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Critique d'album

Love Is All


Nine Times That Same Song


(23/10/2006 - Parlophone - Rock pour Dancefloor - Genre : Autres)
Produit par

1- Talk Talk Talk Talk / 2- Ageing Had Never Been His Friend / 3- Turn The Radio Off / 4- Used Goods / 5- Busy Doing Nothing / 6- Make Out Fall Out Make Up / 7- Felt Tip / 8- Spinning & Scratching / 9- Turn The TV Off / 10- Trying Too Hard
Note de 2/5
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Note de 2.5/5 pour cet album
"Le dernier quintette suèdois à la mode vient nous astiquer les guiboles."
Maxime, le 11/11/2006
( mots)

C’est dingue de voir à quel point on aura voulu traîner les rockeurs sur le dancefloor cette année. La faute à ce revival post-punk/new-wave qui continue de plus belle sa conquète des hit-parades. Des dizaines et des dizaines de formations se dopant à l’électro, s’abrutissant de disco, se gavant de punk ont continuellement squatté les bacs. L’irrémédiable indigestion commence sérieusement à poindre. Et franchement, autant le dire haut et fort, on commence à en avoir marre de ces machines à danser, de ces hymnes jetables, de ces "nouveaux meilleurs groupes du monde" se relayant chaque semaine sur le podium… La crise de foie menace sévère. Rien qu’en ce moment, on se bouffe du Scissor Sisters, du CSS, du You Say Party ! We Say Die ! à tire-larigot. Et encore, on se limite ici aux couvertures du NME des mois d’Octobre et de Novembre.Venus grossir ces rangs déjà bien (trop ?) fournis, les Love Is All viennent démontrer que Londres et New-York n’ont pas le monopôle du mouvement, et que les Suédois, qui savent décidément tout faire en matière de rock, sont également capables de marier boule à facettes et Stratocaster désaccordée.

Avant tout hold-up des charts digne de ce nom, il faut d’abord une hype suffisamment consistante pour faire monter le buzz, histoire de faire connaître le groupe avant que le public en ai entendu la moindre note. Dans le genre, Love Is All en impose. Née en 2003 sur les cendre d’un projet rock indé nommé Girlfrendo, la formation a décidé de laisser tomber les guitares saturées pour adopter un mélange pop/no-wave/post-punk autrement plus attractif. Très vite, elle s’attire les faveurs du producteur anglais Woodie Taylor (Morrissey, The Meteors) et leur second single, "Make Out, Fall Out" se voit bombardé simple de la semaine dans le NME. Dès lors, c’est l’avalanche : Peel Sessions, tournée US comble, couvertures de magazine, arrivée de Parlophone qui récupère dans son giron le présent album sorti en 2005 sur un label indé. En France, le groupe est programmé au festival des Inrocks, et les critiques sont quasi unanimes.

On s’abstiendra pourtant de courber d’office l’échine, au vu de cet album dansant mais tiède, au titre surréaliste de rigueur. Comme ses congénères, Love Is All base la structure de ses compos sur l’axe Gang Of Four/Talking Heads. Guitares élastiques, rythmique bandée comme un lance-pierre, textes joyeusement abscons, le quintette bouffe du Entertainment ! ("Ageing Had Never Been His Friend") et du Reamin In Light ("Make Out Fall Out") à s’en faire péter la ceinture. Le petit truc du groupe est de baigner ce cocktail dans une ambiance festive aussi réjouissance que régressive. Le saxo tonne de partout ("Busy Doing Nothing"), les chœurs claironnent des slogans extatiquement débiles ("Spinning & Scratching"), et la chanteuse piaille sur ce joyeux boxon avec l’ardeur d’un star-académicien découvrant le LSD par intraveineuse. Finalement le combo frappe mieux lorsqu’il se contente de faire dans l’efficace, en se lançant le nez dans le guidon dans la formule post-punk/no-wave sans s’écarter d’un poil de la recette. "Ageing Had Never Been His Friend", "Used Good" et "Spinning & Scratching", fusionnant batterie synthétique et guitares lad à The Jam, provoquent d’immédiats frétillements dans les gambettes et font office de petits singles efficaces mais que l’on oublie aussitôt après avoir quitté la piste de danse.

Si l’efficacité de Nine Times That Song s’impose une fois le transistor poussé au volume adéquat, le disque épuise très vite sa fraîcheur, l’énergie déployée cachant très mal après quelques écoutes le relatif manque de contenu de l’ensemble. On ne doute pas un instant de l’ardeur avec laquelle ces suédois se sont jetés dans la réalisation de cette galette. Seulement l'amour, contrairement à ce qu’ils semblent croire, ne fait pas tout.

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Black Mountain


Destroyer


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Cela vous aura peut-être échappé, mais Black Mountain a discrètement rendu l’âme il y a de cela un peu plus de deux ans. Oh, rien d’aussi dramatique qu’un split avec tambours et trompettes, rien qu’un départ en catimini, celui du couple Amber Webber - Joshua Wells à qui l’on doit le sémillant projet alternatif Lightning Dust, dont on attend par là même un nouvel album très bientôt. Sans annonce, communiqué ni explications, alors que les canadiens venaient d’écoper de leur plus beau succès critique avec leur magnifique IV. Bien sûr, les choses sont loin d’être aussi simples, et la note accordée à ce Destroyer vient d’ailleurs démentir la sentence prononcée en début de paragraphe. Néanmoins, une page se tourne, et autant on oubliera sans doute assez facilement le cogneur Wells - remplacé poste pour poste par Adam Bulgasem, autant il sera bien plus ardu de faire abstraction du chant mystique de Webber qui nous laissera à jamais orphelins.

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