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Critique d'album

La Famiglia Degli Ortega


La Famiglia degli Ortega


(00/00/1973 - Carosello - Folk rock, rock psychédélique - Genre : Rock)
Produit par

1- arcipelago (ovvero recita a teatro) / 2- John Barleycorn / Due Aquile / 3- Guida La Mia Lancia / 4- Merryon / 5- una vecchia corriera chiamata / 6- Inversione Dei Fattori / 7- Sogno Parigi / 8- Awamalaia
Note de /5
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Note de 2.5/5 pour cet album
"Quand la côte ouest rejoint l'Italie ..."
François, le 08/01/2020
( mots)

Musicalement et dans les territoires sonores qui nous intéressent, l’Italie des années 1970 est surtout connue – relativement – pour sa scène progressive dense et originale, tant par son instrumentation que par l’usage de la langue vernaculaire. 


Cette revendication identitaire ne doit pas éclipser l’influence anglo-saxonne très importante dans les années 1960, quand des groupes locaux se prenaient pour les Beatles ou les Bee Gees. De même, dans les années 1970, la scène locale dépasse le rock progressif et est atteinte par  les bastions du rock outre-Manche ou outre-Atlantique : La Famiglia Degli Ortega fait partie de cette catégorie. 


Du nom des membres fondateurs, la formation est pourtant souvent classée dans les musiques progressives : cela peut s’expliquer par son origine, son nom à rallonge, sa pochette haute en couleur, mais très peu par sa musique. En effet, si l’on excepte l’introduction et la conclusion, théâtrales et éthérées, ainsi que le vague concept autour de l’album, on est bien loin du genre évoqué. 


La reprise de "John Barleycorn" des Anglais de Traffic cite une référence assez représentative du style de la famille : un rock classique assez folk, avec des relents psychédéliques. C’est également dans le sillon de la côte ouest américaine (mais presqu’à contretemps) que le groupe s’inscrit. La présence de nombreux instruments acoustiques (piano, guitare, harmonica et violon) ainsi que les voies féminines nous plongent vraiment dans cet univers esthétique. Ainsi, on passe de la country/honky-tonk ("Merryon") au blues-rock ("Guida la mi Lancia") avec un chant en italien, évidemment. Le dernier morceau évoqué se conclue sur un passage aux percussions rappelant énormément Santana ("Soul Sacrifice"). Woodstock à Gênes avec quelques années de retard. Les qualités de La Famiglia résident essentiellement chez les chanteurs maîtrisant visiblement leur organe. 


En soi, l’album n’a rien de remarquable et, même s’il est très court (35 minutes), il est daté et peu donc très vite lasser l’auditeur. Il n’en demeure pas moins un témoignage original de la scène rock par-delà les Alpes, et une illustration des processus de diffusion culturelle. Quant au groupe, il ne survivra pas longtemps après cette unique galette, produisant des 45 tours avant de disparaître. 


 

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