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Critique d'album

Placebo


Loud Like Love


(16/09/2013 - Universal - Glam rock alternatif - Genre : Rock)
Produit par Adam Noble

1- Loud Like Love / 2- Scene of the Crime / 3- Too Many Friends / 4- Hold On to Me / 5- Rob the Bank / 6- A Million Little Pieces / 7- Exit Wounds / 8- Purify / 9- Begin the End / 10- Bosco
Note de 4/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Plus pop, plus mûr, moins excitant, Placebo signe un retour correct."
Nicolas, le 28/09/2013
( mots)

25 Août : Une fois encore, je suis en charge de la chronique du dernier Placebo. Je n’ai pas eu l’impression d’avoir dû me battre beaucoup pour couvrir l’album, et à le réflexion, je me demande si je ne suis pas le dernier défenseur de Brian Molko à être encore présent au sein de la rédaction. Je me demande même s’il existe encore un groupe significatif de fans qui attend vraiment quelque chose du trio londonnien. En tout cas, autant l’arrivée du canadien Steve Forrest était parvenue à redonner un coup de fouet au couple anglo-suédois avec un Battle For The Sun franchement pas dégueu, autant le dernier EP ouvrait quelques pistes intéressantes, plus brutes et expérimentales, autant les premiers extraits de Loud Like Love me font craindre le pire : difficile de faire plus niais que le morceau titre, et "Too Many Friends" ne semble pas franchement plus avenant. Peut-être que cette impression s’améliorera sur la durée, attendons l’album.


16 septembre : J’ai écouté Loud Like Love en intégralité, et je me suis royalement ennuyé. Alors que Battle For The Sun tentait de recréer les sonorités dures de Without You I’m Nothing, ce septième album studio replonge dans des travers pop pas très engageants. Plus pop, encore, que Sleeping With Ghosts. D’ailleurs, Loud Like Love m’y fait beaucoup penser : "Scene Of The Crime" reprend les arrangements d’"English Summer Rain", "Rob The Bank" possède le petit côté catchy et gentiment racoleur de "The Bitter End", et on pourrait multiplier les exemples, sauf que ce qui semblait original il y a dix ans sonne ici comme une rengaine mille fois entendue (et réchauffée). La déception se confirme, mais poursuivons tout de même.


19 septembre : Phénomène étrange, mes sentiments évoluent favorablement envers cet album. Étrange car inhabituel pour un disque de Placebo, trio passé expert dans la séduction immédiate et dont les disques s’épuisent rapidement au fil du temps. Étrange mais finalement explicable, car la rage et la frustration qui animaient jadis Molko semblent avoir laissé place à une certaine forme de maturité, même si le terme me répugne toujours autant. Il est néanmoins évident que la force de frappe affichée par les anglophones dans leur jeunesse laisse désormais place à des compositions plus réfléchies et exploitant différemment les instruments. La plus-value de Forrest par rapport à l’ancien batteur Hewitt se confirme : le blondinet semble tout à la fois capable de vitesse cadencée ("Loud Like Love") et de délicatesse triste ("Begin The End"). Si la guitare de Molko se fait clairement moins présente, on note en revanche que la basse de Stefan Olsdal a désormais droit à une place de choix, délivrant des lignes qui savent clairement captiver ("Purify", sa meilleure contribution au sein du groupe). Mais l’inattendu se révèle surtout au niveau des textes. Autrefois pleine d’acidité, d’amertume, de marasme et de mélancolie glauque, la plume de Molko sait désormais se faire acerbe et critique sur le monde qui l’entoure, en témoigne "Too Many Friends", fronde cinglante contre les Facebook et autres réseaux sociaux. Tandis que "Rob The Bank" sait nous faire voyager agréablement de par le monde en égrenant une ode à la liberté et à l’hédonisme naïf et impuni, on est en revanche saisi par la sincérité de certains morceaux et par la charge émotionnelle qu’ils charrient. "Begin The End" évoque une rupture amoureuse balancée directement à la tronche de l’auditeur sans prendre de gants, mais c’est surtout "Bosco" qui bouleverse. Ce type alcoolique qui confie sa honte et ses remords à une compagne qui, malgré les déceptions, les chocs et les brimades, reste à ses côtés et fait tout pour le protéger, ne peut clairement pas laisser indifférent. Une histoire qui sent d’ailleurs l’expérience personnelle à plein nez… Finalement, je me demande si Loud Like Love n’est pas à placer sur le dessus du panier de ce que le faux médicament a produit.


22 septembre : Après une quinzaine d’écoutes, je redeviens mi-figue mi-raisin. Objectivement, il n’y a rien à y redire : Loud Like Love apparaît bien construit, ni trop long, ni trop court, ménageant ses instants agités et ses moments de calme, et surtout très constant : aucun morceau n’est à délaisser complètement, ce qui n’était pas le cas pour Battle For The Sun, ni pour Sleeping With Ghosts d’ailleurs. Sauf qu’on aura beau dire, les tripes, la fureur, la dépression et la rage adolescente vont mieux à Placebo que cette acceptation adulte de leurs tourments et cette sérénité affichée qui finit par nous passer par dessus la tête. Trop pop pour être consistant, trop léger pour perdurer ("Loud Like Love", effectivement, n’est définitivement pas un bon single), trop réfléchi pour remuer, ce n’est pas un album qui permettra au trio de sortir de leur oubli. Un disque honnête, honorable, appréciable, qui contentera son monde mais guère plus. Dommage, tant Battle For The Sun et B3 EP laissaient entrevoir mieux...


 


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