolescent ayant un peu trop forcé sur l'hélium. On le sait, le binoclard lunaire n'aime pas sa voix, du moins il ne l'aimait pas à l'époque, et tous les moyens étaient alors bons pour s'en passer (la moitié des titres est instrumentale) ou pour la camoufler. L'exemple le plus frappant de cette tendance est sans conteste le truculent "Jupiter Island", trip interstellaire déglingué glissant sur une pop sous acide à mille lieue de l'univers torturé de Wilson. D'autres morceaux embrassent cette tendance avec plus ou moins de succès, comme le débilissime "Linton Samuel Dawson" ou encore les singulier "The Nostalgia Factory" et "This Long Distance" qui marient plutôt bien ces allants surréalistes avec des éléments progressifs qu'on reverra dans les disques suivants. On trouve aussi une foultitude de morceaux alambiqués et envahis par des synthés empilés par couche successive (comme "Third Eye Suffer" ou "Queen Quotes Crowley") ainsi que des passages instrumentaux contemplatifs pas vraiment inoubliables ("Begonia Seduction Scene", "On The Sunday Of Life"). Difficile, à ce stade, de se passionner outre mesure pour ce qui a tout lieu d'être un gros délire d'ado, certes pas trop mal fichu, mais loin de ce à quoi on serait en droit d'attendre du futur réalisateur de "Trains" ou de "Arriving Somewhere But Not Here".


Tout de même, en s'accrochant bien, on arrive à dénicher sur ce disque quelques pépites qui valent leur pesant de cacahuètes. Au premier rang desquelles on retrouve le terrible "Radioactive Toy", véritable bréviaire stylistique dans lequel Wilson puisera ensuite l'essentiel de ses tics d'écriture. Limpidité mélodique, sensibilité mélancolique exacerbée, maîtrise des progressions instrumentales, solos de guitare oniriques, tonalité progressive sombre : rien ne manque. Le morceau est si bon qu'il trouverait sans problème sa place au cœur de Signify dont il a sans conteste influencé l'ambiance torturée. C'est d'ailleurs un titre que le leader de Porcupine Tree affectionne particulièrement et que le groupe rejoue très régulièrement en live, même encore aujourd'hui. "Nine Cats", quant à lui, nous montre déjà à quel point Wilson peut être un songwriter proprement génial, excellant littéralement dans ce genre d'exercice pop ultra-balisé mais non moins addictif. Troisième et dernier morceau de choix, "It Will Rain For A Million Year" est un petit concentré de prog psyché instrumentale impeccablement maîtrisée. On signalera enfin deux autres pièces dignes d'intérêt : "And The Swallows Dance...", exercice floydien dynamité par une rythmique haletante, et "Footprints" qui contient un solo de guitare de toute beauté. Et c'est à peu près tout.


Vous l'aurez compris, On The Sunday Of Life est loin d'être un chef d'œuvre. Pour autant, le Wilsonophile compulsif y trouvera sans problème son compte tant sur un plan purement documentaire et historique que d'un point de vue musical. Le disque permet surtout de mesurer l'immensité du chemin parcouru jusqu'à aujourd'hui, et nous montre à quel point il faut forger pour devenir forgeron. Et puis, réfléchissez un peu : cette profession de foi, aussi naïve que prometteuse, n'est rien d'autre que la pierre angulaire d'une discographie qui n'a jamais cessé de s'améliorer et qui continue encore à se bonifier aujourd'hui. Si tous les artistes pouvaient en dire autant...

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