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Critique d'album

I Like Trains


He Who Saw The Deep


(25/10/2010 - Talitres - - Genre : Rock)
Produit par

1- When We Were Kings / 2- A Father's Son / 3- We Saw The Deep / 4- Hope Is Not Enough / 5- Progress Is A Snake / 6- These Feets Of Clay / 7- Sirens / 8- Sea Of Regrets / 9- Broken Bones / 10- A Divorce Before Marriage / 11- Doves
Note de 5/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"I Like Trains allège à peine sa recette et se découvre un équilibre tout neuf."
Kevin, le 02/12/2010
( mots)

Trois ans après le cafardeux Elegies To Lessons Learnt et un changement totalement radical de nom (de iLiKETRAiNS à I Like Trains, remarquez déjà un effort pour être un peu plus lisible), le quatuor de Leeds remet le couvert avec He Who Saw The Deep. Si vous avez manqué les épisodes précédents, I Like Trains c'est un rock érudit, sombre et porté par la voix caverneuse de son habile chanteur, Dave Martin. Un rock qui n'hésite pas pour illustrer ses délicieuses descentes aux enfers à glisser des références historiques ou encore enregistrer ses albums dans des chapelles désertes. Mais outre ces considérations, c'est avant tout une combinaison alchimique entre des mélodies de laboratoire et l'ambiance obscure de la new-wave la plus charbonneuse. 

En trois ans, I Like Trains a pu murir sa façon de concevoir sa musique, He Who Saw The Deep témoigne en effet d'une évolution subtile et bienvenue. L'ambiance générale est sensiblement moins pesante, plus lumineuse que précédemment. Le post-punk mélodique des efforts antérieurs se mue dès les premiers instants en un post-rock emphatique et généreux. On découvre même à certains moments des accointances avec la pop et l'ambient qui se télescopent librement et ce dès les premiers titres. "When We Were Kings" surprend d'emblée avec ses guitares ciselés et son rythme enlevé, puis le single "A Father's Son" s'habille de la légèreté et de la précision de la pop. La batterie tribale est mise en avant, construisant à elle seule le morceau, prenant ainsi une place toute nouvelle dans le son du groupe du Yorkshire. Une ubiquité que l'on retrouve tout au long de l'album et qui n'est pas sans rappeler Stephen Morris dans les meilleurs moments de Joy Division. 

À mi-chemin entre un Interpol savant et un Tindersticks tempétueux, I Like Trains renonce un peu plus à chaque titre à user de ses subterfuges cataclysmiques pour centrer ses hyperboles sur la simple voix de baryton de Dave Martin. L'exemple parfait en est le sobre et frissonnant "Hope Is Not Enough" qui offre des lamentations désespérées du bout de sa voix gutturale. "Progress Is A Snake" enfonce le clou, agité par une batterie omniprésente et le vague-à-l'âme du groupe commence son éreintante entreprise de démolition. Le côté historico-mortuaire doucement évacué, le groupe n'envoie plus des torrents d'affliction mais insinue un mal-être fataliste dans ses mélodies, rappelant par petites touches que l'apocalypse est à nos pieds et que nous nous baissons pour la ramasser. "These Feets Of Clay" durcit cette résignation avec une intro martiale qui lentement se noie dans un bourdonnement de cordes, avant que le marathon de huit minutes qu'est "Sea Of Regrets" ne s'affiche en pilier central de l'album, crève-cœur progressif dans lequel la voix et les instruments se tiennent la main pour s'achever dans une énergie brûlante et destructrice. "Broken Bones" pure ballade minimaliste mené par le trio batterie-violons-voix saupoudré de quelques arpèges de guitare entame la douce descente achevée par "Doves", titre atmosphérique et apaisant, lorgnant vers la délicatesse cotonneuse de l'ambient. 

En définitive, I Like Trains en ajustant ses lourdes emphases a véritablement créé un post-rock noir et mélodique, plus accessible et digeste, mais diablement immersif. He Who Saw The Deep est un album homogène bien que parfois proche de l'auto-plagiat, mais tout de même marqué par quelques zéniths éclatants. Les fans de la première heure lui reprochent de s'être encore un peu éloigné des premiers EPs, mais le groupe suit une évolution logique et délicieusement mélancolique.

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