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Critique d'album

Lana Del Rey


Honeymoon


(18/09/2015 - Interscope / Polydor - Pop - Genre : Autres)
Produit par Lana Del Rey, Rick Nowel, Kieron Menzies

1- Honeymoon / 2- Music to Watch Boys To / 3- Terrence Loves You / 4- God Knows I Tried / 5- High by the Beach / 6- Freak / 7- Art Deco / 8- Burnt Norton (interlude) / 9- Religion / 10- Salvatore / 11- The Blackest Day / 12- 24 / 13- Swan Song / 14- Don't Let Me Be Misunderstood
Note de 3.5/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Lana Del Rey sera-t-elle la prochaine égérie du festival de Cannes ?"
Stéphane, le 04/04/2016
( mots)

La lune de miel de Lana Del Rey ? C'est ce que semble insinuer le titre de son dernier opus. La vie sentimentale de la belle est plutôt au ralenti, car après s'être approchée un peu trop près de l'objectif de Francesco Corizzini, la californienne d'adoption ne fréquente actuellement personne. D'ailleurs, la discrétion de l'artiste est exemplaire, elle ne fait quasiment pas parler d'elle, n'intervenant dans la sphère médiatique qu'au détour d'une promotion musicale. C'est d'ailleurs à l'occasion d'une interview réalisée par James Franco qu'elle expliquera la signification du titre de son dernier album : " La vie est une lune de miel, tu sais ? La vie, l'amour, le paradis, la liberté... c'est pour toujours... ". L'histoire ne dit pas si le beau J. Franco a succombé à la sirène qui lui susurra ces paroles...
Depuis 2014 et son Ultraviolence qui confirmait avec caractère son statut de diva retro, Lana Del Rey  préparait sa lune de miel. HoneyMoon est donc le quatrième album de celle qui aurait eu toute sa place dans le "Mulholland Drive" de David Lynch.
Honeymoon est généreux, 14 titres, 14 ballades romantico-retro sentant bon le soleil de début de soirée californienne : suivez le guide.
Des tempos lents, une contemplation musicale, un ralenti sur la vie, sur l'amour, les relations à l'autre, de ces quatorze mélopées aucune ne se détache en particulier. L'auditeur peine pourtant à s'en décrocher, comme hypnotisé.


"Music to Watch Boys to" joue avec les échos, sans réel accompagnement musical, des nappes qui tel des draps de satin laissent la belle faire son show timide, dans une tenue minimaliste. La sensualité de ce titre vient tout comme celles d' "Art Deco", et "Swan Song" nous offrir une première vision de cette lune de miel, la plus douce, la plus langoureuse.
Un virage s'amorce avec "24", qui offre une certaine noirceur à la manière de James Ellroy, une œuvre filmée en noir et blanc, où la femme sublimée est fatale, mais délaissée


" There's only twenty four hours, and that's not enough to lie like you lie or love like you love. " 


L'excellente partie de guitare en feutré électro rock à 3'23 de "Freak" soulève les basses lourdes, et les voix de sirènes de ce morceau qui se noie dans les brumes d'un quai new yorkais. "Religion" s'engouffre dans cet atmosphère noire avec une rythmique qui innove, et transforme le film de genre, le polar de détective, en une épreuve pour Tarantino. D'ailleurs le bonhomme serait séduit par la reprise de Nina Simone, "Don't let me be misunderstood", ce morceau dont il avait utilisé la version de Santa Esmeralda pour le fabuleux "Kill Bill". Quelques notes de guitares vous rappellent celles de "Bang Bang" de Nancy Sinatra ? Il s'agit ici de "God Knows I've Tried", une confession envoûtante marquée par son "tremolo" de guitare familier. On pourrait rajouter le titre "Salvatore" à la "sélection Tarantino" par son côté latino affirmé et ses envolées vocales, sans parler du pont piano-voix qui se scénariserait à merveille.
La suite de l'odyssée cinématographique se passe en orbite, hors de notre atmosphère terrestre. Un  space cowboy délaisse sa belle, celle-ci trouvera refuge dans le jazz...


" Ground control to major tom, can you hear me all night long Well I lost myself when I lost you But I still got jazz when I've got the blues "


On ne peut passer à côté du clin d'oeil au "Space Oddity" de Bowie. Ce titre est le préféré de Mademoiselle Del Rey.
"High by the Beach" donne l'illusion de ralentir et moderniser un "West Side Story" dans lequel Tony camperait un rôle antipathique, le rendu sonore est plus R'n'B et le langage se durcit à coup de "bad motherfucker",  "bullshit" une Maria qui en a dans le pantalon "Peace by vengeance, Brings the end"
"The Blackest Day" vient apporter la note 80's qu'il manquait à cette "Bo ultime", ce titre aurait pu s'incorporer à l'excellent "Drive" de Nicolas Winding Refn


"Carry me home, got my new car and my gun, Wind in my hair, holding your hand, listen to our song. Carry me home, don't wanna talk about the things to come" .


On terminera avec une impression de déjà vu sur laquelle il est difficile de préciser l'image, "Honeymoon", qui débute cet album est un voyage de plus sur la grande toile du film noir, un glissendo supplémentaire dans des draps en satin, une luxure plus sensuelle que charnelle, une caresse plus qu'une étreinte, un souffle plus qu'une tempête mais toujours cette impression d'être renversé.


A la première écoute, ce quatrième opus signé LDR manque de relief. Alors qu'Ultraviolence nous avait laissé dans un tourbillon émotionnel, sensitif, un voyage musical, Honeymoon nous ramène à une sérénité par un enchaînement de ballades sans véritable hit. Mais appelez cela comme vous le souhaiterez, on reste sous le charme de la demoiselle. C'est incompréhensible mais ça marche, impossible de dire"arrête moi ça s'il te plaît!". Quelques titres plus enclin à devenir des hits ont été refusés par Mlle Del Rey, qui, leur reconnaissant tout leur potentiel, a préféré des titres plus intimistes. Le résultat s'appelle Honeymoon, et tourne sur la platine comme on regarde un bon film un verre de whisky à la main (à consommer avec modération, et deux glaçons), un film à regarder à deux, un film qui débute une soirée de libertés, d'amour, et de lune miel... Je vous laisse, une envie irrépressible et incompréhensible de refiler les gamins à papy et mamie, passer le week-end au lit à revoir le Dahlia Noir avec ma femme et...

Note de 2.5/5
La critique encense ce disque, qui délaisse le son du précédent, jugé trop rock. Au contraire, je regrette l'absence de rage sourde qui courait tout au long de "Ultraviolence". Alors oui, Lana a une voix incroyable et un véritable don pour créer des atmosphères ouatées. On plonge dans sa psyché, celle d'une femme qui s'affirme album après album. Le songwriting prend de l'ampleur, mais il est dommage que les arrangements ne suivent pas: on reste sur sa faim.
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