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Critique d'album

Mona Lisa


Le Petit Violon de Mr Grégoire


(00/00/1976 - Crypto - Rock progressif - Genre : Rock)
Produit par

1- La Machine à Théâtre / 1- Le Chant des glaces / 2- Allons Z'Enfants / 3- Le Publiphobe / 4- Solaris / 5- Le Petit Violon de Mr Grégoire : la Folie / 6- Le Petit Violon de Mr Grégoire : De Toute ma Haine / 7- Le Petit Violon de Mr Grégoire : Plus Loin vers le ciel
Note de 4/5
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Note de 4.5/5 pour cet album
"Le Chef-d'oeuvre de Mona Lisa"
François, le 11/11/2019
( mots)

Si le monde du rock progressif français demeure aujourd’hui méconnu, il n’en était pas moins vivace (et il se perpétue encore) dans les années 1970, tantôt expérimental, tantôt symphonique. Si Ange est la tête de pont dans cette catégorie, deux autres groupes se démarquèrent – mais ils ne sont que la face visible de l’iceberg – Atoll et Mona Lisa. Ces derniers avaient commencé à imposer leur marque avec Grimaces, mais c’est leur troisième album qui consacra leur musique : Le Petit violon de Mr. Grégoire (1976). 


La formation dispose d’un nouveau guitariste, Pascal Jardon, qui renforce la place de cet instrument grâce à ses capacités techniques et à son goût pour la saturation. Mona Lisa possède dès lors une dimension plus incisive et un accent mis sur la six cordes parfois en retrait dans la prog’ hexagonale. 


Le gros de l’album est formé par une pièce éponyme découpée en trois mouvements. S’ouvrant sur le court, énergique mais très varié "La Folie", l’opus témoigne rapidement des ambitions musicales élevées : claviers aux atmosphères développées, soli aériens … Il laisse place à "De toute ma haine" qui dévoile la puissance vocale de Le Guennec, un chanteur parfaitement inscrit dans la dimension théâtrale de la scène française, hurlant ou s’adoucissant sur le refrain ("Jadis, Jadis …"), vecteur de belles émotions. Véritable transformiste de la voix, il change de rôle avec dextérité tout au long de l’œuvre. 


Cette incarnation se développe sur scène quand il se grime et se costume en polichinelle (comme sur la pochette), à l’image de Genesis ou Osanna. Ajoutons, pour finir sur son cas, qu’il a progressé à la flûte, instrument phare du genre, qui fait de belles interventions. 


La suite initiale se termine sur un titre planant, "Plus loin vers le ciel", comme une conclusion lancinante et monotone. La composition de cette ode est remarquable, mariant accessibilité et recherche esthétique poussée.  


Mr Grégoire n’est pas le seul sujet de l’album à son nom. Il peut être politique avec le pacifisme de "Allons z’enfants", mais également strictement musical. Dès le début, "Le Chant de glace" est une belle démonstration de force, tandis que "Solaris" semble lui répondre ; ce sont deux instrumentaux qui encadrent les autres titres, prouvant l’osmose des musiciens. 


Une coordination accrue au sein du groupe, des jeux aboutis, des mélodies mémorables : Mona Lisa développe ce qu’il avait proposé dans Grimaces en le perfectionnant, et met ainsi au monde son chef-d’œuvre. A moins que ça ne soit le suivant …


 

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