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Critique d'album

Heavy Manic Souls


Heavy Manic Souls


(21/12/2011 - Autoprod - Blues rock - Genre : Rock)
Produit par

1- Change The Reality / 2- Juggernaut (Fury Road) / 3- The Lone Star State Song / 4- Rollerball / 5- Cigarette / 6- Heads Or Tails / 7- Escape From Earth / 8- Down In The Rain / 9- Badass Motherfucker / 10- Uncle Pirate Blues / 11- Heavy Foot, Cool Hand
Note de 4/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Le blues-rock made in France, ça existe, et c'est bon !"
Nicolas, le 21/01/2012
( mots)

Très sincèrement, il n'est pas forcément habituel pour nous de chroniquer des disques liés à des propositions directes de groupes français émergents. Non pas, encore une fois, que le rock made in France ne nous intéresse pas, au contraire puisque nous le défendons avec conviction par le biais de nos sélections mensuelles. La vérité, c'est que la plupart des propositions de chroniques que nous recevons, et il y en a vraiment beaucoup, font preuve d'un intérêt qualitatif très discutable. Alors bien sûr il est de bonne guerre de solliciter les webzines lorsque l'on s'est vu claquer la porte au nez par les médias rock traditionnels, mais la passion bénévole des rédacteurs a tout de même certaines limites, et notre énergie et notre temps restreint ne nous permettent pas de chroniquer tout ce que nous recevons. Sauf que parfois, il nous arrive de nous prendre une belle petite claque dans les gencives, et aujourd'hui la claque s'appelle Heavy Manic Souls.

Ce quatuor des Sables d'Olonnes a d'emblée tout pour plaire : un bagage musical conséquent avec des membres issus d'horizons aussi variés que le rock, le blues, le jazz ou le metal, et surtout une assise technique solide qui fait souvent défaut aux groupes tout venant. Le résultat prend la forme d'un album aux sources d'inspiration multiples, allant d'un blues-rock fin 50's début 60's, époque Elvis - Yarbirds, auquel se marient des références beaucoup plus modernes d'ailleurs presque toutes issues des années 90. La simple écoute de "Juggernaut (Fury Road)" nous met immédiatement en ébullition avec son côté funky placé sous le signe des Red Hot Chili Peppers, tandis que la voix assurée d'Eric Dufour rappelle presque instantanément le grand Eddie Vedder dans ses intonations et son flow. Ce morceau n'est que le prélude à une collection de riffs magistraux, tirant parfois sur le hard rock mais sans jamais tomber dans un quelconque excès ("Rollerball", mordant et balancé), se laissant parfois gagner par un zeste de psychédélisme avant de laisser parler la fureur des armes ("Change The Reality" et son binaire cinglant), rendant même un hommage à la puissance des coups de médiators du grand Jimi ("Heavy Foot, Cool Hand" que ne renierait pas Parker Griggs). Ailleurs le tempo ralentit jusqu'à la balade blues la plus typique ("Uncle Pirate Blues") ou à l'instrumental mélancolique qui résonne pendant les soirées pluvieuses ("Down In The Rain"), pour ensuite rebondir sur un funk rock enjoué ("Heads Or Tails") ou une slide salasse qui sent bon la crasse du delta du Mississipi ("Badass Motherfucker").

Les vendéens font preuve d'un talent de composition évident et convainquent dans tous les styles auxquels ils se frottent, mais ils se distinguent surtout, une fois encore, par leurs qualités techniques très nettement au dessus de la moyenne : le chant assure en toute circonstance et fait preuve d'une palette vocale à toute épreuve, la section rythmique apparaît solide et percutante (dommage qu'on entende si peu la basse), et la gratte de Chris Francheteau nous offre de purs moments de plaisir coupable, l'homme démontrant de jolis talents de solistes en suivant avec application les traces des Clapton and co. Un tel bagage est suffisamment rare pour ne pas en profiter sans aucune restriction, et les Heavy Manic Souls ne s'en privent pas : le solo métamorphe de "Uncle Pirate Blues" couvre ainsi tout le spectre de la Fender préhistorique et jongle entre le fuzz et la wah wah avec délectation, tandis qu'il y a ailleurs amplement de quoi contenter tout amateur de six cordes tout au long des onze pistes de cet album.

Les (très) bons groupes de blues-rock sont suffisamment rares en France pour ne pas accorder toute votre attention aux Heavy Manic Souls dont le premier album promet à coup sûr une jolie carrière à ses géniteurs. Il ne leur reste plus qu'à écumer les scènes de l'hexagone pour nous faire profiter en live de l'énergie de leurs compositions avant de transformer cet essai en signant sur un label plus conséquent. Vivement demain, mais en attendant Heavy Manic Souls est évidemment à consommer sans aucune modération.

Site web de Heavy Manic Souls

 

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In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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