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Critique d'album

Kasabian


48:13


(09/06/2014 - Columbia - Pop-électro-rock - Genre : Rock)
Produit par

1- (shiva) / 2- Bumblebee / 3- Stevie / 4- (mortis) / 5- Doomsday / 6- treat / 7- glass / 8- Explodes / 9- (levitation) / 10- clouds / 11- Eez-Eh / 12- bow / 13- s.p.s
Note de 3.5/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Kasabian, ça fonctionne quand ça bastonne. "
Pierre D, le 02/07/2014
( mots)

Il faudrait vraiment que Kasabian arrête de jouer les gros bras en interview. D’abord le groupe sort son 5e album en 10 ans d’existence, pas besoin, donc, de se faire une place en crachant sur la concurrence et en prétendant réinventer la roue à chaque nouveau disque. Ensuite, ni Serge Pizzorno ni Tom Meighan ne maitrise l’art de la punchline et de l’anti-interview comme les frères Gallagher. Enfin, cette tendance à raconter des énormités ne fait que desservir le groupe dont la qualité musicale est sans cesse mise en miroir avec les déclarations de ses membres (cette année, "on voulait faire une sorte de rock du futur et faire danser les gens en balançant des messages sérieux").

Tous les nouveaux groupes anglais s’y essaient mais non, Kasabian ne sera jamais l’équivalent des Beatles. L’ambition est louable et donne parfois des résultats intéressants, mais ces types des Midlands pêchent toujours là où d’autres excellent : la composition. Contrairement à la manière dont ils se rêvent, les membres de Kasabian ne sont pas de grands compositeurs. Leurs tubes reposent, plus encore que ceux d’Oasis, sur leur capacité à entrer directement dans la tête de l’auditeur car ce dernier les a déjà entendus joués plus tôt par des gens plus subtils. Pas grave, ce n’est pas pour sa subtilité qu’on aime Kasabian mais pour sa propension à produire des hymnes de stade sensiblement plus aventureux que ceux de ses congénères. À ce titre, "Bumblebee" est parfait, de son refrain de hooligan à ses appels à la communion de pupilles dilatées ("When we’re together I’m in ecstasy").
Trop jeune pour avoir connu les raves, Serge Pizzorno n’a de cesse de rechercher ce paradis perdu, son Eté de l’Amour à lui ayant eu lieu en 1989. L’époque était à la house music, aux clubs et aux hybridations rock/electro. D’où ce "Treat" tripant à trente mille lieux au-dessus du sol, hommage non dissimulé aux secousses dansantes de l’Hacienda, le mythique club de Manchester. Même son de cloche avec "Clouds", le morceau de virée entre potes, à traverser le pays pour aller danser jusqu’à l’hébétude dans une plaine. C’est ce qu’il y a de génial avec ces rockeurs anglais qui aiment la culture rave, ils ne parviennent jamais à couper totalement leurs racines et finissent invariablement par composer des chansons visant l’efficacité autant que la transe intoxiquée.

La musique de Kasabian fonctionne quand elle bastonne, c’est une certitude. Dès que les BPM ralentissent, c’est une autre histoire. West Ryder Pauper Lunatic Asylum et Velociraptor ! étaient parvenus, dans une certaine mesure, à établir un équilibre entre des titres un peu délicats ("Goodbye Kiss", "Acid Turkish Bath (Shelter From The Storm)", "Take Aim") et des titres furieux. Sur 48 :13 c’est franchement raté. Avec ses titres de chansons quasi monosyllabiques, on imagine le disque se voulant direct, frontal. C’est le cas, si bien que les chemins de traverse lui sont interdits. "Glass" est une insupportable pleurnicherie aux paroles crétines et prétentieuses. "Bow" s’en tire à peine mieux, tandis que "S.P.S." sonne comme les chansons les plus soporifiques de Primal Scream plagiant les Stones. Les compositions de Kasabian sont tellement légères que même le travail méticuleux dont bénéficie l’enregistrement ne parvient pas à masquer les évidentes lacunes. Niveau mélodique, harmonique, ces chansons sont vues et revues.

On imagine fort bien Serge Pizzorno enfermé dans son studio comme un scientifique dans son laboratoire, persuadé de faire avancer le monde à grandes enjambées soniques. La vérité, c’est que ses prétendues expérimentations ont déjà été menées par les champions du Big Beat et les ténors de l’electro (Death In Vegas, Chemical Brothers). Ses tentatives sont bien gentillettes par rapport à celles de ses prédécesseurs et 3 minutes de "Hands Around My Throat" seront toujours plus traumatisantes que la pop calibrée et boostée aux stéroïdes de Kasabian. Il suffit de voir qu’en live, le groupe peine à reproduire le défouloir qu’il parvient à créer en studio. Pizzorno n’est certes pas beaucoup aidé par son chanteur. Tom Meighan est sans doute parfait pour haranguer les foules mais sa voix plate et inexpressive a bien besoin des luxuriants arrangement de cordes pour porter l’ampoulée "Stevie". On préférera le tube glorieusement débile "Eez-Eh" et le hip-hop groovy de "Doomsday".

Kasabian a voulu ici ramasser le propos en se concentrant sur sa formule electro/hip-hop/sixties, mais aveuglé par son ego, Serge Pizzorno a sans doute cru que sa musique pouvait se passer des orfèvreries de studio et basses maousses. Malheureusement, faute de compositions réellement géniales (tout du moins aussi géniales que la tête pensante de Kasabian le souhaite), les réels grands moments de ce disque sont ceux où le groupe se contente d'être un Primal Scream light doté une grande gueule. 

Note de 3/5
Un album en roue libre mais néanmoins réussi. Quelque part entre l'éclaté et l'éclatant.
Note de 3/5
Pareils mais toujours un peu plus sur la pente descendante, les Kasabian ne sont pas aussi forts qu'ils le croient, malgré trois quatre titres bien envoyés.
Note de 2.5/5
L'arrogance d'Oasis, la gouaille des lads, mais l'inspiration boursouflée par la volonté de séduire le trop grand nombre. Il est temps de dégonfler un peu tout ça.
Note de 2/5
Encore un album creux et boursoufflé, tout aussi prétentieux que ses prédécesseurs et que ses géniteurs. Kasabian, LE groupe le plus surcoté jamais enfanté par le rock anglais.
Note de 3.5/5
Bas les masques: Kasabian est là pour faire danser les stades! On laisse la subtilité au placard et on entre dans un tourbillon mêlant électro, hip hop et rock. Décomplexé donc jouissif!
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