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Critique d'album

Le Butcherettes


Cry Is For The Flies


(15/10/2014 - Rodriguez-Lopez Productions - Garage punk - Genre : Rock)
Produit par Omar Rodriguez-Lopez

1- Burn the Scab / 2- Demon Stuck in Your Eye / 3- My Child / 4- Your Weakness Gives Me Life / 5- Moment of Guilt / The Gold Chair Ate the Fire Man / 6- Boulders Love Over Layers of Rock / 7- Shame, You're All I've Got Left / 8- Normal, You Were / 9- From Nowhere / 10- Crying Out to the Flies
Note de /5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Du garage punk aux oestrogènes qui dépote convenablement"
Nicolas, le 19/11/2014
( mots)

Suite du tour d’horizon accordé à Omar Rodriguez-Lopez après la pop rock de Bosnian Rainbows et avant de nous arrêter de façon plus approfondie sur Antemasque. Bosnian Rainbows, on le rappelle, recycle les fondements d’ORL sur un versant plus accessible que celui de la Volta Martienne grâce, notamment, à la voix habitée de la fougueuse Teri Gender Bender. Corollaire de ce projet, Le Butcherettes, formé par la même Gender Bender à Guadalajara il y a une poignée d’années, ne fait appel au furieux guitariste qu’en terme de production même si Rodriguez-Lopez a un temps tenu la basse du groupe. L’occasion de goûter à une formation nettement plus trash.


A l’étiquette garage-punk accolée aux petites bouchères, on ne retiendra principalement que la demi-mention garage aux oestrogènes, tant il est vrai que les compositions torturées de Teri Gender Bender (c’est quand même plus sexy que Teresa Suarez, son vrai nom) raclent le bitume avec âpreté. Et ça commence sans faux semblant avec les dissonants “Burn The Scab” et “My Child”, sales, bêcheurs et dérangeants, même si les plus directs “Your Weakness Gives Me Life” et “Demon Stuck In Your Eye” se laissent appréhender avec moins de réticence, semblables à du Yeah Yeah Yeahs qui n’a pas froid aux yeux et qui balance la purée. La guitare de la belle furie est lourde, sa voix obsédante, sa présence évidente. Forte personnalité que ce rock de badass girl aux collants filés et au maquillage qui coule, d’autant qu’au micro, Teri envoie du lourd. Lorsqu’elle se confronte à Shirley Manson, guest de luxe sur “Shame, You're All I’ve Got Left” (et exclu de cette version européenne de l’album), Gender Bender fait mieux que tenir la comparaison. Le morceau est certainement le plus réussi de l’album malgré un traitement plus pop que ne renierait pas, justement, un Garbage dépressif. Autres réussites, on les a déjà cités, “Demon Stuck In Your Eye”, contraste rugueux entre les graves abrasifs des cordes et les envolées vocales goulues de la frontwoman, ou encore “Your Weakness Gives Me Life”, basse pilonante à souhait, saillies furieuses du refrain et pont survitaminé (belle batterie, au passage). Parfois, des synthés déglingués s’invitent à la fête (“Boulders Love Over Layers Of Rock”, ou encore “Poet From Nowhere”, effectivement plus Ramones dans l’esprit) et offrent une palette sonore plus variée, tandis qu’on sent quelques effluves hallucinogènes émaner du glauque et nerveux “Normal, You Were”. Moins engageant, le morceau presque titre (“Crying Out To The Flies”), un trop peu monolithique, ou encore le balèze “The Gold Chair Ate The Fireman”, assez balourd dans ses harangues et introduit par un monologue léthargique d’Henry Rollins, “Moment Of Guilt”, dont on se serait bien passé.


Un bon album de rock féminin, donc, plaisant, convainquant malgré quelques titres un peu austères, et qui démontre toute l’étendue du talent de Teri Gender Bender derrière un micro. On ne saurait trop vous conseiller, si vous avez aimé, de vous tourner vers Bosnian Rainbows, bien plus intéressant en terme de songwriting, et dans les faits, n’est pas Omar Rodriguez-Lopez qui veut. Mais malgré ses défauts, Cry Is For The Flies demeure attachant, et on y trouve une petit goût de reviens-y pas déplaisant aux entournures. Si vous avez été déçus par Karen O ces dernières années, essayez donc son pendant mexicain, ça devrait vous remettre un peu de baume au coeur...


 



 

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